Les Liaisons dangereusesParte 45 de 48
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LETTRE CLVII
Le Chevalier DANCENY au Vicomte de VALMONT.
Ne doutez, mon cher vicomte, ni de mon cœur, ni de mes démarches; comment résisterais-je à un désir de ma Cécile? Ah! c’est bien elle, elle seule que j’aime, que j’aimerai toujours! son ingénuité, sa tendresse ont un charme pour moi, dont j’ai pu avoir la faiblesse de me laisser distraire, mais que rien n’effacera jamais. Engagé dans une autre aventure, pour ainsi dire sans m’en être aperçu, souvent le souvenir de Cécile est venu me troubler jusque dans les plus doux plaisirs, et peut-être mon cœur ne lui a-t-il jamais rendu d’hommage plus vrai que dans le moment même où je lui étais infidèle. Cependant, mon ami, ménageons sa délicatesse et cachons-lui mes torts; non pour la surprendre, mais pour ne pas l’affliger. Le bonheur de Cécile est le vœu le plus ardent que je forme; jamais je ne me pardonnerais une faute qui lui aurait coûté une larme.
J’ai mérité, je le sens, la plaisanterie que vous me faites sur sur ce que vous appelez mes nouveaux principes; mais vous pouvez m’en croire, ce n’est point par eux que je me conduis dans ce moment, et dès demain je suis décidé à le prouver. J’irai m’accuser à celle même qui a causé mon égarement et qui l’a partagé: je lui dirai: «Lisez dans mon cœur, il a pour vous l’amitié la plus tendre; l’amitié unie au désir ressemble tant à l’amour!... Tous deux nous nous sommes trompés; mais susceptible d’erreur, je ne suis point capable de mauvaise foi». Je connais mon amie, elle est honnête autant qu’indulgente, elle fera plus que me pardonner, elle m’approuvera. Elle-même se reprochait souvent d’avoir trahi l’amitié; souvent sa délicatesse effrayait son amour; plus sage que moi, elle fortifiera dans mon âme ces craintes utiles que je cherchais témérairement à étouffer dans la sienne. Je lui devrai d’être meilleur, comme à vous d’être plus heureux. O! mes amis, partagez ma reconnaissance. L’idée de vous devoir mon bonheur en augmente le prix.
Adieu, mon cher vicomte. L’excès de ma joie ne m’empêche point de songer à vos peines et d’y prendre part. Que ne puis-je vous être utile! Mme de Tourvel reste donc inexorable? On la dit aussi bien malade. Mon Dieu, que je vous plains! Puisse-t-elle reprendre à la fois de la santé et de l’indulgence et faire à jamais votre bonheur! Ce sont les vœux de l’amitié; j’ose espérer qu’ils seront exaucés par l’amour.
Je voudrais causer plus longtemps avec vous, mais l’heure me presse et peut-être Cécile m’attend déjà.
Paris, ce 5 décembre 17**.
LETTRE CLVIII
Le Vicomte de VALMONT à la Marquise de MERTEUIL.
(A son réveil.)
Eh bien, marquise, comment vous trouvez-vous des plaisirs de la nuit dernière? n’en êtes-vous pas un peu fatiguée? Convenez donc que Danceny est charmant! il fait des prodiges, ce garçon-là! Vous n’attendiez pas cela de lui, n’est-il pas vrai? Allons, je me rends justice: un pareil rival méritait bien que je lui fusse sacrifié. Sérieusement, il est plein de bonnes qualités! Mais surtout, que d’amour, de constance, de délicatesse! Ah! si jamais vous êtes aimée de lui comme l’est sa Cécile, vous n’aurez point de rivales à craindre: il vous l’a prouvé cette nuit. Peut-être à force de coquetterie, une autre femme pourra vous l’enlever un moment; un jeune homme ne sait guère se refuser à des agaceries provocantes, mais un seul mot de l’objet aimé suffit, comme vous voyez, pour dissiper cette illusion; ainsi il ne vous manque plus que d’être cet objet-là, pour être parfaitement heureuse.
Sûrement vous ne vous y tromperez pas, vous avez le tact trop sûr pour qu’on puisse le craindre. Cependant l’amitié qui nous unit, aussi sincère de ma part que bien reconnue de la vôtre, m’a fait désirer pour vous l’épreuve de cette nuit; c’est l’ouvrage de mon zèle; il a réussi, mais point de remerciements, cela n’en vaut pas la peine, rien n’était plus facile.
Au fait, que m’en a-t-il coûté? un léger sacrifice et quelque peu d’adresse. J’ai consenti à partager avec le jeune homme les faveurs de sa maîtresse; mais enfin, il y avait bien autant de droit que moi, et je m’en souciais si peu! La lettre que la jeune personne lui a écrite, c’est bien moi qui l’ai dictée; mais c’était seulement pour gagner du temps, parce que nous avions à l’employer mieux. Celle que j’y ai jointe, oh! ce n’était rien, presque rien, quelques réflexions de l’amitié pour guider le choix du nouvel amant; mais en honneur, elles étaient inutiles; il faut dire la vérité, il n’a pas balancé un moment.
Et puis, dans sa candeur, il doit aller chez vous aujourd’hui vous raconter tout, et sûrement ce récit-là vous fera grand plaisir! il vous dira: Lisez dans mon cœur; il me le mande, et vous voyez bien que cela raccommode tout. J’espère qu’en y lisant ce qu’il voudra, vous y lirez peut-être aussi que les amants si jeunes ont leurs dangers, et encore qu’il vaut mieux m’avoir pour ami que pour ennemi.
Adieu, marquise, jusqu’à la première occasion.
Paris, ce 6 décembre 17**.
LETTRE CLIX
La Marquise de MERTEUIL au Vicomte de VALMONT.
(Billet.)
Je n’aime pas qu’on ajoute de mauvaises plaisanteries à de mauvais procédés; ce n’est pas plus ma manière que mon goût. Quand j’ai à me plaindre de quelqu’un, je ne le persifle pas, je fais mieux: je me venge. Quelque content de vous que vous puissiez être en ce moment, n’oubliez point que ce ne serait pas la première fois que vous vous seriez applaudi d’avance, et tout seul dans l’espoir d’un triomphe qui vous serait échappé à l’instant même où vous vous en félicitiez. Adieu.
Paris, ce 6 décembre 17**.
LETTRE CLX
Madame de VOLANGES à Madame de ROSEMONDE.
Je vous écris de la chambre de votre malheureuse amie, dont l’état est à peu près toujours le même. Il doit y avoir cet après-midi une consultation de quatre médecins. Malheureusement c’est, comme vous le savez, plus souvent une preuve de danger qu’un moyen de secours.
Il paraît cependant que la tête est un peu revenue la nuit dernière. La femme de chambre m’a informée ce matin qu’environ vers minuit sa maîtresse l’a fait appeler, qu’elle a voulu être seule avec elle et qu’elle lui a dicté une assez longue lettre. Julie a ajouté que, tandis qu’elle était occupée à en faire l’enveloppe, Mme de Tourvel avait repris le transport, en sorte que cette fille n’a pas su à qui il fallait mettre l’adresse. Je me suis étonnée d’abord que la lettre elle-même n’ait pas suffi pour le lui apprendre; mais sur ce qu’elle m’a répondu qu’elle craignait de se tromper, et que cependant sa maîtresse lui avait bien recommandé de la faire partir sur-le-champ, j’ai pris sur moi d’ouvrir le paquet.
J’y ai trouvé l’écrit que je vous envoie, qui en effet ne s’adresse à personne pour s’adresser à trop de monde. Je croirais cependant que c’est à M. de Valmont que notre malheureuse amie a voulu écrire d’abord, mais qu’elle a cédé, sans s’en apercevoir, au désordre de ses idées. Quoi qu’il en soit, j’ai jugé que cette lettre ne devait être rendue à personne. Je vous l’envoie, parce que vous y verrez mieux que je ne pourrais vous le dire quelles sont les pensées qui occupent la tête de notre malade. Tant qu’elle restera aussi vivement affectée, je n’aurai guère d’espérance. Le corps se rétablit difficilement, quand l’esprit est si peu tranquille.
Adieu, ma chère et digne amie. Je vous félicite d’être éloignée du triste spectacle que j’ai continuellement sous les yeux.
Paris, ce 6 décembre 17**.
LETTRE CLXI
La Présidente de TOURVEL à...
(Dictée par elle et écrite par sa femme de chambre.)
Être cruel et malfaisant, ne te lasseras-tu point de me persécuter? Ne te suffit-il pas de m’avoir tourmentée, dégradée, avilie, veux-tu me ravir jusqu’à la paix du tombeau? Quoi! dans ce séjour de ténèbres où l’ignominie m’a forcée de m’ensevelir, les peines sont-elles sans relâche, l’espérance est-elle méconnue? Je n’implore point une grâce que je ne mérite point; pour souffrir sans me plaindre, il me suffira que mes souffrances n’excèdent pas mes forces. Mais ne rends pas mes tourments insupportables. En me laissant mes douleurs, ôte-moi le cruel souvenir des biens que j’ai perdus. Quand tu me les as ravis, n’en retrace plus à mes yeux la désolante image. J’étais innocente et tranquille, c’est pour t’avoir vu que j’ai perdu le repos, c’est en t’écoutant que je suis devenue criminelle. Auteur de mes fautes, quel droit as-tu de les punir?
Où sont les amis qui me chérissaient, où sont-ils? mon infortune les épouvante. Aucun n’ose m’approcher. Je suis opprimée et ils me laissent sans secours! Je meurs et personne ne pleure sur moi. Toute consolation m’est refusée. La pitié s’arrête sur les bords de l’abîme où le criminel se plonge. Les remords le déchirent et ses cris ne sont pas entendus!
Et toi, que j’ai outragé; toi, dont l’estime ajoute à mon supplice; toi, qui seul enfin aurais le droit de te venger, que fais-tu loin de moi? Viens punir une femme infidèle. Que je souffre enfin des tourments mérités. Déjà je me serais soumise à ta vengeance, mais le courage m’a manqué pour t’apprendre ta honte. Ce n’était point dissimulation, c’était respect. Que cette lettre au moins t’apprenne mon repentir. Le Ciel a pris ta cause; il te venge d’une injure que tu as ignorée. C’est lui qui a lié ma langue et retenu mes paroles; il a craint que tu ne me remisses une faute qu’il voulait punir. Il m’a soustraite à ton indulgence, qui aurait blessé sa justice.
Impitoyable dans sa vengeance, il m’a livrée à celui-là même qui m’a perdue. C’est à la fois pour lui et par lui que je souffre. Je veux le fuir, en vain, il me suit, il est là, il m’obsède sans cesse. Mais qu’il est différent de lui-même! Ses yeux n’expriment plus que la haine et le mépris. Sa bouche ne profère que l’insulte et le reproche. Ses bras ne m’entourent que pour me déchirer. Qui me sauvera de sa barbare fureur?
Mais quoi! c’est lui... Je ne me trompe pas, c’est lui que je revois. O! mon aimable ami! reçois-moi dans tes bras, cache-moi dans ton sein; oui, c’est toi, c’est bien toi! Quelle illusion funeste m’avait fait te méconnaître! Combien j’ai souffert dans ton absence! Ne nous séparons plus, ne nous séparons jamais. Laisse-moi respirer. Sens mon cœur, comme il palpite! Ah! ce n’est plus de crainte, c’est la douce émotion de l’amour. Pourquoi te refuser à mes tendres caresses? Tourne vers moi tes doux regards! Quels sont ces liens que tu cherches à rompre? pourquoi prépares-tu cet appareil de mort? qui peut altérer ainsi tes traits? que fais-tu? Laisse-moi, je frémis! Dieu! c’est ce monstre encore! Mes amies, ne m’abandonnez pas. Vous qui m’invitiez à le fuir, aidez-moi à le combattre, et vous qui, plus indulgente, me promettiez de diminuer mes peines, venez donc auprès de moi. Où êtes-vous toutes deux? S’il ne m’est plus permis de vous revoir, répondez au moins à cette lettre; que je sache que vous m’aimez encore.
Laisse-moi donc, cruel! quelle nouvelle fureur t’anime? Crains-tu qu’un sentiment doux ne pénètre jusqu’à mon âme? Tu redoubles mes tourments, tu me forces de te haïr. Oh! que la haine est douloureuse! comme elle corrode le cœur qui la distille! Pourquoi me persécutez-vous? que pouvez-vous encore avoir à me dire? ne m’avez-vous pas mis dans l’impossibilité de vous écouter comme de vous répondre? N’attendez plus rien de moi. Adieu, monsieur.
Paris, ce 5 décembre 17**.
LETTRE CLXII
Le Chevalier DANCENY au Vicomte de VALMONT.
Je suis instruit, monsieur, de vos procédés envers moi. Je sais aussi que, non content de m’avoir indignement joué, vous ne craignez pas de vous en vanter, de vous en applaudir. J’ai vu la preuve de votre trahison écrite de votre main. J’avoue que mon cœur en a été navré et que j’ai ressenti quelque honte d’avoir autant aidé moi-même à l’odieux abus que vous avez fait de mon aveugle confiance; pourtant je ne vous envie pas ce honteux avantage, je suis seulement curieux de savoir si vous les conserverez tous également sur moi. J’en serai instruit, si, comme je l’espère, vous voulez bien vous trouver demain, entre huit et neuf heures du matin, à la porte du bois de Vincennes, village de Saint-Mandé. J’aurai soin d’y faire trouver tout ce qui sera nécessaire pour les éclaircissements qui me restent à prendre avec vous.
Le chevalier Danceny.
Paris, ce 6 décembre 17**, au soir.
LETTRE CLXIII
Monsieur BERTRAND à Madame de ROSEMONDE.
Madame,
C’est avec bien du regret que je remplis le triste devoir de vous annoncer une nouvelle qui va vous causer un si cruel chagrin. Permettez-moi de vous inviter d’abord à cette pieuse résignation que chacun a si souvent admirée en vous et qui peut seule nous faire supporter les maux dont est semée notre misérable vie.
M. votre neveu... Mon Dieu! faut-il que j’afflige tant une si respectable dame! M. votre neveu a eu le malheur de succomber dans un combat singulier qu’il a eu ce matin avec M. le chevalier Danceny. J’ignore entièrement le sujet de la querelle, mais il paraît, par le billet que j’ai trouvé encore dans la poche de M. le vicomte et que j’ai l’honneur de vous envoyer, il paraît, dis-je, qu’il n’était pas l’agresseur. Et il faut que ce soit lui que le Ciel ait permis qui succombât.
J’étais chez M. le vicomte, à l’attendre, à l’heure même où on l’a ramené à l’hôtel. Figurez-vous mon effroi en voyant M. votre neveu porté par deux de ses gens et tout baigné dans son sang. Il avait deux coups d’épée dans le corps, et il était déjà bien faible. M. Danceny était aussi là, et même il pleurait. Ah! sans doute, il doit pleurer: mais il est bien temps de répandre des larmes quand on a causé un malheur irréparable!
Pour moi, je ne me possédais pas, et malgré le peu que je suis, je ne lui en disais pas moins ma façon de penser. Mais c’est là que M. le vicomte s’est montré véritablement grand. Il m’a ordonné de me taire, et celui-là même qui était son meurtrier, il lui a pris la main, l’a appelé son ami, l’a embrassé devant nous trois et nous a dit: «Je vous ordonne d’avoir pour monsieur tous les égards qu’on doit à un brave et galant homme.» Il lui a, de plus, fait remettre devant moi des papiers fort volumineux, que je ne connais pas, mais auxquels je sais bien qu’il attachait beaucoup d’importance. Ensuite il a voulu qu’on les laissât seuls pendant un moment. Cependant j’avais envoyé chercher tout de suite tous les secours, tant spirituels que temporels: mais, hélas! le mal était sans remède. Moins d’une demi-heure après, M. le vicomte était sans connaissance. Il n’a pu recevoir que l’extrême-onction, et la cérémonie était à peine achevée qu’il a rendu son dernier soupir.
Bon Dieu! quand j’ai reçu dans mes bras, à sa naissance, ce précieux appui d’une maison si illustre, aurais-je pu prévoir que ce serait dans mes bras qu’il expirerait et que j’aurais à pleurer sa mort? Une mort si précoce et si malheureuse! Mes larmes coulent malgré moi. Je vous demande pardon, madame, d’oser ainsi mêler mes douleurs aux vôtres: mais, dans tous les états, on a un cœur et de la sensibilité, et je serais bien ingrat si je ne pleurais pas toute ma vie un seigneur qui avait tant de bontés pour moi, qui m’honorait de tant de confiance.
Demain, après l’enlèvement du corps, je ferai mettre les scellés partout, et vous pouvez vous en reposer entièrement sur mes soins. Vous n’ignorez pas, madame, que ce malheureux événement finit la substitution et rend vos dispositions entièrement libres. Si je puis vous être de quelque utilité, je vous prie de vouloir bien me faire passer vos ordres: je mettrai tout mon zèle à les exécuter ponctuellement.
Je suis, avec le plus profond respect, madame, votre très humble, etc., etc.
Bertrand.
Paris, ce 7 décembre 17**.
LETTRE CLXIV
Madame de ROSEMONDE à Monsieur BERTRAND.
Je reçois votre lettre à l’instant même, mon cher Bertrand, et j’apprends par elle l’affreux événement dont mon neveu a été la malheureuse victime. Oui, sans doute, j’aurai des ordres à vous donner, et ce n’est que pour eux que je peux m’occuper d’autre chose que de ma mortelle affliction.
Le billet de M. Danceny, que vous m’avez envoyé, est une preuve bien convaincante que c’est lui qui a provoqué le duel, et mon intention est que vous en rendiez plainte sur-le-champ et en mon nom. En pardonnant à son ennemi, à son meurtrier, mon neveu a pu satisfaire à sa générosité naturelle; mais moi, je dois venger à la fois sa mort, l’humanité et la religion. On ne saurait trop exciter la sévérité des lois contre ce reste de barbarie, qui infecte encore nos mœurs, et je ne crois pas que ce puisse être dans ce cas que le pardon des injures nous soit prescrit. J’entends donc que vous suiviez cette affaire avec tout le zèle et toute l’activité dont je vous connais capable et que vous devez à la mémoire de mon neveu.
Vous aurez soin, avant tout, de voir M. le président de... de ma part et d’en conférer avec lui. Je ne lui écris pas, pressée que je suis de me livrer tout entière à ma douleur. Vous lui ferez mes excuses et lui communiquerez cette lettre.
Adieu, mon cher Bertrand; je vous loue et vous remercie de vos bons sentiments, et suis pour la vie toute à vous.
Du château de..., ce 8 décembre 17**.
Pl. XII
Lettre CLXV