Le Mariage de Figaro Cap. 1/3 · 0%

Le Mariage de FigaroParte 14 de 14

Beaumarchais

Original em francês · tradução para inglês

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On n'est pas plus coquine que cela.

suzanne, à part.

Voilà du bon bien qui nous arrive.

le comte, à part.

Elle est intéressée; tant mieux.

la comtesse regarde au fond.

Je vois des flambeaux.

le comte.

Ce sont les apprêts de ta noce: entrons-nous un moment dans l'un de ces pavillons pour les laisser passer?

la comtesse.

Sans lumière?

le comte l'entraîne doucement.

À quoi bon? nous n'avons rien à lire.

figaro, à part.

Elle y va, ma foi! je m'en doutais. (il s'avance.)

le comte grossit sa voix en se retournant.

Qui passe ici?

figaro, en colère.

Passer! on vient exprès.

le comte, bas à la Comtesse.

C'est Figaro!... (il s'enfuit.)

la comtesse.

Je vous suis.

(Elle entre dans le pavillon à sa droite, pendant que le Comte se perd dans le bois, au fond.)

SCÈNE VIII.

FIGARO, SUZANNE, dans l'obscurité.

figaro cherche à voir où vont le Comte, et la Comtesse qu'il prend pour Suzanne.

Je n'entends plus rien; ils sont entrés; m'y voilà. (d'un ton altéré) Vous autres époux mal-adroits, qui tenez des espions à gages, et tournez des mois entiers autour d'un soupçon, sans l'asseoir; que ne m'imitez-vous? dès le premier jour je suis ma femme, et je l'écoute; en un tour de main on est au fait: c'est charmant, plus de doutes; on sait à quoi s'en tenir. (marchant vivement) Heureusement que je ne m'en soucie guère, et que sa trahison ne me fait plus rien du tout. Je les tiens donc enfin.

suzanne, qui s'est avancée doucement dans l'obscurité.

(à part.) Tu vas payer tes beaux soupçons. (du ton de voix de la Comtesse.) Qui va là?

figaro, extravagant.

Qui va là? Celui qui voudrait de bon coeur que la peste eût étouffé en naissant....

suzanne, du ton de la Comtesse.

Eh! mais, c'est Figaro!

figaro regarde, et dit vivement.

Madame la Comtesse!

suzanne.

Parlez bas.

figaro, vîte.

Ah! Madame, que le ciel vous amène à propos! où croyez-vous qu'est Monseigneur?

suzanne.

Que m'importe un ingrat? Dis-moi....

figaro, plus vîte.

Et Suzanne mon épousée, où croyez-vous qu'elle soit?

suzanne.

Mais parlez bas.

figaro, très-vîte.

Cette Suzon qu'on croyait si vertueuse, qui fesait la réservée! Ils sont enfermés là-dedans. Je vais appeler.

suzanne, lui fermant la bouche avec la main, oublie de déguiser sa voix.

N'appelez pas.

figaro, à part.

Eh c'est Suzon! God-dam!

suzanne, du ton de la Comtesse.

Vous paraissez inquiet.

figaro, à part.

Traîtresse! qui veut me surprendre!

suzanne.

Il faut nous venger, Figaro.

figaro.

En sentez-vous le vif désir?

suzanne.

Je ne serais donc pas de mon sexe! Mais les hommes en ont cent moyens.

figaro, confidemment.

Madame, il n'y a personne ici de trop, celui des femmes... les vaut tous.

suzanne, à part.

Comme je le souffleterais!

figaro, à part.

Il serait bien gai qu'avant la noce!

suzanne.

Mais qu'est-ce qu'une telle vengeance, qu'un peu d'amour n'assaisonne pas?

figaro.

Par-tout où vous n'en voyez point, croyez que le respect dissimule.

suzanne, piquée.

Je ne sais si vous le pensez de bonne foi, mais vous ne le dites pas de bonne grâce.

figaro, avec une chaleur comique, à genoux.

Ah! Madame, je vous adore. Examinez le temps, le lieu, les circonstances; et que le dépit supplée en vous, aux grâces qui manquent à ma prière.

suzanne, à part.

La main me brûle.

figaro, à part.

Le coeur me bat.

suzanne.

Mais, Monsieur, avez-vous songé?...

figaro.

Oui, Madame, oui, j'ai songé.

suzanne.

...Que pour la colère et l'amour...

figaro.

...Tout ce qui se diffère est perdu. Votre main, Madame?

suzanne, de sa voix naturelle, et lui donnant un soufflet.

La voilà.

figaro.

Ah Demonio! quel soufflet!

suzanne lui en donne un second.

Quel soufflet! et celui-ci?

figaro.

Et ques-à-quo! de par le diable! est-ce ici la journée des tapes?

suzanne le bat à chaque phrase.

Ah! ques-à-quo? Suzanne: voilà pour tes soupçons; voilà pour tes vengeances et pour tes trahisons, tes expédiens, tes injures et tes projets. C'est-il ça de l'amour, dis donc comme ce matin?

figaro rit en se relevant.

Santa barbara! oui c'est de l'amour. Ô bonheur! ô délices! ô cent fois heureux Figaro! frappe ma bien aimée, sans te lasser. Mais quand tu m'auras diapré tout le corps de meurtrissures, regarde avec bonté, Suzon, l'homme le plus fortuné, qui fut jamais battu par une femme.

suzanne.

Le plus fortuné! bon fripon, vous n'en séduisiez pas moins la Comtesse, avec un si trompeur babil, que m'oubliant moi-même, en vérité, c'était pour elle que je cédais.

figaro.

Ai-je pu me méprendre, au son de ta jolie voix?

suzanne, en riant.

Tu m'as reconnue? Ah comme je m'en vengerai!

figaro.

Bien rosser et garder rancune, est aussi par trop féminin! Mais dis-moi donc par quel bonheur je te vois là, quand je te croyais avec lui; et comment cet habit, qui m'abusait, te montre enfin innocente....

suzanne.

Eh c'est toi qui es un innocent, de venir te prendre au piége apprêté pour un autre! Est-ce notre faute à nous, si voulant museler un renard, nous en attrapons deux?

figaro.

Qui donc prend l'autre?

suzanne.

Sa femme.

figaro.

Sa femme?

suzanne.

Sa femme.

figaro, follement.

Ah Figaro, pends-toi; tu n'as pas deviné celui-là!—Sa femme? Ô douze ou quinze mille fois spirituelles femelles!—Ainsi les baisers de cette salle?

suzanne.

Ont été donnés à Madame.

figaro.

Et celui du Page?

suzanne, riant.

À Monsieur.

figaro.

Et tantôt, derrière le fauteuil?

suzanne.

À personne.

figaro.

En êtes-vous sûre?

suzanne, riant.

Il pleut des soufflets, Figaro.

figaro lui baise la main.

Ce sont des bijoux que les tiens. Mais celui du Comte était de bonne guerre.

suzanne.

Allons, Superbe, humilie-toi.

figaro fait tout ce qu'il annonce.

Cela est juste; à genoux, bien courbé, prosterné, ventre à terre.

suzanne, en riant.

Ah! ce pauvre Comte! quelle peine il s'est donnée...

figaro se relève sur ses genoux.

...Pour faire la conquête de sa femme!

SCÈNE IX.

LE COMTE entre par le fond du théâtre, et va droit au pavillon à sa droite. FIGARO, SUZANNE.

le comte, à lui-même.

Je la cherche en vain dans le bois, elle est peut-être entrée ici.

suzanne, à Figaro, parlant bas.

C'est lui.

le comte, ouvrant le pavillon.

Suzon, es-tu là-dedans?

figaro, bas.

Il la cherche, et moi je croyais....

suzanne, bas.

Il ne l'a pas reconnue.

figaro.

Achevons-le, veux-tu? (Il lui baise la main.)

le comte se retourne.

Un homme aux pieds de la Comtesse!... Ah! je suis sans armes. (il s'avance.)

figaro se relève tout-à-fait en déguisant sa voix.

Pardon, Madame, si je n'ai pas réfléchi que ce rendez-vous ordinaire était destiné pour la noce.

le comte, à part.

C'est l'homme du cabinet de ce matin. (il se frappe le front.)

figaro continue.

Mais il ne sera pas dit qu'un obstacle aussi sot aura retardé nos plaisirs.

le comte, à part.

Massacre, mort, enfer!

figaro, la conduisant au cabinet.

(bas.) Il jure. (haut.) Pressons-nous donc, Madame, et réparons le tort qu'on nous a fait tantôt, quand j'ai sauté par la fenêtre.

le comte, à part.

Ah! tout se découvre enfin.

suzanne, près du pavillon à sa gauche.

Avant d'entrer, voyez si personne n'a suivi. (il la baise au front.)

le comte s'écrie.

Vengeance!

(Suzanne s'enfuit dans le pavillon où sont entrés Fanchette, Marceline et Chérubin.)

SCÈNE X.

LE COMTE, FIGARO. (Le Comte saisit le bras de Figaro.)

figaro, jouant la frayeur excessive.

C'est mon maître.

le comte le reconnaît.

Ah scélérat, c'est toi! Holà, quelqu'un, quelqu'un!

SCÈNE XI.

PEDRILLE, LE COMTE, FIGARO.

pedrille botté.

Monseigneur, je vous trouve enfin.

le comte.

Bon, c'est Pédrille. Es-tu tout seul?

pedrille.

Arrivant de Séville à étripe cheval.

le comte.

Approche-toi de moi, et crie bien fort.

pedrille, criant à tue tête.

Pas plus de Page que sur ma main. Voilà le paquet.

le comte le repousse.

Eh, l'animal!

pedrille.

Monseigneur me dit de crier.

le comte, tenant toujours Figaro.

Pour appeler.—Holà quelqu'un; si l'on m'entend, accourez tous!

pedrille.

Figaro et moi, nous voilà deux; que peut-il donc vous arriver?

SCÈNE XII.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, BRID'OISON, BARTHOLO, BAZILE, ANTONIO, GRIPE-SOLEIL, toute la noce accourt avec des flambeaux.

bartholo, à Figaro.

Tu vois qu'à ton premier signal....

le comte, montrant le pavillon à sa gauche.

Pédrille, empare-toi de cette porte.

(Pédrille y va.)

bazile, bas à Figaro.

Tu l'as surpris avec Suzanne?

le comte, montrant Figaro.

Et vous, tous mes vassaux, entourez-moi cet homme, et m'en répondez sur la vie.

bazile.

Ha! Ha!

le comte furieux.

Taisez-vous donc. (à Figaro d'un ton glacé.) Mon Cavalier, répondez-vous à mes questions?

figaro, froidement.

Eh! qui pourrait m'en exempter, Monseigneur? Vous commandez à tout ici, hors à vous-même.

le comte, se contenant.

Hors à moi-même!

antonio.

C'est çà parler.

le comte reprend sa colère.

Non, si quelque chose pouvait augmenter ma fureur! ce serait l'air calme qu'il affecte.

figaro.

Sommes-nous des soldats qui tuent et se font tuer, pour des intérêts qu'ils ignorent? je veux savoir, moi, pourquoi je me fâche.

le comte hors de lui.

O rage! (se contenant.) Homme de bien qui feignez d'ignorer! Nous ferez-vous au moins la faveur de nous dire quelle est la dame actuellement par vous amenée dans ce pavillon?

figaro, montrant l'autre avec malice.

Dans celui-là?

le comte, vîte.

Dans celui-ci?

figaro, froidement.

C'est différent. Une jeune personne qui m'honore de ses bontés particulières.

bazile étonné.

Ha, ha!

le comte, vîte.

Vous l'entendez, Messieurs.

bartholo étonné.

Nous l'entendons?

le comte, à Figaro.

Et cette jeune personne a-t-elle un autre engagement que vous sachiez?

figaro, froidement.

Je sais qu'un grand seigneur s'en est occupé quelque temps; mais, soit qu'il l'ait négligée ou que je lui plaise mieux qu'un plus aimable, elle me donne aujourd'hui la préférence.

le comte, vivement.

La préf.... (se contenant.) Au moins il est naïf! car ce qu'il avoue, Messieurs, je l'ai ouï, je vous jure, de la bouche même de sa complice.

brid'oison stupéfait.

Sa-a complice!

le comte avec fureur.

Or quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.

(Il entre dans le pavillon.)

SCÈNE XIII.

TOUS LES ACTEURS PRÉCÉDENS, hors LE COMTE.

antonio.

C'est juste.

brid'oison, à Figaro.

Qui-i donc a pris la femme de l'autre?

figaro, en riant.

Aucun n'a eu cette joie là.

SCÈNE XIV.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, LE COMTE, CHÉRUBIN.

le comte parlant dans le pavillon, et attirant quelqu'un qu'on ne voit pas encore.

Tout vos efforts sont inutiles; vous êtes perdue, Madame; et votre heure est bien arrivée! (il sort sans regarder.) Quel bonheur qu'aucun gage d'une union aussi détestée!...

figaro s'écrie.

Chérubin!

le comte.

Mon Page?

bazile.

Ha, ha!

le comte, hors de lui.

(à part.) Et toujours le Page endiablé! (à Chérubin.) Que fesiez-vous dans ce sallon?

chérubin, timidement.

Je me cachais, comme vous l'avez ordonné.

pedrille.

Bien la peine de crever un cheval!

le comte.

Entres-y toi, Antonio; conduis devant son juge, l'infame qui m'a déshonoré.

brid'oison.

C'est Madame que vous y-y cherchez?

antonio.

L'y a parguenne, une bonne Providence; vous en avez fait tant dans le pays....

le comte furieux.

Entre donc.

(Antonio entre.)

SCÈNE XV.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, excepté ANTONIO.

le comte.

Vous allez voir, Messieurs, que le Page n'y était pas seul.

chérubin, timidement.

Mon sort eût été trop cruel, si quelqu'ame sensible n'en eût adouci l'amertume.

SCÈNE XVI.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, ANTONIO, FANCHETTE.

antonio, attirant par le bras quelqu'un qu'on ne voit pas encore.

Allons, Madame, il ne faut pas vous faire prier pour en sortir, puisqu'on sait que vous y êtes entrée.

figaro s'écrie.

La petite cousine!

bazile.

Ha, ha!

le comte.

Fanchette!

antonio se retourne et s'écrie.

Ah palsembleu! Monseigneur, il est gaillard de me choisir pour montrer à la compagnie que c'est ma fille qui cause tout ce train-là!

le comte, outré.

Qui la savait là-dedans?

(Il veut rentrer.)

bartholo, au-devant.

Permettez, monsieur le Comte, ceci n'est pas plus clair. Je suis de sang froid, moi.

(Il entre.)

brid'oison.

Voilà une affaire au-aussi trop embrouillée.

SCÈNE XVII.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, MARCELINE.

bartholo, parlant en dedans, et sortant.

Ne craignez rien, Madame, il ne vous sera fait aucun mal; j'en répons. (il se retourne et s'écrie:) Marceline!...

bazile.

Ha, ha!

figaro, riant.

Hé quelle folie! ma mère en est?

antonio.

À qui pis fera.

le comte, outré.

Que m'importe à moi? La Comtesse....

SCÈNE XVIII.

LES ACTEURS PRÉCÉDENS, SUZANNE. (Suzanne, son éventail sur le visage.)

le comte.

....Ah! la voici qui sort. (Il la prend violemment par le bras.) Que croyez-vous, Messieurs, que mérite une odieuse....

(Suzanne se jette à genoux, la tête baissée.)

le comte, fort.

Non, non.

(Figaro se jette à genoux de l'autre côté.)

le comte, plus fort.

Non, non.

(Marceline se jette à genoux devant lui.)

le comte, plus fort.

Non, non.

(Tous se mettent à genoux, excepté Brid'oison.)

le comte, hors de lui.

Y suffiez-vous un cent!

SCÈNE XIX et dernière.

TOUS LES ACTEURS PRÉCÉDENS, LA COMTESSE sort de l'autre pavillon.

la comtesse se jette à genoux.

Au moins je ferai nombre.

le comte regardant la Comtesse et Suzanne.

Ah, qu'est-ce que je vois!

brid'oison, riant.

Eh pardi c'è-est Madame.

le comte veut relever la Comtesse.

Quoi c'était vous, Comtesse? (d'un ton suppliant.) Il n'y a qu'un pardon bien généreux....

la comtesse, en riant.

Vous diriez, non, non, à ma place; et moi pour la troisième fois d'aujourd'hui, je l'accorde sans condition.

(Elle se relève.)

suzanne se relève.

Moi aussi.

marceline se relève.

Moi aussi.

figaro se relève.

Moi aussi; il y a de l'écho ici! (Tous se relèvent.)

le comte.

De l'écho!—J'ai voulu ruser avec eux; ils m'ont traité comme un enfant!

la comtesse, en riant.

Ne le regrettez pas, monsieur le Comte.

figaro, s'essuyant les genoux avec son chapeau.

Une petite journée comme celle-ci, forme bien un ambassadeur!

le comte à Suzanne.

Ce billet fermé d'une épingle?...

suzanne.

C'est Madame qui l'avait dicté.

le comte.

La réponse lui en est bien due.

(Il baise la main de la Comtesse.)

la comtesse.

Chacun aura ce qui lui appartient.

(Elle donne la bourse à Figaro et le diamant à Suzanne.)

suzanne, à Figaro.

Encore une dot.

figaro, frappant la bourse dans sa main.

Et de trois. Celle-ci fut rude à arracher!

suzanne.

Comme notre mariage.

gripe-soleil.

Et la jarretière de la mariée, l'aurons-je?

la comtesse arrache le ruban qu'elle a tant gardé dans son sein, et le jette à terre.

La jarretière? Elle était, avec ses habits; la voilà.

(Les garçons de la noce veulent la ramasser.)

chérubin, plus alerte, court la prendre et dit:

Que celui qui la veut, vienne me la disputer.

le comte en riant, au Page.

Pour un Monsieur si chatouilleux, qu'avez-vous trouvé de gai à certain soufflet de tantôt?

chérubin recule en tirant à moitié son épée.

À moi, mon Colonel?

figaro, avec une colère comique.

C'est sur ma joue qu'il l'a reçu: voilà comme les grands font justice!

le comte, riant.

C'est sur sa joue? ha, ha, ha, qu'en dites-vous donc, ma chère Comtesse?

la comtesse absorbée revient à elle, et dit avec sensibilité.

Ah! oui, cher Comte, et pour la vie, sans distraction, je vous le jure.

le comte, frappant sur l'épaul du Juge.

Et vous, Don-Brid'oison, votre avis maintenant?

brid'oison.

Su-ur tout ce que je vois, monsieur le Comte.... ma-a foi, pour moi je-e ne sais que vous dire: voilà ma façon de penser.

tous ensemble.

Bien jugé!

figaro.

J'étais pauvre, on me méprisait. J'ai montré quelque esprit, la haine est accourue. Une jolie femme et de la fortune....

bartholo, en riant.

Les coeurs vont te revenir en foule.

figaro.

Est-il possible?

bartholo.

Je les connais.

figaro, saluant les Spectateurs.

Ma femme et mon bien mis à part, tous me feront honneur et plaisir.

On joue la ritournelle du Vaudeville. (Air noté.)

VAUDEVILLE.

bazile.

figaro.

Je le sais...

(Il chante.) Gaudeant bene nanti.

bazile.

Non....

(Il chante.) Gaudeat bene nanti.

suzanne.

figaro.

la comtesse.

le comte.

marceline.

figaro continue l'air.

chérubin.

suzanne.

brid'oison.

BALLET GENERAL.

Fin du cinquième et dernier Acte.

S'adresser, pour la musique de l'ouvrage, à M. BAUDRON, chef d'orchestre du théâtre français.

APPROBATIONS.

J'ai lu, par ordre, de M. le Lieutenant de Police, la pièce intitulée: La folle journée, ou le Mariage de Figaro; et je n'y ai rien trouvé qui m'ait paru devoir en empêcher l'impression et la représentation. À Paris, ce vingt-huit février mil sept cent quatre-vingt-quatre.

Signé, coqueley de chaussepierre.

J'ai lu, par ordre de M. le Lieutenant général de Police, la pièce intitulée: La folle journée, ou le Mariage de Figaro; et je n'y ai rien trouvé qui m'ait paru devoir en empêcher la représentation et l'impression. À Paris, ce vingt-un mars mil sept cent quatre-vingt-quatre,

Signé, bret.

Vu les approbations; permis d'imprimer et représenter. À Paris, ce vingt-neuf mars mil sept cent quatre-vingt-quatre.

Signé, LENOIR.


ERRATA. (déjà corrigés)

PRÉFACE.

Page 9, ligne 8, ces fantômes, lisez, ses fantômes. 10, ligne dernière, n'existe, lisez, existe. 11, 2, les bons et les mauvais, lisez, bons et mauvais. ibid. 24, ces grands coups, lisez, ses grands coups. 13, 9, de l'oeil de boeuf ou des carrosses, lisez, de l'OEil-de-boeuf et des Carrosses. 26, 7, la coquette ou la coquine, lisez, la coquette ou coquine. 49, 6, espagnole, lisez, espagnol.

COMÉDIE.

Page 116, ligne 2, dans lesquels vous mêlerez, lisez, dans lesquels on mêlera. 175, 94, poursuivions, lisez, poursuivons. 178, 5, sont rentrés, lisez, sont entrés. 183, 23, les bois, lisez, le bois.