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Le Mariage de FigaroParte 7 de 14

Beaumarchais

Original em francês · tradução para inglês

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ACTE III.

Chérubin se met à genoux. (elle le coiffe.) Madame, il est charmant!

la comtesse.

Arrange son collet d'un air un peu plus féminin.

suzanne l'arrange.

Là.... mais voyez donc ce morveux, comme il est joli en fille! j'en suis jalouse, moi! (elle lui prend le menton.) Voulez-vous bien n'être pas joli comme çà?

la comtesse.

Qu'elle est folle! Il faut relever la manche, afin que l'amadis prenne mieux.... (elle le retrousse.) Qu'est-ce qu'il a donc au bras? un ruban!

suzanne.

Et un ruban à vous. Je suis bien aise que Madame l'ait vu. Je lui avais dit que je le dirais, déjà! Oh! si Monseigneur n'était pas venu, j'aurais bien repris le ruban; car je suis presque aussi forte que lui.

la comtesse.

Il y a du sang! (elle détache le ruban.)

chérubin honteux.

Ce matin, comptant partir, j'arrangeais la gourmette de mon cheval; il a donné de la tête, et la bossette m'a effleuré le bras.

la comtesse.

On n'a jamais mis un ruban....

suzanne.

Et surtout un ruban volé.—Voyons donc ce que la bossette.... la courbette.... la cornette du cheval.... Je n'entends rien à tous ces noms-là.—Ah qu'il a le bras blanc! c'est comme une femme! plus blanc que le mien! regardez donc, Madame? (elle les compare.)

la comtesse d'un ton glacé.

Occupez-vous plutôt de m'avoir du taffetas gommé, dans ma toilette.

Suzanne lui pousse la tête, en riant; il tombe sur les deux mains. (Elle entre dans le cabinet au bord du théâtre.)

SCÈNE VII.

CHÉRUBIN à genoux, LA COMTESSE assise.

la comtesse reste un moment sans parler, les yeux sur son ruban, Chérubin la dévore de ses regards.

Pour mon ruban, Monsieur.... comme c'est celui dont la couleur m'agrée le plus.... j'étais fort en colère de l'avoir perdu.

SCÈNE VIII.

CHÉRUBIN à genoux, LA COMTESSE assise, SUZANNE.

suzanne revenant.

Et la ligature à son bras? (elle remet à la Comtesse du taffetas gommé et des ciseaux.)

la comtesse.

En allant lui chercher tes hardes, prends le ruban d'un autre bonnet.

(Suzanne sort par la porte du fond, en emportant le manteau du Page.)

SCÈNE IX.

CHÉRUBIN à genoux, LA COMTESSE assise.

chérubin les yeux baissés.

Celui qui m'est ôté m'aurait guéri en moins de rien.

la comtesse.

Par quelle vertu? (lui montrant le taffetas) ceci vaut mieux.

chérubin hésitant.

Quand un ruban.... a serré la tête.... ou touché la peau d'une personne....

la comtesse coupant la parole.

....!Étrangère, il devient bon pour les blessures? J'ignorais cette propriété. Pour l'éprouver, je garde celui-ci qui vous a serré le bras. À la première égratignure.... de mes femmes, j'en ferai l'essai.

chérubin pénétré.

Vous le gardez, et moi je pars.

la comtesse.

Non pour toujours.

chérubin.

Je suis si malheureux!

la comtesse émue.

Il pleure à présent! c'est ce vilain Figaro avec son pronostic!

chérubin exalté.

Ah! je voudrais toucher au terme qu'il m'a prédit! sûr de mourir à l'instant, peut-être ma bouche oserait....

la comtesse l'interrompt et lui essuie les yeux avec son mouchoir.

Taisez-vous, taisez-vous, enfant. Il n'y a pas un brin de raison dans tout ce que vous dites. (On frappe à la porte, elle élève la voix.) Qui frappe ainsi chez moi?

SCÈNE X.

CHÉRUBIN, LA COMTESSE, LE COMTE en dehors.

le comte en dehors.

Pourquoi donc enfermée?

la comtesse troublée se lève.

C'est mon époux! grands Dieux!... (à Chérubin qui s'est levé aussi) vous sans manteau, le col et les bras nus! seul avec moi! cet air de désordre, un billet reçu, sa jalousie!...

le comte en dehors.

Vous n'ouvrez pas?

la comtesse.

C'est que.... je suis seule.

le comte en dehors.

Seule! avec qui parlez-vous donc?

la comtesse cherchant.

....Avec vous sans doute.

chérubin à part.

Après les scènes d'hier et de ce matin; il me tuerait sur la place! (il court au cabinet de toilette, y entre et tire la porte sur lui.)

SCÈNE XI.

la comtesse seule, en ôte la clef et court ouvrir au Comte.

Ah quelle faute! quelle faute!

SCÈNE XII.

LE COMTE, LA COMTESSE.

le comte, un peu sévère.

Vous n'êtes pas dans l'usage de vous enfermer!

la comtesse troublée.

Je.... je chiffonnais.... oui, je chiffonnais avec Suzanne; elle est passée un moment chez elle.

le comte l'examine.

Vous avez l'air et le ton bien altérés!

la comtesse.

Cela n'est pas étonnant.... pas étonnant du tout.... je vous assure.... nous parlions de vous.... elle est passée, comme je vous dis.

le comte.

Vous parliez de moi!... Je suis ramené par l'inquiétude; en montant à cheval, un billet qu'on m'a remis, mais auquel je n'ajoute aucune foi, m'a.... pourtant agité.

la comtesse.

Comment, Monsieur?... quel billet?

le comte.

Il faut avouer, Madame, que vous ou moi sommes entourés d'êtres.... bien méchants! On me donne avis que dans la journée quelqu'un, que je crois absent, doit chercher à vous entretenir.

la comtesse.

Quel que soit cet audacieux, il faudra qu'il pénètre ici; car mon projet est de ne pas quitter ma chambre de tout le jour.

le comte.

Ce soir, pour la noce de Suzanne?

la comtesse.

Pour rien au monde; je suis très-incommodée.

le comte.

Heureusement le Docteur est ici.

(le Page fait tomber une chaise dans le cabinet.)

Quel bruit entends-je?

la comtesse plus troublée.

Du bruit?

le comte.

On a fait tomber un meuble.

la comtesse.

Je.... je n'ai rien entendu, pour moi.

le comte.

Il faut que vous soyez furieusement préoccupée!

la comtesse.

Préoccupée! de quoi?

le comte.

Il y a quelqu'un dans ce cabinet, Madame.

la comtesse.

Hé.... qui voulez-vous qu'il y ait, Monsieur?

le comte.

C'est moi qui vous le demande; j'arrive.

la comtesse.

Hé mais.... Suzanne apparemment qui range.

le comte.

Vous avez dit qu'elle était passée chez elle!

la comtesse.

Passée.... ou entrée là; je ne sais lequel.

le comte.

Si c'est Suzanne, d'où vient le trouble où je vous vois?

la comtesse.

Du trouble pour ma camariste?

le comte.

Pour votre camariste, je ne sais; mais pour du trouble, assurément.

la comtesse.

Assurément, Monsieur, cette fille vous trouble et vous occupe beaucoup plus que moi.

le comte en colère.

Elle m'occupe à tel point, Madame, que je veux la voir à l'instant.

la comtesse.

Je crois en effet que vous le voulez souvent; mais voilà bien les soupçons les moins fondés...

SCÈNE XIII.

LE COMTE, LA COMTESSE, SUZANNE entre avec des hardes et pousse la porte du fond.

le comte.

Ils en seront plus aisés à détruire. (il parle au cabinet.)—Sortez Suzon; je vous l'ordonne.

(Suzanne s'arrête auprès de l'alcôve dans le fond.)

la comtesse.

Elle est presque nue, Monsieur: vient-on troubler ainsi des femmes dans leur retraite? Elle essayait des hardes que je lui donne en la mariant; elle s'est enfuie, quand elle vous a entendu.

le comte.

Si elle craint tant de se montrer, au moins elle peut parler. (il se tourne vers la porte du cabinet.) Répondez-moi, Suzanne; êtes-vous dans ce cabinet?

(Suzanne, restée au fond, se jette dans l'alcôve et s'y cache.)

la comtesse vivement, parlant au cabinet.

Suzon, je vous défends de répondre. (au Comte) On n'a jamais poussé si loin la tyrannie!

le comte s'avance au cabinet.

Oh bien, puisqu'elle ne parle pas, vêtue ou non, je la verrai.

la comtesse se met au devant.

Par-tout ailleurs je ne puis l'empêcher; mais j'espère aussi que chez moi....

le comte.

Et moi j'espère savoir dans un moment quelle est cette Suzanne mystérieuse. Vous demander la clef serait, je le vois, inutile! mais il est un moyen sûr de jeter en dedans cette légère porte. Holà quelqu'un!

la comtesse.

Attirer vos gens, et faire un scandale public d'un soupçon qui nous rendrait la fable du château?

le comte.

Fort bien, Madame; en effet j'y suffirai; je vais à l'instant prendre chez moi ce qu'il faut... (il marche pour sortir et revient.) Mais pour que tout reste au même état, voudrez-vous bien m'accompagner sans scandale et sans bruit, puisqu'il vous déplaît tant?... une chose aussi simple, apparemment, ne me sera pas refusée!

la comtesse troublée.

Eh! Monsieur, qui songe à vous contrarier?

le comte.

Ah! j'oubliais la porte qui va chez vos femmes; il faut que je la ferme aussi pour que vous soyez pleinement justifiée. (il va fermer la porte du fond et en ôte la clef.)

la comtesse à part.

O ciel! étourderie funeste!

le comte revenant à elle.

Maintenant que cette chambre est close, acceptez mon bras, je vous prie; (il élève la voix) et quant à la Suzanne du cabinet, il faudra qu'elle ait la bonté de m'attendre, et le moindre mal qui puisse lui arriver à mon retour....

la comtesse.

En vérité, Monsieur, voilà bien la plus odieuse aventure.... (le comte l'emmène et ferme la porte à la clef.)

SCÈNE XIV.

SUZANNE, CHÉRUBIN.

suzanne sort de l'alcôve, accourt au cabinet et parle à la serrure.

Ouvrez, Chérubin, ouvrez vite, c'est Suzanne; ouvrez et sortez.

chérubin sort.

Ah! Suzon, quelle horrible scène!

suzanne.

Sortez, vous n'avez pas une minute.

chérubin effrayé.

Eh par où sortir?

suzanne.

Je n'en sais rien, mais sortez.

chérubin.

S'il n'y a pas d'issue?

suzanne.

Après la rencontre de tantôt il vous écraserait! et nous serions perdues.—Courez conter à Figaro...

chérubin.

La fenêtre du jardin n'est peut-être pas bien haute.

(il court y regarder.)

suzanne avec effroi.

Un grand étage! impossible! ah ma pauvre maîtresse! et mon mariage, ô Ciel!

chérubin revient.

Elle donne sur la melonnière; quitte à gâter une couche ou deux.

suzanne le retient et s'écrie.

Il va se tuer!

chérubin exalté.

Dans un gouffre allumé, Suzon! oui je m'y jetterais plutôt que de lui nuire... Et ce baiser va me porter bonheur. (il l'embrasse et court sauter par la fenêtre.)

SCÈNE XV.

suzanne seule, un cri de frayeur.

Ah!... (Elle tombe assise un moment. Elle va péniblement regarder à la fenêtre et revient.) Il est déjà bien loin. O le petit garnement! aussi leste que joli! si celui-là manque de femmes.... Prenons sa place au plutôt. (en entrant dans le cabinet.) Vous pouvez à présent, monsieur le Comte, rompre la cloison si cela vous amuse; au diantre qui répond un mot. (elle s'y enferme.)

SCÈNE XVI.

LE COMTE, LA COMTESSE rentrent dans la chambre.

le comte, une pince à la main, qu'il jette sur le fauteuil.

Tout est bien comme je l'ai laissé. Madame, en m'exposant à briser cette porte, réfléchissez aux suites: encore une fois, voulez-vous l'ouvrir?

la comtesse.

Eh, Monsieur, quelle horrible humeur peut altérer ainsi les égards entre deux époux? Si l'amour vous dominait au point de vous inspirer ces fureurs, malgré leur déraison je les excuserais; j'oublierais, peut-être en faveur du motif, ce qu'elles ont d'offensant pour moi. Mais la seule vanité peut-elle jeter dans cet excès un galant homme?

le comte.

Amour ou vanité, vous ouvrirez la porte; ou je vais à l'instant....

la comtesse au devant.

Arrêtez, Monsieur, je vous prie. Me croyez-vous capable de manquer à ce que je me dois?

le comte.

Tout ce qu'il vous plaira, Madame: mais je verrai qui est dans ce cabinet.

la comtesse effrayée.

Hé bien, Monsieur, vous le verrez. Écoutez-moi... tranquillement.

le comte.

Ce n'est donc pas Suzanne?

la comtesse timidement.

Au moins n'est-ce pas non plus une personne.... dont vous deviez rien redouter.... nous disposions une plaisanterie.... bien innocente en vérité, pour ce soir.... et je vous jure....

le comte.

Et vous me jurez?

la comtesse.

Que nous n'avions pas plus dessein de vous offenser l'un que l'autre.

le comte vite.

L'un que l'autre? c'est un homme.

la comtesse.

Un enfant, Monsieur.

le comte.

Hé qui donc?

la comtesse.

À peine osai-je le nommer!

le comte furieux.

Je le tuerai.

la comtesse.

Grands Dieux!

le comte.

Parlez donc.

la comtesse.

Ce jeune.... Chérubin....

le comte.

Chérubin! l'insolent! voilà mes soupçons et le billet expliqués.

la comtesse joignant les mains.

Ah! Monsieur, gardez de penser....

le comte frappant du pied.

(à part.) Je trouverai par-tout ce maudit Page! (haut.) Allons, Madame, ouvrez; je sais tout maintenant. Vous n'auriez pas été si émue en le congédiant ce matin; il serait parti quand je l'ai ordonné; vous n'auriez pas mis tant de fausseté dans votre conte de Suzanne; il ne se serait pas si soigneusement caché, s'il n'y avait rien de criminel.

la comtesse.

Il a craint de vous irriter en se montrant.

le comte hors de lui, crie au cabinet.

Sors donc, petit malheureux!

la comtesse le prend à bras le corps, en l'éloignant.

Ah! Monsieur, Monsieur, votre colère me fait trembler pour lui. N'en croyez pas un injuste soupçon, de grace; et que le désordre où vous l'allez trouver....

le comte.

Du désordre!

la comtesse.

Hélas oui; prêt à s'habiller en femme, une coiffure à moi sur la tête, en veste et sans manteau, le col ouvert, les bras nus, il allait essayer....

le comte.

Et vous vouliez garder votre chambre! Indigne épouse! ah! vous la garderez.... long-temps; mais il faut avant que j'en chasse un insolent, de manière à ne plus le rencontrer nulle part.

la comtesse se jette à genoux les bras élevés.

Monsieur le Comte, épargnez un enfant; je ne me consolerais pas d'avoir causé...

le comte.

Vos frayeurs aggravent son crime.

la comtesse.

Il n'est pas coupable, il partait; c'est moi qui l'ai fait appeler.

le comte furieux.

Levez-vous. Ôtez-vous... Tu es bien audacieuse d'oser me parler pour un autre.

la comtesse.

Eh bien! je m'ôterai, Monsieur, je me lèverai; je vous remettrai même la clef du cabinet; mais au nom de votre amour...

le comte.

De mon amour! perfide!

la comtesse se lève et lui présente la clef.

Promettez-moi que vous laisserez aller cet enfant sans lui faire aucun mal; et puisse après tout votre courroux tomber sur moi, si je ne vous convainc pas...

le comte prenant la clef.

Je n'écoute plus rien.

la comtesse se jette sur une bergère, un mouchoir sur les yeux.

O ciel! Il va périr!

le comte ouvre la porte et recule.

C'est Suzanne!

SCÈNE XVII.

LA COMTESSE, LE COMTE, SUZANNE.

suzanne sort en riant.

Je le tuerai, je le tuerai. Tuez-le donc ce méchant Page!

le comte à part.

Ah quelle école! (regardant la Comtesse qui est restée stupéfaite.) Et vous aussi? vous jouez l'étonnement?... Mais peut-être elle n'y est pas seule. (il entre.)

SCÈNE XVIII.

LA COMTESSE assise, SUZANNE.

suzanne accourt à sa maîtresse.

Remettez-vous, Madame, il est bien loin, il a fait un saut....

la comtesse.

Ah, Suzon, je suis morte.

SCÈNE XIX.

LA COMTESSE assise, SUZANNE, LE COMTE.

le comte sort du cabinet d'un air confus. Après un court silence.

Il n'y a personne, et pour le coup j'ai tort.—Madame... vous jouez fort bien la comédie.

suzanne gaiement.

Et moi, Monseigneur?

la comtesse, son mouchoir sur sa bouche pour se remettre, ne parle pas.

le comte s'approche.

Quoi, Madame, vous plaisantiez?

la comtesse se remettant un peu.

Eh! pourquoi non, Monsieur?

le comte.

Quel affreux badinage! et par quel motif, je vous prie?...

la comtesse.

Vos folies méritent-elles de la pitié?

le comte.

Nommer folies ce qui touche à l'honneur!

la comtesse assurant son ton par degrés.

Me suis-je unie à vous pour être éternellement dévouée à l'abandon et à la jalousie, que vous seul osez concilier?

le comte.

Ah! Madame, c'est sans ménagement.

suzanne.

Madame n'avait qu'à vous laisser appeler les gens.

le comte.

Tu as raison, et c'est à moi de m'humilier... Pardon, je suis d'une confusion!...

suzanne.

Avouez, Monseigneur, que vous la méritez un peu!

le comte.

Pourquoi donc ne sortais-tu pas lorsque je t'appelais? mauvaise!

suzanne.

Je me r'habillais de mon mieux, à grand renfort d'épingles, et Madame qui me le défendait avait bien ses raisons pour le faire.

le comte.

Au lieu de rappeler mes torts, aide-moi plutôt à l'apaiser.

la comtesse.

Non, Monsieur; un pareil outrage ne se couvre point. Je vais me retirer aux Ursulines, et je vois trop qu'il en est temps.

le comte.

Le pourriez-vous sans quelques regrets?

suzanne.

Je suis sure, moi, que le jour du départ serait la veille des larmes.

la comtesse.

Eh! quand cela serait, Suzon; j'aime mieux le regretter que d'avoir la bassesse de lui pardonner; il m'a trop offensée.

le comte.

Rosine!...

la comtesse.

Je ne la suis plus cette Rosine que vous avez tant poursuivie! je suis la pauvre comtesse Almaviva, la triste femme délaissée, que vous n'aimez plus.

suzanne.

Madame!

le comte suppliant.

Par pitié.

la comtesse.

Vous n'en aviez aucune pour moi.

le comte.

Mais aussi ce billet... il m'a tourné le sang!

la comtesse.

Je n'avais pas consenti qu'on l'écrivît.

le comte.

Vous le saviez?

la comtesse.

C'est cet étourdi de Figaro...

le comte.

Il en était?

la comtesse.

...Qui l'a remis à Bazile.

le comte.