Le Mariage de FigaroParte 9 de 14
Original em francês · tradução para inglês
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ACTE III.
Le théâtre représente une salle du château, appelée salle du trône, et servant de salle d'audience, ayant sur le côté une impériale en dais, et dessous, le portrait du roi.
SCÈNE PREMIÈRE.
LE COMTE, PEDRILLE en veste et botté, tenant un paquet cacheté.
le comte, vîte.
M'as-tu bien entendu?
pedrille.
Excellence, oui. (il sort.)
SCÈNE II.
le comte seul, criant.
Pédrille?
SCÈNE III
LE COMTE, PEDRILLE revient.
pedrille.
Excellence?
le comte.
On ne t'a pas vu?
pedrille.
Âme qui vive.
le comte.
Prenez le cheval barbe.
pedrille.
Il est à la grille du potager, tout sellé.
le comte.
Ferme, d'un trait, jusqu'à Séville.
pedrille.
Il n'y a que trois lieues, elles sont bonnes.
le comte.
En descendant, sachez si le Page est arrivé.
pedrille.
Dans l'hôtel?
le comte.
Oui; surtout depuis quel temps?
pedrille.
J'entends.
le comte.
Remets-lui son brevet, et reviens vîte.
pedrille.
Et s'il n'y était pas?
le comte.
Revenez plus vîte, et m'en rendez compte: allez.
SCÈNE IV.
le comte seul, marche en rêvant.
J'ai fait une gaucherie en éloignant Bazile!... la colère n'est bonne à rien.—Ce billet remis par lui, qui m'avertit d'une entreprise sur la Comtesse; la Camariste enfermée quand j'arrive; la maîtresse affectée d'une terreur fausse ou vraie; un homme qui saute par la fenêtre, et l'autre après qui avoue... ou qui prétend que c'est lui... le fil m'échappe. Il y a là-dedans une obscurité... Des libertés chez mes vassaux, qu'importe à gens de cette étoffe? Mais la Comtesse! si quelque insolent attentait... où m'égarai-je? En vérité quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve!—Elle s'amusait; ces ris étouffés, cette joie mal éteinte!—Elle se respecte, et mon honneur... où diable on l'a placé! De l'autre part où suis-je? Cette friponne de Suzanne a-t-elle trahi mon secret? comme il n'est pas encore le sien... Qui donc m'enchaîne à cette fantaisie? j'ai voulu vingt fois y renoncer... Étrange effet de l'irrésolution! si je la voulais sans débat, je la désirerais mille fois moins.—Ce Figaro se fait bien attendre! il faut le sonder adroitement. (Figaro paraît dans le fond; il s'arrête.) et tâcher, dans la conversation que je vais avoir avec lui, de démêler, d'une manière détournée, s'il est instruit ou non de mon amour pour Suzanne.
SCÈNE V.
LE COMTE, FIGARO.
figaro, à part.
Nous y voilà.
le comte.
...s'il en sait par elle un seul mot...
figaro, à part.
Je m'en suis douté.
le comte.
...je lui fais épouser la vieille.
figaro, à part.
Les amours de monsieur Bazile.
le comte.
...et voyons ce que nous ferons de la jeune.
figaro, à part.
Ah! ma femme, s'il vous plaît.
le comte se retourne.
Hein? quoi? qu'est-ce que c'est?
figaro s'avance.
Moi, qui me rends à vos ordres.
le comte.
Et pourquoi ces mots?
figaro.
Je n'ai rien dit.
le comte répète.
Ma femme, s'il vous plaît?
figaro.
C'est.... la fin d'une réponse que je fesais: allez le dire à ma femme, s'il vous plaît.
le comte se promène.
Sa femme!.... Je voudrais bien savoir quelle affaire peut arrêter Monsieur, quand je le fais appeler?
figaro feignant d'assurer son habillement.
Je m'étais sali sur ces couches en tombant; je me changeais.
le comte.
Faut-il une heure?
figaro.
Il faut le temps.
le comte.
Les domestiques ici.... sont plus longs à s'habiller que les maîtres!
figaro.
C'est qu'ils n'ont point de valets pour les y aider.
le comte.
....Je n'ai pas trop compris ce qui vous avait forcé tantôt de courir un danger inutile, en vous jetant....
figaro.
Un danger! on dirait que je me suis engouffré tout vivant....
le comte.
Essayez de me donner le change, en feignant de le prendre, insidieux valet! vous entendez fort bien que ce n'est pas le danger qui m'inquiéte, mais le motif.
figaro.
Sur un faux avis, vous arrivez furieux, renversant tout, comme le torrent de la Moréna; vous cherchez un homme; il vous le faut, ou vous allez briser les portes, enfoncer les cloisons; je me trouve-là par hasard; qui sait dans votre emportement si...
le comte interrompant.
Vous pouviez fuir par l'escalier.
figaro.
Et vous, me prendre au corridor.
le comte en colère.
Au corridor! (à part) je m'emporte, et nuis à ce que je veux savoir.
figaro, à part.
Voyons-le venir, et jouons serré.
le comte radouci.
Ce n'est pas ce que je voulais dire, laissons cela. J'avais... oui, j'avais quelqu'envie de t'emmener à Londres, courrier de dépêches... mais toutes réflexions faites...
figaro.
Monseigneur a changé d'avis?
le comte.
Premièrement, tu ne sais pas l'anglais.
figaro.
Je sais God-dam.
le comte.
Je n'entends pas.
figaro.
Je dis que je sais God-dam.
le comte.
Hé bien?
figaro.
Diable! c'est une belle langue que l'anglais; il en faut peu pour aller loin: avec God-dam en Angleterre, on ne manque de rien nulle part.—Voulez-vous tâter d'un bon poulet gras? entrez dans une taverne, et faites seulement ce geste au garçon; (il tourne la broche) God-dam! on vous apporte un pied de boeuf salé sans pain. C'est admirable! Aimez-vous à boire un coup d'excellent Bourgogne ou de Clairet? rien que celui-ci; (il débouche une bouteille) God-dam! on vous sert un pot de bierre en bel étain, la mousse aux bords: quelle satisfaction! Rencontrez vous une de ces jolies personnes qui vont trottant menu, les yeux baissés, coudes en arrière, et tortillant un peu des hanches? mettez mignardement tous les doigts unis sur la bouche; ah! God-dam! elle vous sangle un soufflet de crocheteur: preuve qu'elle entend. Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue; et si Monseigneur n'a pas d'autre motif de me laisser en Espagne...
le comte, à part.
Il veut venir à Londres; elle n'a pas parlé.
figaro, à part.
Il croit que je ne sais rien; travaillons-le un peu dans son genre.
le comte.
Quel motif avait la Comtesse pour me jouer un pareil tour?
figaro.
Ma foi, Monseigneur, vous le savez mieux que moi.
le comte.
Je la préviens sur tout, et la comble de présens.
figaro.
Vous lui donnez, mais vous êtes infidèle. Sait-on gré du superflu à qui nous prive du nécessaire?
le comte.
...Autrefois tu me disais tout.
figaro.
Et maintenant je ne vous cache rien.
le comte.
Combien la Comtesse t'a-t-elle donné pour cette belle association?
figaro.
Combien me donnâtes-vous pour la tirer des mains du Docteur! tenez, Monseigneur; n'humilions pas l'homme qui nous sert bien, crainte d'en faire un mauvais valet.
le comte.
Pourquoi faut-il qu'il y ait toujours du louche en ce que tu fais?
figaro.
C'est qu'on en voit par-tout quand on cherche des torts.
le comte.
Une réputation détestable!
figaro.
Et si je vaux mieux qu'elle? y a-t-il beaucoup de seigneurs qui puissent en dire autant?
le comte.
Cent fois je t'ai vu marcher à la fortune, et jamais aller droit.
figaro.
Comment voulez-vous? la foule est là; chacun veut courir, on se presse, on pousse, on coudoie, on renverse, arrive qui peut; le reste est écrasé. Aussi, c'est fait; pour moi j'y renonce.
le comte.
À la fortune? (à part) Voici du neuf.
figaro.
(à part) À mon tour maintenant. (haut) Votre Excellence m'a gratifié de la conciergerie du château; c'est un fort joli sort: à la vérité je ne serai pas le courtier étrenné des nouvelles intéressantes; mais en revanche, heureux avec ma femme au fond de l'Andalousie...
le comte.
Qui t'empêcherait de l'emmener à Londres?
figaro.
Il faudrait la quitter si souvent, que j'aurais bientôt du mariage par-dessus la tête.
le comte.
Avec du caractère et de l'esprit, tu pourrais un jour t'avancer dans les bureaux.
figaro.
De l'esprit pour s'avancer? Monseigneur se rit du mien. Médiocre et rampant; et l'on arrive à tout.
le comte.
...Il ne faudrait qu'étudier un peu sous moi la politique.
figaro.
Je la sais.
le comte.
Comme l'anglais, le fond de la langue!
figaro.
Oui, s'il y avait de quoi se vanter. Mais feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore; d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu'on entend; surtout de pouvoir au-delà de ses forces; avoir souvent pour grand secret de cacher qu'il n'y en a point; s'enfermer pour tailler des plumes, et paraître profond quand on n'est, comme on dit, que vide et creux; jouer bien ou mal un personnage; répandre des espions et pensionner des traîtres; amolir des cachets; intercepter des lettres; et tâcher d'anoblir la pauvreté des moyens par l'importance des objets: voilà toute la politique, ou je meure!
le comte.
Eh! c'est l'intrigue que tu définis!
figaro.
La politique, l'intrigue, volontiers; mais comme je les crois un peu germaines, en fasse qui voudra. J'aime mieux ma mie au gué, comme dit la chanson du bon roi.
le comte à part.
Il veut rester. J'entends... Suzanne m'a trahi.
figaro à part.
Je l'enfile, et le paye en sa monnaie.
le comte.
Ainsi tu espères gagner ton procès contre Marceline?
figaro.
Me feriez-vous un crime de refuser une vieille fille, quand votre Excellence se permet de nous souffler toutes les jeunes?
le comte raillant.
Au tribunal, le magistrat s'oublie, et ne voit plus que l'ordonnance.
figaro.
Indulgente aux grands, dure aux petits...
le comte.
Crois-tu donc que je plaisante?
figaro.
Eh! qui le sait, Monseigneur? Tempo e galant'uomo, dit l'italien; il dit toujours la vérité; c'est lui qui m'apprendra qui me veut du mal ou du bien.
le comte à part.
Je vois qu'on lui a tout dit; il épousera la duègne.
figaro, à part.
Il a joué au fin avec moi; qu'a-t-il appris?
SCÈNE VI.
LE COMTE, UN LAQUAIS, FIGARO.
le laquais annonçant.
Dom Gusman Brid'oison.
le comte.
Brid'oison?
figaro.
Eh! sans doute. C'est le juge ordinaire; le lieutenant du siége; votre prud'homme.
le comte.
Qu'il attende.
(Le laquais sort.)
SCÈNE VII.
LE COMTE, FIGARO.
figaro reste un moment à regarder le Comte qui rêve.
...Est-ce-là ce que Monseigneur voulait?
le comte revenant à lui.
Moi?... je disais d'arranger ce salon pour l'audience publique.
figaro.
Hé, qu'est-ce qu'il manque? le grand fauteuil pour vous, de bonnes chaises aux prud'hommes, le tabouret du greffier, deux banquettes aux avocats, le plancher pour le beau monde, et la canaille derrière. Je vais renvoyer les frotteurs.
(Il sort)
SCÈNE VIII.
le comte seul.
Le maraut m'embarrassait! en disputant, il prend son avantage, il vous serre, vous enveloppe.... Ah friponne et fripon! vous vous entendez pour me jouer? soyez amis, soyez amans, soyez ce qu'il vous plaira, j'y consens; mais, parbleu, pour époux...
SCÈNE IX.
SUZANNE, LE COMTE.
suzanne essoufflée.
Monseigneur... pardon, Monseigneur.
le comte avec humeur.
Qu'est-ce qu'il y a, Mademoiselle?
suzanne.
Vous êtes en colère!
le comte.
Vous voulez quelque chose apparemment?
suzanne timidement.
C'est que ma maîtresse a ses vapeurs. J'accourais vous prier de nous prêter votre flacon d'éther. Je l'aurais rapporté dans l'instant.
le comte le lui donne.
Non, non, gardez-le pour vous-même. Il ne tardera pas à vous être utile.
suzanne.
Est-ce que les femmes de mon état ont des vapeurs, donc? c'est un mal de condition qu'on ne prend que dans les boudoirs.
le comte.
Une fiancée bien éprise, et qui perd son futur...
suzanne.
En payant Marceline, avec la dot que vous m'avez promise...
le comte.
Que je vous ai promise, moi?
suzanne baissant les yeux.
Monseigneur, j'avais cru l'entendre.
le comte.
Oui, si vous consentiez à m'entendre vous-même.
suzanne les yeux baissés.
Et n'est-ce pas mon devoir d'écouter son Excellence?
le comte.
Pourquoi donc, cruelle fille! ne me l'avoir pas dit plutôt?
suzanne.
Est-il jamais trop tard pour dire la vérité?
le comte.
Tu te rendrais sur la brune au jardin?
suzanne.
Est-ce que je ne m'y promène pas tous les soirs?
le comte.
Tu m'as traité ce matin si durement!
suzanne.
Ce matin?—et le Page derrière le fauteuil?
le comte.
Elle a raison, je l'oubliais. Mais pourquoi ce refus obstiné, quand Bazile, de ma part?...
suzanne.
Quelle nécessité qu'un Bazile?...
le comte.
Elle a toujours raison. Cependant il y a un certain Figaro à qui je crains bien que vous n'ayez tout dit!
suzanne.
Dame! oui, je lui dis tout,—hors ce qu'il faut lui taire.
le comte en riant.
Ah charmante! et tu me le promets? si tu manquais à ta parole, entendons-nous, mon coeur: point de rendez-vous; point de dot, point de mariage.
suzanne fesant la révérence.
Mais aussi; point de mariage, point de droit du seigneur, Monseigneur.
le comte.
Où prend-elle ce qu'elle dit? d'honneur j'en rafollerai! mais ta maîtresse attend le flacon...
suzanne riant et rendant le flacon.
Aurais-je pu vous parler sans un prétexte?
le comte veut l'embrasser.
Délicieuse créature!
suzanne s'échappe.
Voilà du monde.
le comte à part.
Elle est à moi. (il s'enfuit.)
suzanne.
Allons vîte rendre compte à Madame.
SCÈNE X.
SUZANNE, FIGARO.
figaro.
Suzanne, Suzanne! où cours-tu donc si vîte en quittant Monseigneur?
suzanne.
Plaide à présent, si tu le veux; tu viens de gagner ton procès. (elle s'enfuit.)
figaro la suit.
Ah! mais, dis donc...
SCÈNE XI.
le comte rentre seul.
Tu viens de gagner ton procès!—Je donnais-là dans un bon piége! O mes chers insolens! je vous punirai de façon... Un bon arrêt, bien juste... mais s'il allait payer la duègne... avec quoi?... s'il payait... Eeeeh! n'ai-je pas le fier Antonio, dont le noble orgueil dédaigne en Figaro un inconnu pour sa nièce? En caressant cette manie... pourquoi non? dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot. (il appelle) Anto... (il voit entrer Marceline, &c.)
(Il sort.)
SCÈNE XII.
BARTHOLO, MARCELINE, BRID'OISON.
marceline à Brid'oison.
Monsieur, écoutez mon affaire.
brid'oison en robe, et bégayant un peu.
Eh bien! pa-arlons-en verbalement.
bartholo.
C'est une promesse de mariage.
marceline
Accompagnée d'un prêt d'argent.
brid'oison.
J'en-entends, et cætera, le reste.
marceline.
Non, Monsieur, point d'et cætera.
brid'oison.
J'en-entends; vous avez la somme?
marceline.
Non, Monsieur, c'est moi qui l'ai prêtée.
brid'oison.
J'en-entends bien, vou-ous redemandez l'argent?
marceline.
Non, Monsieur; je demande qu'il m'épouse.
brid'oison.
Hé mais, j'en-entends fort bien; et lui, veu-eut-il vous épouser?
marceline.
Non, Monsieur; voilà tout le procès!
brid'oison.
Croyez-vous que je ne l'en-entende pas, le procès?
marceline.
Non, Monsieur; (à Bartholo) où sommes-nous! (à Brid'oison) Quoi! c'est vous qui nous jugerez?
brid'oison.
Est-ce que j'ai a-acheté ma charge pour autre chose?
marceline, en soupirant.
C'est un grand abus que de les vendre!
brid'oison.
Oui, l'on-on ferait mieux de nous les donner pour rien. Contre qui plai-aidez-vous?
SCÈNE XIII.
BARTHOLO, MARCELINE, BRID'OISON, FIGARO rentre en se frottant les mains.
marceline, montrant Figaro.
Monsieur, contre ce malhonnête-homme.
figaro, très gaiement, à Marceline.
Je vous gêne, peut-être.—Monseigneur revient dans l'instant, monsieur le Conseiller.
brid'oison.
J'ai vu ce ga-arçon-là quelque part.
figaro.
Chez madame votre femme, à Séville, pour la servir, monsieur le Conseiller.
brid'oison.
Dan-ans quel temps?
figaro.
Un peu moins d'un an avant la naissance de monsieur votre fils le cadet, qui est un bien joli enfant, je m'en vante.
brid'oison.
Oui, c'est le plus jo-oli de tous. On dit que tu-u fais ici des tiennes?
figaro.
Monsieur est bien bon. Ce n'est-là qu'une misère.
brid'oison.
Une promesse de mariage! A-ah! le pauvre benêt!
figaro.
Monsieur...
brid'oison.
A-t-il vu mon-on secrétaire, ce bon garçon?
figaro.
N'est-ce pas Double-main, le greffier?
brid'oison.
Oui, c'est qu'il mange à deux rateliers.
figaro.
Manger! je suis garant qu'il dévore. Oh que oui, je l'ai vu, pour l'extrait et pour le supplément d'extrait; comme cela se pratique, au reste.
brid'oison.
On-on doit remplir les formes.
figaro.
Assurément, Monsieur: si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
brid'oison.
Ce garçon-là n'è-est pas si niais que je l'avais cru d'abord. Hé bien, l'ami, puisque tu en sais tant; nou-ous aurons soin de ton affaire.
figaro.
Monsieur, je m'en rapporte à votre équité, quoique vous soyez de notre justice.
brid'oison.
Hein?... Oui, je suis de la-a justice. Mais si tu dois, et que tu-u ne payes pas?...
figaro.
Alors Monsieur voit bien que c'est comme si je ne devais pas.
brid'oison.
San-ans doute.—Hé mais, qu'est-ce donc qu'il dit?
SCÈNE XIV.
BARTHOLO, MARCELINE, LE COMTE, BRID'OISON, FIGARO, UN HUISSIER.
l'huissier précédant le Comte, crie.
Monseigneur, Messieurs.
le comte.
En robe ici, seigneur Brid'oison! ce n'est qu'une affaire domestique: l'habit de ville était trop bon.