Les Liaisons dangereuses Cap. 1/17 · 0%

Les Liaisons dangereusesParte 32 de 48

Choderlos de Laclos

Original em francês · tradução para inglês

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LETTRE CVI

La Marquise de MERTEUIL au Vicomte de VALMONT.

A merveille, vicomte, et, pour le coup, je vous aime à la fureur. Au reste, après la première de vos deux lettres, on pouvait s’attendre à la seconde: aussi ne m’a-t-elle point étonnée; et tandis que déjà fier de vos succès à venir, vous en sollicitiez la récompense et que vous me demandiez si j’étais prête, je voyais bien que je n’avais pas tant besoin de me presser. Oui, d’honneur; en lisant le beau récit de cette scène tendre et qui vous avait si vivement ému; en voyant votre retenue, digne des plus beaux temps de notre chevalerie, j’ai dit vingt fois: Voilà une affaire manquée!

Mais c’est que cela ne pouvait pas être autrement. Que voulez-vous que fasse une pauvre femme qui se rend et qu’on ne prend pas? Ma foi, dans ce cas-là, il faut au moins sauver l’honneur, et c’est ce qu’a fait votre présidente. Je sais bien que, pour moi, qui ai senti que la marche qu’elle a prise n’est vraiment pas sans quelque effet, je me propose d’en faire usage pour mon compte, à la première occasion un peu sérieuse qui se présentera; mais je promets bien que si celui pour qui j’en ferai les frais n’en profite pas mieux que vous, il peut assurément renoncer à moi pour toujours.

Vous voilà donc absolument réduit à rien, et cela entre deux femmes, dont l’une était déjà au lendemain, et l’autre ne demandait pas mieux que d’y être. Eh bien! vous allez croire que je me vante et dire qu’il est facile de prophétiser après l’événement, mais je peux vous jurer que je m’y attendais. C’est que, réellement vous n’avez pas le génie de votre état; vous n’en savez que ce que vous en avez appris et vous n’inventez rien. Aussi, dès que les circonstances ne se prêtent plus à vos formules d’usage et qu’il vous faut sortir de la route ordinaire, vous restez court comme un écolier. Enfin un enfantillage d’une part; de l’autre, un retour de pruderie, parce qu’on ne les éprouve pas tous les jours, suffisent pour vous déconcerter, et vous ne savez ni les prévenir, ni y remédier. Ah! vicomte! vicomte! vous m’apprenez à ne pas juger les hommes par leur succès, et bientôt il faudra dire de vous: Il fut brave tel jour. Et quand vous avez fait sottises sur sottises, vous recourez à moi! Il semble que je n’aie rien autre chose à faire que de les réparer . Il est vrai que ce serait bien assez d’ouvrage.

Quoi qu’il en soit, de ces deux aventures l’une est entreprise contre mon gré, et je ne m’en mêle point; pour l’autre, comme vous y avez mis quelque complaisance pour moi, j’en fais mon affaire. La lettre que je joins ici, que vous lirez d’abord et que vous remettrez ensuite à la petite Volanges, est plus que suffisante pour vous la ramener: mais je vous en prie, donnez quelques soins à cette enfant et faisons-en de concert, le désespoir de sa mère et de Gercourt. Il n’y a pas à craindre de forcer les doses. Je vois clairement que la petite personne n’en sera point effrayée, et nos vues sur elle une fois remplies elle deviendra ce qu’elle pourra.

Je me désintéresse entièrement sur son compte. J’avais eu quelque envie d’en faire au moins une intrigante subalterne et de la prendre pour jouer les seconds sous moi, mais je vois qu’il n’y a pas d’étoffe; elle a une sotte ingénuité qui n’a pas cédé même au spécifique que vous avez employé, lequel pourtant n’en manque guère, et c’est selon moi, la maladie la plus dangereuse que femme puisse avoir. Elle dénote surtout une faiblesse de caractère presque toujours incurable et qui s’oppose à tout; de sorte que, tandis que nous nous occuperions à former cette petite fille pour l’intrigue, nous n’en ferions qu’une femme facile. Or je ne connais rien de si plat que cette facilité de bêtise, qui se rend sans savoir ni comment, ni pourquoi, uniquement parce qu’on l’attaque et qu’elle ne sait pas résister. Ces sortes de femmes ne sont absolument que des machines à plaisir.

Vous me direz qu’il n’y a qu’à n’en faire que cela et que c’est assez pour nos projets. A la bonne heure! mais n’oublions pas que, de ces machines-là, tout le monde parvient bientôt à en connaître les ressorts et les moteurs; ainsi que pour se servir de celle-ci sans danger, il faut se dépêcher, s’arrêter de bonne heure et la briser ensuite. A la vérité, les moyens ne nous manqueront pas pour nous en défaire, et Gercourt la fera toujours bien enfermer quand nous voudrons. Au fait, quand il ne pourra plus douter de sa déconvenue, quand elle sera bien publique et bien notoire, que nous importe qu’il se venge, pourvu qu’il ne se console pas? Ce que je dis du mari, vous le pensez sans doute de la mère; ainsi cela vaut fait.

Ce parti que je crois le meilleur et auquel je me suis arrêtée, m’a décidée à mener la jeune personne un peu vite, comme vous verrez par ma lettre; cela rend aussi très important de ne rien laisser entre ses mains qui puisse nous compromettre, et je vous prie d’y avoir attention. Cette précaution une fois prise, je me charge du moral, le reste vous regarde. Si pourtant nous voyons par la suite que l’ingénuité se corrige, nous serons toujours à temps de changer de projet. Il n’en aurait pas moins fallu, un jour ou l’autre, nous occuper de ce que nous allons faire: dans aucun cas nos soins ne seront perdus.

Savez-vous que les miens ont risqué de l’être et que l’étoile de Gercourt a pensé l’emporter sur ma prudence? Mme de Volanges n’a-t-elle pas eu un moment de faiblesse maternelle? Ne voulait-elle pas donner sa fille à Danceny? C’était là ce qu’annonçait cet intérêt plus tendre que vous aviez remarqué le lendemain. C’est encore vous qui auriez été cause de ce beau chef-d’œuvre! Heureusement la tendre mère m’en a écrit, et j’espère que ma réponse l’en dégoûtera. J’y parle tant vertu, et surtout je la cajole tant, qu’elle doit trouver que j’ai raison.

Je suis fâchée de n’avoir pas eu le temps de prendre copie de ma lettre pour vous édifier sur l’austérité de ma morale. Vous verriez comme je méprise les femmes assez dépravées pour avoir un amant! Il est si commode d’être rigoriste dans ses discours! cela ne nuit jamais qu’aux autres et ne nous gêne aucunement... Et puis je n’ignore pas que la bonne dame a eu ses petites faiblesses comme une autre dans son jeune temps et je n’étais pas fâchée de l’humilier au moins dans sa conscience; cela me consolait un peu des louanges que je lui donnais contre la mienne. C’est ainsi que, dans la même lettre, l’idée de nuire à Gercourt m’a donné le courage d’en dire du bien.

Adieu, vicomte, j’approuve beaucoup le parti que vous prenez de rester quelque temps où vous êtes. Je n’ai point de moyens pour hâter votre marche, mais je vous invite à vous désennuyer avec notre commune pupille. Pour ce qui est de moi, malgré votre citation polie, vous voyez bien qu’il faut encore attendre, et vous conviendrez sans doute que ce n’est pas ma faute.

Paris, ce 4 octobre 17**.


LETTRE CVII

AZOLAN au Vicomte de VALMONT.

Monsieur,

Conformément à vos ordres, j’ai été aussitôt la réception de votre lettre, chez M. Bertrand, qui m’a remis les vingt-cinq louis, comme vous lui aviez ordonné. Je lui en avais demandé deux de plus pour Philippe, à qui j’avais dit de partir sur-le-champ, comme monsieur me l’avait mandé, et qui n’avait pas d’argent; mais monsieur votre homme d’affaires n’a pas voulu, en disant qu’il n’avait pas d’ordre de ça de vous. J’ai donc été obligé de les donner de moi et monsieur m’en tiendra compte si c’est sa bonté.

Philippe est parti hier au soir. Je lui ai bien recommandé de ne pas quitter le cabaret, afin qu’on puisse être sûr de le trouver si on en a besoin.

J’ai été tout de suite après chez Mme la présidente pour voir Mlle Julie; mais elle était sortie et je n’ai parlé qu’à La Fleur, de qui je n’ai pu rien savoir, parce que depuis son arrivée il n’avait été à l’hôtel qu’à l’heure des repas. C’est le second qui a fait tout le service et monsieur sait bien que je ne connaissais pas celui-là. Mais j’ai commencé aujourd’hui.

Je suis retourné ce matin chez Mlle Julie et elle a paru bien aise de me voir. Je l’ai interrogée sur la cause du retour de sa maîtresse; mais elle m’a dit n’en rien savoir, et je crois qu’elle a dit vrai. Je lui ai reproché de ne pas m’avoir averti de son départ, et elle m’a assuré qu’elle ne l’avait su que le soir même en allant coucher madame, si bien qu’elle a passé toute la nuit à ranger et que la pauvre fille n’a pas dormi deux heures. Elle n’est sortie ce soir-là de la chambre de sa maîtresse qu’à une heure passée, et elle l’a laissée qui se mettait seulement à écrire.

Le matin, Mme de Tourvel, en partant, a remis une lettre au concierge du château. Mlle Julie ne sait pas pour qui, elle dit que c’était peut-être pour monsieur, mais monsieur ne m’en parle pas.

Pendant tout le voyage, madame a eu un grand capuchon sur sa figure, ce qui faisait qu’on ne pouvait la voir; mais Mlle Julie croit être sûre qu’elle a pleuré souvent. Elle n’a pas dit une parole pendant la route et elle n’a pas voulu s’arrêter à ***, comme elle avait fait en allant; ce qui n’a pas fait trop de plaisir à Mlle Julie, qui n’avait pas déjeuné. Mais, comme je lui ai dit, les maîtres sont les maîtres.

En arrivant, madame s’est couchée, mais elle n’est resté au lit que deux heures. En se levant, elle a fait venir son suisse et lui a donné ordre de ne laisser entrer personne. Elle n’a point fait de toilette du tout. Elle s’est mise à table pour dîner, mais elle n’a mangé qu’un peu de potage et elle en est sortie tout de suite. On lui a porté son café chez elle, et Mlle Julie est entrée en même temps. Elle a trouvé sa maîtresse qui rangeait des papiers dans son secrétaire et elle a vu que c’était des lettres. Je parierais bien que ce sont celles de monsieur, et des trois qui lui sont arrivées dans l’après-midi, il y en a une qu’elle avait encore devant elle tout au soir! Je suis bien sûr que c’est encore une de monsieur. Mais pourquoi donc est-ce qu’elle s’en est allée comme ça? ça m’étonne, moi! au reste, sûrement monsieur le sait bien? Et ce ne sont pas mes affaires.

Mme la présidente est allée l’après-midi dans la bibliothèque, et elle y a pris deux livres qu’elle a emportés dans son boudoir; mais Mlle Julie assure qu’elle n’a pas lu dedans un quart d’heure dans toute la journée, et qu’elle n’a fait que lire cette lettre, rêver et être appuyée sur sa main. Comme j’ai imaginé que monsieur serait bien aise de savoir quels sont ces livres-là, et que Mlle Julie ne le savait pas, je me suis fait mener aujourd’hui dans la bibliothèque, sous prétexte de la voir. Il n’y a de vide que pour deux livres: l’un est le second volume des Pensées chrétiennes, et l’autre, le premier d’un livre qui a pour titre Clarisse. J’écris bien comme il y a, monsieur saura peut-être ce que c’est.

Hier au soir, madame n’a pas soupé, elle n’a pris que du thé.

Elle a sonné de bonne heure ce matin, elle a demandé ses chevaux tout de suite et elle a été avant neuf heures du matin aux Feuillants, où elle a entendu la messe. Elle a voulu se confesser, mais son confesseur était absent et il ne reviendra pas de huit à dix jours. J’ai cru qu’il était bon de mander cela à monsieur.

Elle est rentrée ensuite, elle a déjeuné et puis s’est mise à écrire, et elle y est restée jusqu’à près d’une heure. J’ai trouvé occasion de faire bientôt ce que monsieur désirait le plus: car c’est moi qui ai porté les lettres à la poste. Il n’y en avait pas pour Mme de Volanges, mais j’en envoie une à monsieur, qui était pour M. le président; il m’a paru que ça devait être la plus intéressante. Il y en avait une aussi pour Mme de Rosemonde, mais j’ai imaginé que monsieur la verrait toujours bien quand il voudrait et je l’ai laissée partir. Au reste, monsieur saura bien tout, puisque Mme la présidente lui écrit aussi. J’aurai par la suite toutes celles qu’il voudra, car c’est presque toujours Mlle Julie qui les remet aux gens, et elle m’a assuré que, par amitié pour moi et puis aussi pour monsieur, elle ferait volontiers ce que je voudrais.

Elle n’a même pas voulu de l’argent que je lui ai offert, mais je pense bien que monsieur voudra lui faire quelque petit présent, et si c’est sa volonté et qu’il veuille m’en charger, je saurai aisément ce qui lui fera plaisir.

J’espère que monsieur ne trouvera pas que j’aie mis de la négligence à le servir, et j’ai bien à cœur de me justifier des reproches qu’il me fait. Si je n’ai pas su le départ de Mme la présidente, c’est au contraire mon zèle pour le service de monsieur qui en est cause, puisque c’est lui qui m’a fait partir à trois heures du matin, ce qui fait que je n’ai pas vu Mlle Julie la veille au soir, comme de coutume, ayant été coucher au Tournebride pour ne pas réveiller dans le château.

Quant à ce que monsieur me reproche d’être souvent sans argent, d’abord c’est que j’aime à me tenir proprement, comme monsieur peut voir, et puis, il faut bien soutenir l’honneur de l’habit qu’on porte; je sais bien que je devrais peut-être un peu épargner pour la suite, mais je me confie entièrement dans la générosité de monsieur, qui est si bon maître.

Pour ce qui est d’entrer au service de Mme de Tourvel, en restant à celui de monsieur, j’espère que monsieur ne l’exigera pas de moi. C’était bien différent chez Mme la duchesse, mais assurément je n’irai pas porter la livrée et encore une livrée de robe, après avoir eu l’honneur d’être chasseur de monsieur. Pour tout ce qui est du reste, monsieur peut disposer de celui qui a l’honneur d’être, avec autant de respect que d’affection, son très humble serviteur.

Roux Azolan, chasseur.

Paris, ce 5 octobre 17**, à onze heures du soir.


LETTRE CVIII

La Présidente de TOURVEL à Madame de ROSEMONDE.

O mon indulgente mère! que j’ai de grâces à vous rendre et que j’avais besoin de votre lettre! Je l’ai lue et relue sans cesse; je ne pouvais pas m’en détacher. Je lui dois les seuls moments moins pénibles que j’aie passés depuis mon départ. Comme vous êtes bonne! La sagesse, la vertu savent donc compatir à la faiblesse! Vous avez pitié de mes maux! ah! si vous les connaissiez!... ils sont affreux. Je croyais avoir éprouvé les peines de l’amour, mais le tourment inexprimable, celui qu’il faut avoir senti pour en avoir l’idée, c’est de se séparer de ce qu’on aime, de s’en séparer pour toujours!... Oui, la peine qui m’accable aujourd’hui reviendra demain, après-demain, toute ma vie! Mon Dieu, que je suis jeune encore et qu’il me reste de temps à souffrir!

Être soi-même l’artisan de son malheur, se déchirer le cœur de ses propres mains, et tandis qu’on souffre ces douleurs insupportables, sentir à chaque instant qu’on peut les faire cesser d’un mot et que ce mot soit un crime! Ah! mon amie!...

Quand j’ai pris ce parti si pénible de m’éloigner de lui, j’espérais que l’absence augmenterait mon courage et mes forces. Combien je me suis trompée! Il me semble au contraire qu’elle ait achevé de les détruire. J’avais plus à combattre, il est vrai; mais, même en résistant, tout n’était pas privation; au moins je le voyais quelquefois, souvent même, sans oser porter mes regards sur lui, je sentais les siens fixés sur moi; oui, mon amie, je les sentais, il semblait qu’ils réchauffassent mon âme, et sans passer par mes yeux ils n’en arrivaient pas moins à mon cœur. A présent, dans ma pénible solitude, isolée de tout ce qui m’est cher, tête à tête avec mon infortune, tous les moments de ma triste existence sont marqués par mes larmes, et rien n’en adoucit l’amertume, nulle consolation ne se mêle à mes sacrifice, et ceux que j’ai faits jusqu’à présent n’ont servi qu’à me rendre plus douloureux ceux qui me restent à faire.

Hier encore je l’ai bien vivement senti. Dans les lettres qu’on m’a remises il y en avait une de lui; on était encore à deux pas de moi que je l’avais reconnue entre les autres. Je me suis levée involontairement, je tremblais, j’avais peine à cacher mon émotion; et cet état n’était pas sans plaisir. Restée seule le moment d’après, cette trompeuse douceur s’était évanouie et ne m’a laissé qu’un sacrifice de plus à faire. En effet, pouvais-je ouvrir cette lettre, que pourtant je brûlais de lire? Par la fatalité qui me poursuit, les consolations qui paraissent se présenter à moi ne font au contraire, que m’imposer de nouvelles privations, et celles-ci deviennent plus cruelles encore par l’idée que M. de Valmont les partage.

Le voilà enfin ce nom qui m’occupe sans cesse et que j’ai eu tant de peine à écrire; l’espèce de reproche que vous m’en faites m’a véritablement alarmée. Je vous supplie de croire qu’une fausse honte n’a point altéré ma confiance en vous, et pourquoi craindrais-je de le nommer? Ah! je rougis de mes sentiments et non de l’objet qui les cause. Quel autre que lui est plus digne de les inspirer? Cependant je ne sais pourquoi ce nom ne se présente point naturellement sous ma plume, et cette fois encore j’ai eu besoin de réflexion pour le placer. Je reviens à lui.

Vous me mandez qu’il vous a paru vivement affecté de mon départ. Qu’a-t-il donc fait? qu’a-t-il dit? a-t-il parlé de revenir à Paris? Je vous en prie de l’en détourner autant que vous pourrez. S’il m’a bien jugée, il ne doit pas m’en vouloir de cette démarche; mais il doit sentir aussi que c’est un parti pris sans retour. Un de mes plus grands tourments est de ne pas savoir ce qu’il pense. J’ai bien encore là sa lettre..., mais vous êtes sûrement de mon avis, je ne dois pas l’ouvrir.

Ce n’est que par vous, mon indulgente amie, que je puis ne pas être entièrement séparée de lui. Je ne veux pas abuser de vos bontés; je sens à merveille que vos lettres ne peuvent pas être longues; mais vous ne refuserez pas deux mots à votre enfant: un pour soutenir son courage et l’autre pour l’en consoler. Adieu, ma respectable amie.

Paris, ce 5 octobre 17**.