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Fort comme la mortParte 7 de 24

Guy de Maupassant

Original em francês · tradução para inglês

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Le long du grand boulevard descendant vers la Madeleine toute la gaîté du printemps nouveau semblait tombée du ciel sur les vivants.

L'air tiède et le soleil donnaient aux hommes des airs de fête, aux femmes des airs d'amour, faisaient cabrioler les gamins et les marmitons blancs qui avaient déposé leurs corbeilles sur les bancs pour courir et jouer avec leurs frères, les jeunes voyous. Les chiens semblaient pressés; les serins des concierges s'égosillaient; seules les vieilles rosses attelées aux fiacres allaient toujours de leur allure accablée, de leur trot de moribonds.

La comtesse murmura:

—Oh! le beau jour, qu'il fait bon vivre!

Le peintre, sous la grande lumière, les contemplait l'une auprès de l'autre, la mère et la fille. Certes, elles étaient différentes, mais si pareilles en même temps que celle-ci était bien la continuation de celle-là, faite du même sang, de la même chair, animée de la même vie. Leurs yeux surtout, ces yeux bleus éclaboussés de gouttelettes noires, d'un bleu si frais chez la fille, un peu décoloré chez la mère, fixaient si bien sur lui le même regard, quand il leur parlait, qu'il s'attendait à les entendre lui répondre les mêmes choses. Et il était un peu surpris de constater, en les faisant rire et bavarder, qu'il y avait devant lui deux femmes très distinctes, une qui avait vécu et une qui allait vivre. Non, il ne prévoyait pas ce que deviendrait cette enfant, quand sa jeune intelligence, influencée par des goûts et des instincts encore endormis, aurait poussé, se serait ouverte au milieu des événements du monde. C'était une jolie petite personne nouvelle, prête aux hasards et à l'amour, ignorée et ignorante, qui sortait du port comme on navire, tandis que sa mère y revenait, ayant traversé l'existence et aimé!

Il fut attendri à la pensée que c'était lui qu'elle avait choisi et qu'elle préférait encore, cette femme toujours jolie, bercée en ce landau, dans l'air tiède du printemps.

Comme il lui jetait sa reconnaissance dans un regard, elle le devina, et il crut sentir un remerciement dans un frôlement de sa robe.

A son tour, il murmura:

—Oh! oui, quel beau jour!

Quand on eut pris la duchesse, rue de Varenne, ils filèrent vers les Invalides, traversèrent la Seine et gagnèrent l'avenue des Champs-Elysées, en montant vers l'Arc de Triomphe de l'Étoile, au milieu d'un flot de voitures.

La jeune fille s'était assise près d'Olivier, à reculons, et elle ouvrait, sur ce fleuve d'équipages, des yeux avides et naïfs. De temps en temps, quand la duchesse et la comtesse accueillaient un salut d'un court mouvement de tête, elle demandait: «Qui est-ce?» Il nommait «les Pontaiglin», ou «les Puicelci», ou «la comtesse de Lochrist», ou «la belle Mme Mandelière».

On suivait à présent l'avenue du Bois de Boulogne, au milieu du bruit et de l'agitation des roues. Les équipages, un peu moins serrés qu'avant l'Arc de Triomphe, semblaient lutter dans une course sans fin. Les fiacres, les landaus lourds, les huit-ressorts solennels se dépassaient tour à tour, distancés soudain par une victoria rapide, attelée d'un seul trotteur, emportant avec une vitesse folle, à travers toute cette foule roulante, bourgeoise ou aristocrate, à travers tous les mondes, toutes les classes, toutes les hiérarchies, une femme jeune, indolente, dont la toilette claire et hardie jetait aux voitures qu'elle frôlait un étrange parfum de fleur inconnue.

—Cette dame-là, qui est-ce? demandait Annette.

—Je ne sais pas, répondait Bertin, tandis que la duchesse et la comtesse échangeaient un sourire.

Les feuilles poussaient, les rossignols familiers de ce jardin parisien chantaient déjà dans la jeune verdure, et quand on eut pris la file au pas, en approchant du lac, ce fut de voiture à voiture un échange incessant de saints, de sourires et de paroles aimables, lorsque les roues se touchaient. Cela, maintenant, avait l'air du glissement d'une flotte de barques où étaient assis des dames et des messieurs très sages. La duchesse, dont la tête à tout instant se penchait devant les chapeaux levés ou les fronts inclinés, paraissait passer une revue et se remémorer ce qu'elle savait, ce qu'elle pensait et ce qu'elle supposait des gens, à mesure qu'ils défilaient devant elle.

—Tiens, petite, revoici la belle Mme Mandelière, la beauté de la République.

Dans une voiture légère et coquette, la beauté de la République laissait admirer, sous une apparente indifférence pour cette gloire indiscutée, ses grands yeux sombres, son front bas sous un casque de cheveux noirs, et sa bouche volontaire, un peu trop forte.

—Très belle tout de même, dit Bertin.

La comtesse n'aimait pas l'entendre vanter d'autres femmes. Elle haussa doucement les épaules et ne répondit rien.

Mais la jeune fille, chez qui s'éveilla soudain l'instinct des rivalités, osa dire:

—Moi, je ne trouve point. Le peintre se retourna.

—Quoi, tu ne la trouves point belle?

—Non, elle a l'air trempée dans l'encre. La duchesse riait, ravie.

—Bravo, petite, voilà six ans que la moitié des hommes de Paris se pâme devant cette négresse! Je crois qu'ils se moquent de nous. Tiens, regarde plutôt la comtesse de Lochrist.

Seule dans un landau avec un caniche blanc, la comtesse, fine comme une miniature, une blonde aux yeux bruns, dont les lignes délicates, depuis cinq ou six ans également, servaient de thème aux exclamations de ses partisans, saluait, un sourire fixé sur la lèvre.

Mais Nanette ne se montra pas encore enthousiaste.

—Oh! fit-elle, elle n'est plus bien fraîche. Bertin, qui d'ordinaire dans les discussions quotidiennement revenues sur ces deux rivales, ne soutenait point la comtesse, se fâcha soudain de cette intolérance de gamine.

—Bigre, dit-il, qu'on l'aime plus ou moins, elle est charmante, et je te souhaite de devenir aussi jolie qu'elle.

—Laissez donc, reprit la duchesse, vous remarquez seulement les femmes quand elles ont passé trente ans. Elle a raison, cette enfant, vous ne les vantez que défraîchies.

Il s'écria:

—Permettez, une femme n'est vraiment belle que tard, lorsque toute son expression est sortie.

Et développant cette idée que la première fraîcheur n'est que le vernis de la beauté qui mûrit, il prouva que les hommes du monde ne se trompent pas en faisant peu d'attention aux jeunes femmes dans tout leur éclat, et qu'ils ont raison de ne les proclamer «belles» qu'à la dernière période de leur épanouissement.

La comtesse, flattée, murmurait:

—Il est dans le vrai, il juge en artiste. C'est très gentil, un jeune visage, mais toujours un peu banal.

Et le peintre insista, indiquant à quel moment une figure, perdant peu à peu la grâce indécise de la jeunesse, prend sa forme définitive, son caractère, sa physionomie.

Et, à chaque parole, la comtesse faisait «oui» d'un petit balancement de tête convaincu; et plus il affirmait, avec une chaleur d'avocat qui plaide, avec une animation de suspect qui soutient sa cause, plus elle l'approuvait du regard et du geste, comme s'ils se fussent alliés pour se soutenir contre un danger, pour se défendre contre une opinion menaçante et fausse. Annette ne les écoutait guère, tout occupée à regarder. Sa figure souvent rieuse était devenue grave, et elle ne disait plus rien, étourdie de joie dans ce mouvement. Ce soleil, ces feuilles, ces voitures, cette belle vie riche et gaie, tout cela c'était pour elle.

Tous les jours, elle pourrait venir ainsi, connue à son tour, saluée, enviée; et des hommes, en la montrant, diraient peut-être qu'elle était belle. Elle cherchait ceux et celles qui lui paraissaient les plus élégants, et demandait toujours leurs noms, sans s'occuper d'autre chose que de ces syllabes assemblées qui, parfois, éveillaient en elle un écho de respect et d'admiration, quand elle les avait lues souvent dans les journaux ou dans l'histoire. Elle ne s'accoutumait pas à ce défilé de célébrités, et ne pouvait même croire tout à fait qu'elles fussent vraies, comme si elle eût assisté à quelque représentation. Les fiacres lui inspiraient un mépris mêlé de dégoût, la gênaient et l'irritaient, et elle dit soudain:

—Je trouve qu'on ne devrait laisser venir ici que les voitures de maître.

Bertin répondit:

—Eh bien, Mademoiselle, que fait-on de l'égalité, de la liberté et de la fraternité?

Elle eut une moue qui signifiait «à d'autres» et reprit:

—Il y aurait un bois pour les fiacres, celui de Vincennes, par exemple.

—Tu retardes, petite, et tu ne sais pas encore que nous nageons en pleine démocratie. D'ailleurs, si tu veux voir le bois pur de tout mélange, viens le matin, tu n'y trouveras que la fleur, la fine fleur de la société.

Et il fit un tableau, un de ceux qu'il peignait si bien, du bois matinal avec ses cavaliers et ses amazones, de ce club des plus choisis où tout le monde se connaît par ses noms, petits noms, parentés, titres, qualités et vices, comme si tous vivaient dans le même quartier ou dans la même petite ville.

—Y venez-vous souvent? dit-elle.

—Très souvent; c'est vraiment ce qu'il y a de plus charmant à Paris.

—Vous montez à cheval, le matin!

—Mais oui.

—Et puis, l'après-midi, vous faites des visites?

—Oui.

—Alors, quand est-ce que vous travaillez?

—Mais je travaille ... quelquefois, et puis j'ai choisi une spécialité suivant mes goûts! Comme je suis peintre de belles dames, il faut bien que je les voie et que je les suive un peu partout.

Elle murmura, toujours sans rire:

—A pied et à cheval?

Il jeta vers elle un regard oblique et satisfait, qui semblait dire: Tiens, tiens, déjà de l'esprit, tu seras très bien, toi.

Un souffle d'air froid passa, venu de très loin, de la grande campagne à peine éveillée encore; et le bois entier frémit, ce bois coquet, frileux et mondain.

Pendant quelques secondes ce frisson fit trembler les maigres feuilles sur les arbres et les étoffes sur les épaules. Toutes les femmes, d'un mouvement presque pareil, ramenèrent sur leurs bras et sur leur gorge le vêtement tombé derrière elles; et les chevaux se mirent à trotter d'un bout à l'autre de l'allée, comme si la brise aigre, qui accourait, les eût fouettés en les touchant.

On rentra vite au milieu d'un bruit argentin de gourmettes secouées, sous une ondée oblique et rouge du soleil couchant.

—Est-ce que vous retournez chez vous? dit la comtesse au peintre, dont elle savait toutes les habitudes.

—Non, je vais au Cercle.

—Alors, nous vous déposons en passant?

—Ça me va, merci bien.

—Et quand nous invitez-vous à déjeuner avec la duchesse?

—Dites votre jour?

Ce peintre attitré des Parisiennes, que ses admirateurs avaient baptisé «un Watteau réaliste» et que ses détracteurs appelaient «photographe de robes et manteaux», recevait souvent, soit à déjeuner, soit à dîner, les belles personnes dont il avait reproduit les traits, et d'autres encore, toutes les célèbres, toutes les connues, qu'amusaient beaucoup ces petites fêtes dans un hôtel de garçon.

—Après-demain! Ça vous va-t-il, après-demain, ma chère duchesse? demanda Mme de Guilleroy.

—Mais oui, vous êtes charmante! M. Bertin ne pense jamais à moi, pour ces parties-là. On voit bien que je ne suis plus jeune.

La comtesse, habituée à considérer la maison de l'artiste un peu comme la sienne, reprit:

—Rien, que nous quatre, les quatre du landau, la duchesse, Annette, moi et vous, n'est-ce pas, grand artiste?

—Rien que nous, dit-il en descendant, et je vous ferai faire des écrevisses à l'alsacienne.

—Oh! vous allez donner des passions à la petite.

Il saluait, debout à la portière, puis il entra vivement dans le vestibule de la grande porte du Cercle, jeta son pardessus et sa canne à la compagnie de valets de pied qui s'étaient levés comme des soldats au passage d'un officier, puis il monta le large escalier, passa devant une autre brigade de domestiques en culottes courtes, poussa une porte et se sentit soudain alerte comme un jeune homme en entendant, au bout du couloir, un bruit continu de fleurets heurtés, d'appels de pied, d'exclamations lancées, par des voix fortes: Touché.—A moi.—Passé.—J'en ai.—Touché.—A vous.

Dans la salle d'armes, les tireurs, vêtus de toile grise, avec leur veste de peau, leurs pantalons serrés aux chevilles, une sorte de tablier tombant sur le ventre, un bras en l'air, la main repliée, et dans l'autre main rendue énorme par le gant, le mince et souple fleuret, s'allongeaient et se redressaient avec une brusque souplesse de pantins mécaniques.

D'autres se reposaient, causaient, encore essoufflés, rouges, en sueur, un mouchoir à la main pour éponger leur front et leur cou; d'autres, assis sur le divan carré qui faisait le tour de la grande salle, regardaient les assauts. Liverdy contre Landa, et le maître du Cercle, Taillade, contre le grand Rocdiane.

Bertin, souriant, chez lui, serrait les mains.

—Je vous retiens, lui cria le baron de Baverie.

—Je suis à vous, mon cher.

Et il passa dans le cabinet de toilette pour se déshabiller.

Depuis longtemps, il ne s'était senti aussi agile et vigoureux, et, devinant qu'il allait faire un excellent assaut, il se hâtait avec une impatience d'écolier qui va jouer. Dès qu'il eut devant lui son adversaire, il l'attaqua avec une ardeur extrême, et, en dix minutes, l'ayant touché onze fois, le fatigua si bien, que le baron demanda grâce. Puis il tira avec Punisimont, et avec son confrère Amaury Maldant.

La douche froide, ensuite, glaçant sa chair haletante, lui rappela les bains de la vingtième année, quand il piquait des têtes dans la Seine, du haut des ponts de la banlieue, en plein automne, pour épater les bourgeois.

—Tu dînes ici? lui demandait Maldant.

—Oui.

—Nous avons une table avec Liverdy, Rocdiane et Landa, dépêche-toi, il est sept heures un quart.

La salle à manger, pleine d'hommes, bourdonnait.

Il y avait là tous les vagabonds nocturnes de Paris, des désoeuvrés et des occupés, tous ceux qui, à partir de sept heures du soir, ne savent plus que faire et dînent au Cercle pour s'accrocher, grâce au hasard d'une rencontre, à quelque chose ou à quelqu'un.

Quand les cinq amis se furent assis, le banquier Liverdy, un homme de quarante ans, vigoureux et trapu, dit à Bertin:

—Vous étiez enragé, ce soir.

Le peintre répondit:

—Oui, aujourd'hui, je ferais des choses surprenantes.

Les autres sourirent, et le paysagiste Amaury Maldant, un petit maigre, chauve, avec une barbe grise, dit d'un air fin:

—Moi aussi, j'ai toujours un retour de sève en Avril; ça me fait pousser quelques feuilles, une demi-douzaine au plus, puis ça coule en sentiment; il n'y a jamais de fruits.

Le marquis de Rocdiane et le comte de Landa le plaignirent. Plus âgés que lui, tous deux, sans qu'aucun oeil exercé pût fixer leur âge, hommes de cercle, de cheval et d'épée à qui les exercices incessants avaient fait des corps d'acier, ils se vantaient d'être plus jeunes, en tout, que les polissons énervés de la génération nouvelle.

Rocdiane, de bonne race, fréquentant tous les salons, mais suspect de tripotages d'argent de toute nature, ce qui n'était pas étonnant, disait Bertin, après avoir tant vécu dans les tripots, marié, séparé de sa femme qui lui payait une rente, administrateur de banques belges et portugaises, portait haut, sur sa figure énergique de Don Quichotte, un honneur un peu terni de gentilhomme à tout faire que nettoyait, de temps en temps, le sang d'une piqûre en duel.

Le comte de Landa, un bon colosse, fier de sa taille et de ses épaules, bien que marié et père de deux enfants, ne se décidait qu'à grand'peine à dîner chez lui trois fois par semaine, et restait au Cercle les autres jours, avec ses amis, après la séance de la salle d'armes.

—Le Cercle est une famille, disait-il, la famille de ceux qui n'en ont pas encore, de ceux qui n'en auront jamais et de ceux qui s'ennuient dans la leur.

La conversation, partie sur le chapitre femmes, roula d'anecdotes en souvenirs et de souvenirs en vanteries jusqu'aux confidences indiscrètes.

Le marquis de Rocdiane laissait soupçonner ses maîtresses par des indications précises, femmes du monde dont il ne disait pas les noms, afin de les faire mieux deviner. Le banquier Liverdy désignait les siennes par leurs prénoms. Il racontait: «J'étais au mieux, en ce moment-là, avec la femme d'un diplomate. Or, un soir, en la quittant, je lui dis: ma petite Marguerite...» Il s'arrêtait au milieu des sourires, puis reprenait: «Hein! j'ai laissé échapper quelque chose. On devrait prendre l'habitude d'appeler toutes les femmes Sophie.»

Olivier Bertin, très réservé, avait coutume de déclarer, quand on l'interrogeait:

—Moi, je me contente de mes modèles.

On feignait de le croire, et Landa, un simple coureur de filles, s'exaltait à la pensée de tous les jolis morceaux qui trottent par les rues, et de toutes les jeunes personnes déshabillées devant le peintre, à dix francs l'heure.

A mesure que les bouteilles se vidaient, tous ces grisons, comme les appelaient les jeunes du Cercle, tous ces grisons, dont la face rougissait, s'allumaient, secoués de désirs réchauffés et d'ardeurs fermentées.

Rocdiane, après le café, tombait dans des indiscrétions plus véridiques, et oubliait les femmes du monde pour célébrer les simples cocottes.

—Paris, disait-il, un verre de kummel à la main, la seule ville où un homme ne vieillisse pas, la seule où, à cinquante ans, pourvu qu'il soit solide et bien conservé, il trouvera toujours une gamine de dix-huit ans, jolie comme un ange, pour l'aimer.

Landa, retrouvant son Rocdiane d'après les liqueurs, l'approuvait avec enthousiasme, énumérait les petites filles qui l'adoraient encore tous les jours.

Mais Liverdy, plus sceptique et prétendant savoir exactement ce que valent les femmes, murmurait:

—Oui, elles vous le disent, qu'elles vous adorent.

Landa riposta:

—Elles me le prouvent, mon cher.

—Ces preuves-là ne comptent pas.

—Elles me suffisent.

Rocdiane criait: