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ŒuvresParte 14 de 18

François Villon

Original em francês · tradução para inglês

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  • O sentido de cada trecho
  • Notas sobre expressões e gramática
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NOTES.

(Les chiffres renvoient aux pages du volume. V. signifie vers; Pr., Prompsault; P. L., M. Paul L. Jacob, bibliophile.)

P. 1. Clément Marot aux Lecteurs. Cette préface, avec le huitain qui l'accompagne, est en tête de l'édition de Paris, Galiot du Pré, 1533, la première donnée par Marot.

P. 2, lig. 28. Toutesfoys... Marot dit clairement qu'il n'a pas consulté un seul manuscrit. Il n'a pas non plus eu sous les yeux toutes les éditions du XVe siècle.

P. 4, lig. 5. Après ... Les vers que Marot dit avoir refaits sont au nombre de dix ou douze seulement, et, chose singulière, on les trouve tels quels dans les manuscrits et les anciennes éditions. (P. L.)

P. 7. Le Petit Testament. Ce titre, que Villon n'avait pas eu l'intention de donner à ses lays (voy. p. 50, v. II), se trouve en tête des plus anciennes éditions de ses oeuvres.

P. 8-9. Les huitains IV à IX ont été publiés pour la première fois par Prompsault, d'après un mss. La Monnoye ne les a pas connus.

P. 9, huitain IX. L'invocation par laquelle Villon commence son Testament n'est qu'une affaire de simple formule. Ce n'est pas là qu'il faut chercher la preuve de ses sentiments religieux.

P. 14, huit. XXIII. Ce huitain, publié pour la première fois par Prompsault, se trouve en manuscrit dans l'exemplaire annoté de La Monnoye.

P. 17-19. Les huitains XXXVI-XXXIX, publiés pour la première fois par M. Prompsault, n'étaient pas connus de La Monnoye. C'est une satire du jargon scolastique du temps. Il n'est pas certain que Villon en soit l'auteur. J'ai conservé quelques-unes des corrections introduites dans ce texte par M. P. L.

P. 21. Le Grand Testament. Huit. I. En l'an trentiesme de mon eage... On a conclu de ce vers que Villon n'avait pas trente ans accomplis en 1461. La mesure du vers ne lui permettait pas d'être plus exact; mais dans le Débat du corps et du coeur (p. 113), fait dans la prison de Meung, il dit positivement: «Tu as trente ans.» Il était donc réellement né en 1431.

P. 22, huit. V. La leçon de l'édition Prompsault est meilleure que celle de La Monnoye. La voici:

Si prieray pour lui de bon cueur,

Par l'ame du bon feu Cotard...

C'est-à-dire que Villon jure par l'âme de son procureur Cotard (voy. ce nom au Glossaire-index), de prier Dieu pour Thibault d'Aussigny. La suite nous apprend ce qu'il entend par là.

P. 37-38. On a cru que dans les huitains XLIII-XLV Villon parlait de lui-même; c'est évidemment une erreur. Pour le reconnaître, il suffit de se rappeler qu'il n'avait que trente ans, et n'était pas un «pauvre vieillart.»

P. 45, huit. LIV. Je n'ai pas adopté la correction de La Monnoye, qui termine ainsi ce huitain:

C'est pure vérité decellée:

Pour une joye cent doulours.

P. 56. Les six premiers vers de l'Envoi donnent en acrostiche le nom de Villon, ainsi que M. Nagel l'a remarqué le premier. Il a découvert aussi que le premier huitain de la Ballade de Villon à s'amye, p. 57, donne en acrostiche le nom de Françoys. Le second huitain donne Martheos, sans doute par l'effet du hasard.

P. 90. Lays. Publié pour la première fois par Prompsault. En manuscrit dans La Monnoye. Il en est de même du huitain CLIII, p. 91.

P. 99. «Et je croy bien que pas n'en ment.» Le huitain qui commence par ce vers et le reste de la ballade ont été publiés pour la première fois par Prompsault. Ils existent en manuscrit dans La Monnoye.

P. 101. Poésies diverses. Le titre de plusieurs éditions annonce un Codicille, ce qui a préoccupé quelques éditeurs plus que de raison. L'édition de Pierre Levet, 1489, et une autre édition du XV'siècle (la troisième décrite par M. Brunet), disent ce qu'il faut entendre par là. Dans celle de Pierre Levet on lit: Cy commence le grant Codicille et Testament de maistre François Villon, et dans l'autre: Sensuit le grant Testament et Codicille de maistre François Villon. Le Codicille n'est donc autre chose que le Grand Testament, postérieur de cinq ans au Petit Testament.

P. 105. Le Dit de la naissance Marie. Cette pièce et les deux suivantes se trouvent dans un très-beau manuscrit des Poésies de Charles d'Orléans, conservé à la Bibliothèque impériale. Elles ont été publiées pour la première fois par M. Prompsault.

P. 107. Double ballade. Cette pièce, adressée à Marie d'Orléans, fut composée longtemps après la précédente, et lorsque la princesse était déjà grande, et avait «port assuré, maintien rassis» (p. 109, v. 17).

P. 110. Ballade Villon. Cette pièce est incontestablement de Villon, dont elle porte le nom dans le manuscrit des poésies de Charles d'Orléans. Il n'est pas aussi certain que les deux autres pièces tirées du même manuscrit soient de lui, mais c'est on ne peut plus vraisemblable.

Cette ballade fut composée sur un sujet donné par le duc d'Orléans. On trouve dans le manuscrit de ses poésies celles qui furent composées à la même occasion par onze autres poëtes.

P. 111. Epistre, Cette pièce fut composée dans la prison de Meung. Elle a été publiée pour la première fois par Prompsault, mais elle existe en manuscrit, avec des variantes, dans La Monnoye.

P. 112. Le Débat du cueur et du corps. Composé dans la prison de Meung. Les précédents éditeurs n'ont pas remarqué que le nom de Villon se trouve en acrostiche dans les six vers qui, non compris le refrain, forment l'envoi.

P. 113. La, Requeste à Monseigneur de Bourbon. Prompsault se trompe lorsqu'il dit que Marot a fait le titre de cette ballade. On le trouve dans les éditions du XVe siècle tel qu'il est reproduit ici.

Le duc de Bourbon était Jean II, qui mourut en 1487; ce ne pouvait être Charles Ier, mort en décembre 1456, à l'époque précisément où Villon, peu connu comme poëte, se faisait fouetter publiquement.

P. 119. Ballade des povres housseurs. Cette pièce a été tirée du Jardin de plaisance par Prompsault. Il n'est pas bien prouvé qu'elle soit de Villon. On ne sait pas au juste ce que signifie ce mot housseurs. Cotgrave le traduit par balayeurs, ramoneurs; M. P. L., par batteurs de tapis; Prompsault, par porteurs de housseaux ou de bottes; M. Campeaux, par écoliers portant des housses, comme ceux du collège de Navarre. Son explication me paraît la meilleure, à moins que housseurs ne signifie faiseurs de housseaux. Il y a un rapprochement à faire entre cette supposition et, d'une part, les conjectures de M. Campeaux relativement à la profession du père de Villon; d'autre part, l'affirmation très-nette de la onzième des pièces attribuées à Villon, que je publie, p. 139. «... Mon père est cordouennier.» Malheureusement ce rondeau n'est pas plus certainement de Villon que la Ballade des povres housseurs.

P. 120. Problème ou Ballade. Publié pour la première fois par Prompsault. En manuscrit dans La Monnoye.

P. 121. Ballade contre les mesdisans de la France. Prompsault a cru publier cette pièce pour la première fois; mais il en existe une édition en caractères gothiques, reproduite par M. A. de Montaiglon dans les Anciennes Poésies françoises, t. V, p. 320, qui m'a fourni de bonnes variantes. La Monnoye la connaissait. Elle existe en manuscrit dans son exemplaire annoté, avec le titre qu'elle porte ici.

P. 124. Le Jargon ou Jobelin. Tous les éditeurs de Villon ont reculé devant l'explication de ces ballades en argot. Je suis leur exemple; mais cela ne doit pas décourager ceux qui voudraient tenter l'entreprise. En recueillant avec soin toutes les variantes des anciennes éditions, en rapprochant les ballades de Villon des monuments assez nombreux de ce langage qui nous restent du XVe siècle et du commencement du XVIe, on arriverait probablement à quelque chose de satisfaisant.

P. 133. Poésies attribuées à Villon. J'ai choisi ce titre à cause de son élasticité. Je ne suis pas convaincu que ces pièces soient de notre poëte; mais je n'ai pas voulu, en les donnant comme émanant de ses disciples, lui faire tort de celles qui peuvent lui appartenir.

P. 133-143. Dix-sept pièces choisies parmi celles que M. Campeaux a tirées du Jardin de plaisance. On ne peut, lire son travail sans être tenté d'admettre que plusieurs de ces pièces sont réellement de Villon.

P. 144-146. Les ballades XVIII, XIX et XX ont été réunies pour la première fois aux oeuvres de Villon dans l'édition de 1723. Je ne crois pas qu'elles soient de lui.

P. 147. Ballade joyeuse des taverniers. Cette pièce se trouve dans toutes les éditions de la Chasse et le Départ d'Amours, d'Octavien de Saint-Gelais, dont la première est de 1509. Je dois cette indication à mon ami M. Louis Moland.

P. 150. Monologue du franc archier de Baignollet. Réuni pour la première fois aux oeuvres de Villon en 1532, dans une édition de Galiot du Pré. Il existe de ce monologue une édition gothique, format d'agenda, qui a été reproduite dans l'Ancien théâtre françois, t. II, p. 326. J'en ai tiré quelques variantes.

P. 164. Dialogue de messieurs de Mallepaye et de Baillevent. De même que le Monologue du franc archer, cette pièce fut réunie pour la première fois aux oeuvres de Villon dans l'édition de Galiot du Pré, 1532. Elle est écrite, comme l'a remarqué le premier M. A. de Montaiglon, «en strophes de six vers sur deux rimes, qui s'enchaînent de telle façon que la rime placée dans une strophe au troisième et au sixième vers se répète, dans la strophe suivante, aux quatre autres vers, c'est-à-dire au premier, au second, au quatrième et au cinquième.» Je l'ai divisée selon ces indications, et l'on conviendra qu'elle y a beaucoup gagné.

Deux strophes sont incomplètes, l'une d'un vers, p. 172, et l'autre de deux, p. 177.

P. 178. Les Repeues franches. Ce recueil fut imprimé plusieurs fois dans le XVe siècle et la première moitié du XVIe. Il n'est pas de Villon; mais le poëte y joue un tel rôle qu'on ne peut se dispenser de le joindre à ses oeuvres, ce qu'on fait, du reste, depuis plus de trois cents ans. Il est écrit presque tout entier en strophes de huit vers, ce que les précédents éditeurs n'avaient pas assez remarqué, comme l'a dit M. A. de Montaiglon. Il y a vers la fin quelques strophes que je n'ai pu compléter, bien que j'aie consulté plusieurs éditions anciennes, y compris celle de Jean Trepperel, que je crois la première.

P. 187. La Manière d'avoir du poisson. Le moyen employé par Villon pour se débarrasser du porte-pannier rappelle le fabliau des Trois Avugles de Compiengne, par Cortebarbe. Voir aussi les Aventures de Til Ulespiègle, chap. LXXI (Nouvelle collection Jannet); Morlini, nouv. XIII; les Facétieuses Nuits de Straparole, édition Jannet, Paris, 1857, t. Ier, p. liv.

P. 190. La Manière d'avoir des trippes. Voir un expédient analogue dans les Aventures de Til Ulespiègle, édition citée, chap. LXXII.

P. 191. La Manière d'avoir du pain. Imité par l'auteur des Aventures de Til Ulespiègle, chap. VI.

P. 192. La Manière d'avoir du vin. Se retrouve dans Til Ulespiègle, chap. LVII.

P. 206. La Repeue franche du Souffreteux. Imité par l'auteur de Til Ulespiègle, chap. LXI, et par Bonaventure Des Périers. Voy. l'édition de M. Louis Lacour, 1856. In-16, p. 122.

GLOSSAIRE-INDEX.

————— A —————

A, avec. P. 34, v. 18; p. 158, v. 12.

A coup, vite, tout de suite.

A tout, avec.

Abandonné, libéral, prodigue. 172.

Abayer, aboyer.

Aboluz, absolu, absous. 55.

Aboy (en), aux abois, abaissé.—«Trois poulx rampans en aboy», c'est-à-dire descendant le long de la chemise, telles sont les armoiries que le seigneur de Mallepaye assigne à son ami Baillevent, P. 168.

ABSALON, 121, 122.

Absoluz, absolz, absous.

Abusion, peine inutile, fait de quelqu'un qui s'abuse. (P. 35, v. 2.)

Acabit, accident (?). 175.

Accollèe, acollée, accolade.

Accouter, appuyer, accoter. 47, 136.

Acherin, acéré, d'acier.

Achoison, achoyson, occasion, feinte, ruse.

Acongnoistre, connaître. 195.

Accueillir, tenir. 145.

Acquester, acquérir.

Acreuz, acquis, augmentés. 165.

Acteur (l'), l'auteur. 182.

Adextre, adroit, habile.

Adirer, absenter, supprimer. 135.

Admenez (en) (?), P. 38, v. 25.

Adonc, adoncques, alors.

Advantaige, voy. avantaige.

Affier, assurer, certifier.

Affiques, affiquets. 185.

Affoler, blesser. 152.

Affuyt, suit.

Aguet (aller d'), marcher avec précaution et sans bruit, c'est ce que faisaient sans doute les soldats de police à pied dont parle Villon, p. 13, v. 21.

Aherdre, p. 52, se trouve dans Cotgrave avec le sens de toucher, prendre.

Ahonti, déshonore, couvert de honte. 142.

Aid, aide, assiste «Ainsi m'aid Dieux!» P. 26, v. 6.

Aignel, agneau. 107.

Ainçoys, avant.

Ains, avant.

Aist, aide. «Ainsi m'aist Dieux!» 107.

Aiz, planche. 84.

ALENÇON. 151. Cette ville fut prise et reprise plusieurs fois par les Anglais et les Français pendant les guerres du XVe siècle. C'est en 1448 que Charles VII l'assiégea pour la dernière fois; il s'en empara, ainsi que de toutes les autres places fortes de la Normandie. (P. L.)—Le bon feu duc d'Alençon dont parle Villon (p. 36) serait, selon M. Pr., Jean Ier, tué à la bataille d'Azincourt, en 1415.

ALEXANDRE, p. 26. Cette anecdote d'Alexandre et du pirare Diomédès est, suivant Formey, rapportée par Cicéron, dans un fragment du traité De Republica, liv. III, que nous a conservé Nonius Marcellus. Le nom du pirare ne s'y trouve pas. Voy. 121.

ALLEMANSES, allemandes, 80.

Alleure (bonne), promptement.

ALLYS (p. 34, v. 19), Alix de Champagne, mariée en 1160 à Louis le Jeune, roi de France, et morte en 1216. (Pr.)

Alouer (s'), s'attacher, se dévouer. 108.

ALPHASAR, p. 121. Arphaxad, roi des Mèdes.

ALPHONSE, le roy d'Aragon. Alphonse V, dit le Sage, mort en 1458.

Amant, 165, amendement.

Amathiste, améthyste. 35.

Ambagoys, ambages, finesses. 192.

Ambesas, doubleas. P. 48.

Ameçons, hameçons. Employé au figuré, p. 185.

AMIRAL (l'), p. 152. M. P. L. suppose que c'est Prégent, seigneur de Coetivy et de Retz, créé amiral en 1439, et tué en 1450, au siège de Cherbourg.

AMMON, fils de David. Plaisant récit de son amour pour sa soeur Thamar. (P. 46, v. 15.)

Amoureux, agréable, bon. 195, v. 1.

Amys, amicts. 36.

Ance, anse. 15.

ANCENYS, 151.

Ançoys, avant.

Ancre, encre.

Andoilles, andouilles. 64.

Ange, Angelot, (p. 70), étaient des monnaies d'or. Deux angelots valaient un grand ange. Villon veut que le jeune merle agisse consciencieusement, ce qui n'était sans doute pas dans ses habitudes. (Pr.)

ANGELOT L'HERBIER (l'herboriste), 85.

ANGIERS, 9. Le Lyon d'Angiers (153) était sans doute l'enseigne d'une hôtellerie.

ANGLAIS, p. 151.

ANGLESCHES, anglaises, p.81, v. 3.

Angoisseux, plein d'angoisse.

ANGOULEVENT, p. 176. Un Prince des Sots nommé Angoulevent vivait à la fin du XVIe siècle et se fit connaître par un procès qu'il soutint pour défendre les privilèges de sa principauté. Mais ce passage prouve que le nom d'Angoulevent était générique parmi les gueux et les aventuriers dès le XVe siècle. (P. L.)

ANJOU, 157.

Antan, l'an passé.

Ante, tante. 82.

Apasteler, nourrir.

Apostoles, pape (p. 36), et, par extension, évêque, et peut-être prêtre.

Appaillardir, appauvrir, mettre sur la paille 172.

Appeau, appel. 197.

Appoinct, à point. 73.

Appointé, convenu.

Appoinctement, accord.

Aprins, appris.

Arain, airain, cuivre. 48

Arbrynceaux, arbrisseaux.

ARCHIPIADA, 34, vraisemblablement Archippa, l'amante de Sophocle. Pr.)

ARCHITRICLIN (p. 69). Le maître d'hôtel des noces de Cana, qui conseilla de boire le bon vin le premier.

Ardiz, brûlai. 121, v. 2.

Ardre, brûler.

Argeutis, arguties. 18.

ARISTOTE, 18, 25.

Armarie (montrer l'), p. 146, paraître armé dans un tournoi. (P. L)

Arquemie, alchimie. «Faire l'arquemie aux dens» (p. 182 et 186), c'est vivre de vent, n'avoir rien à manger.

Arraisonner, interroger.

Arrons, aurons.

Ars> brûlé. 17.

Arsure. brûlure. 76.

Art de la pinse et du croc, l'art des voleurs. P. 2.

Art de mémoire, 11. Probablement l'Ars memorativa, ouvrage didactique souvent réimprimé au XVe s. avec des figures singulières. (P. L.)

ARTUS, le duc de Bretaigne (p. 35, v. 10) est Artus III, le Justicier, mort en 1458.

Asçavoir-mon, c'est à savoir.

ASNE ROUGE, 60. Est-ce une enseigne?

Assier, acier. 9.

Atout, avec.

Attaine, III. Atteigne, blesse. (P. L.)

Attaintée, 78, bien parée (Pr.),-fardée (P. L.).

Attendue, attente, retard.

Attente, intention. 49.

Aubade, peur. 199.

Aucun, aucune, quelque. 30, 120.

Aucunement, en quelque façon.

Auditeux, auditeurs.

AUGER LE DANOIS, 91.

Aulmoire, armoire.

AULNIS (vin d'), 60.

AUSSIGNY (Thibault d'), 21.

AUVERGNE (p. 36). Le dernier Dauphin de la branche héréditaire fut Beraud III, qui mourut en 1428. (P. L.)

Avaller, descendre, précipiter en bas.

Avantage (vivre d'), vivre aux dépens d'autrui. 206, 208, etc.

Avenir, advenir.

AVERROYS, Averrhoès. 25.

Avoyé, en voie, bien venu. 196.

Ayser (s'), se mettre à son aise, se servir librement. P. 78, v. 21.

————— B —————

BABYLOINE, Babylone. 79.

Bachelette, jeune fille. 47.

Bachelier, jeune galant, amoureux. 47.

Bague, bagage, arme.

BAIGNEUX, 193

BAIGNOLET, 150.

Bailler, donner.

BAILLY, 3.

Bandon (à), à l'abandon.

Barat, tromperie.

Barbiers, étaient les chirurgiens du temps. 77.

Barguigner, marchander, hésiter.

Barre (p 63), pièce du blason qui indique la bâtardise. Au lieu de cela, Villon donne au bâtard de La Barre trois dés pipés pour mettre dans son écusson.

BASANYER, 74.

Bas mestier, acte amoureux.

Baston, 156. Nom des armes portatives en général. On a dit plus tard «baston à feu».

Batture, action de battre. 71, 115.

BAULDE (frère). 67.

Baulde, réjouie. 67.

Bauldray, donnerai.

Bave, bavardage. 180.

Baver, bavarder.

Baverie, bavardage, vaines promesses.

Baye, ouverte. 165.

BEAULNE. 193, 207.

Beffray, beffroi.

BÉGUINES, 66.

Béjaulne, niais. 193.

Belin, mouton. 70.

BELLEFAYE (Martin), p. 96, à qui Villon donne le titre de lieutenant criminel, était conseiller au Parlement de Paris.

BELLET, 118.

Benoist, béni.

Benoistier, bénitier.

Bergeronnette, chanson rustique. 91.

Berlan, brelan. 87.

BERTHE au grand pied (p. 34, v. 19) fut mère de Charlemagne.

Besongner, travailler. 118.

Besongnettes, affaires d'amour.

Betourner, dompter, abattre. 108.

Bière (en), mort, enseveli.

BIETRIS (p. 34, v. 19), Béatrix de Provence, mariée à Charles de France, fils de Louis VIII. (Pr.)

BIETRIX, 118.

Billart, bâton recourbé avec lequel on jouait à la crosse.

BILLY (la tour de), 73.

Bisagüe, besaiguë.

Bise, brune. 79.

Blanc, 15, 48, monnaie d'argent qui, du temps de Villon, valait douze deniers.

BLANCHE. Prompsault dit que la reine Blanche dont il est question p. 34, v. 17, était Blanche de Bourbon, mariée en 1352 à Pierre le Cruel. M. P. L. pense qu'il s'agit plutôt de Blanche de Castille, mère de saint Louis.

BLANCHE LA SAVETIÈRE, 42.

Blason, conversation, beau parler. 189, 196.

Blasonner, vanter, bavarder, se moquer. 201, 206.

Bloquer, donner de l'argent. 175.

BOESMES, p. 118. «La faute des Boesmes», c'était l'hérésie des Bohémiens, sectateurs de Jean Hus et de Jérôme de Prague.

Boillon, p. 54. Le boullon ou bouillon est l'endroit de la rivière où l'eau forme un tournant. On dit encore, dans le langage trivial, boire un bouillon, c'est à dire: courir le risque d'être englouti dans une mauvaise affaire. (P. L.)

Boiture, boisson 52.

Bonne. «Cy suspendy et cy mis bonne», p.17. Prompsault interprète bonne par borne. M P. Lacroix suppose que cette expression équivaut à mettre en panne.

Bonne alleure, promptement.

Bordeaulx, lieux de prostitution. 77.

Bort, bordure. 136.

Bouffé, soufflé, emporté par un souffle. (P. 36, v. 19.)

Bouges, chausses, culottes.

Bouhourder, lutter à armes courtoises. 119.

Boullon, bouillon, tourbillon.

Boulluz, bouillis. 56.

BOULOGNE, 9.

BOURBON. Le gracieux duc de Bourbon (p. 55 v. 9) est Jean Ier, mort en 1456. Voy. p. 115, et notes.

Bourde, mensonge, 111.

Bourder, mentir.

BOURG-LA-ROYNE, 65.

BOURGES, 68, 76.

BOURGUIGNON (Pierre), 60.

BOURGUYGNONS. 171.

Bourreletz, sorte de coiffure. 33.

Bourse. «Les bourses des dix-et-huit clers» (p. 72). Le collège des Dix-huit, où l'on recevait les étudiants trop pauvres pour pourvoir à leurs besoins, était situé, suivant M. P. L, devant le collège de Clugny, sur l'emplacement actuel de l'église de la Sorbonne.

Boyser, travailler le bois. 64.

Bracquemart, épée courte et large.

Braire, crier. 198.

Brairie, cris. 152.

Branc, sorte d'épée.

Brayes, chausses, culottes.

Brelare Bigod (p. 82), sorte de juron en allemand corrompu: Verloren, bey Gott!

BREAAOIRE, Bressuire. 52.

BRETAIGNE, 62.

BRETONS, 153, 154, 157.

Brettes, Bretonnes. 80.

Brief, brièvement. 196.