Le Fantôme de l'OpéraParte 17 de 33
Original em francês · tradução para inglês
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—Oui, répondit le jeune homme... Mais dites-moi, Christine, que vous arriva-t-il quand vous fûtes sur le cheval blanc du Prophète?
—Je ne fis aucun mouvement et me laissai conduire... Peu à peu une étrange torpeur succédait à l'état d'angoisse et de terreur où m'avaient jeté cette infernale aventure. La forme noire me soutenait et je ne faisais plus rien pour lui échapper. Une paix singulière était répandue en moi et je pensais que j'étais sous l'influence bienfaisante de quelque élixir. J'avais la pleine disposition de mes sens. Mes yeux se faisaient aux ténèbres qui, du reste, s'éclairaient, ça et là, de lueurs brèves... Je jugeai que nous étions dans une étroite galerie circulaire et j'imaginai que cette galerie faisait le tour de l'Opéra, qui, sous terre, est immense. Une fois, mon ami, une seule fois, j'étais descendue dans ces dessous qui sont prodigieux, mais je m'étais arrêtée au troisième étage, n'osant pas aller plus avant dans la terre. Et, cependant, deux étages encore, où l'on aurait pu loger une ville, s'ouvraient sous mes pieds. Mais les figures qui m'étaient apparues, m'avaient fait fuir. Il y a là des démons, tout noirs devant des chaudières, et ils agitent des pelles, des fourches, excitent des brasiers, allument des flammes, vous menacent, si l'on en approche, en ouvrant tout à coup sur vous la gueule rouge des fours!... Or, pendant que César, tranquillement, dans cette nuit de cauchemar, me portait sur son dos, j'aperçus tout à coup, loin, très loin, et tout petits, tout petits, comme au bout d'une lunette retournée, les démons noirs devant les brasiers rouges de leurs calorifères... Ils apparaissaient... Ils disparaissaient... Ils réapparaissaient au gré bizarre de notre marche... Enfin, ils disparurent tout à fait. La forme d'homme me soutenait toujours, et César marchait sans guide et le pied sûr... Je ne pourrais vous dire, même approximativement combien de temps ce voyage, dans la nuit, dura; j'avais seulement l'idée que nous tournions! que nous tournions! que nous descendions suivant une inflexible spirale jusqu'au cœur même des abîmes de la terre; et encore, n'était-ce point ma tête qui tournait?... Toutefois, je ne le pense pas. Non! J'étais incroyablement lucide. César, un instant, dressa ses narines, huma l'atmosphère et accéléra un peu sa marche. Je sentis l'air humide et puis César s'arrêta. La nuit s'était éclaircie. Une lueur bleuâtre nous entourait. Je regardai où nous nous trouvions. Nous étions au bord d'un lac dont les eaux de plomb se perdaient au loin, dans le noir... mais la lumière bleue éclairait cette rive et j'y vis une petite barque, attachée à un anneau de fer, sur le quai!
Certes, je savais que tout cela existait, et la vision de ce lac et de cette barque sous la terre n'avait rien de surnaturel. Mais songez aux conditions exceptionnelles dans lesquelles j'abordai ce rivage. Les âmes des morts ne devaient point ressentir plus d'inquiétude en abordant le Styx. Caron n'était certainement pas plus lugubre ni plus muet que la forme d'homme qui me transporta dans la barque. L'élixir avait-il épuisé son effet? la fraîcheur de ces lieux suffisait-elle à me rendre complètement à moi-même? Mais ma torpeur s'évanouissait, et je fis quelques mouvements qui dénotaient le recommencement de ma terreur. Mon sinistre compagnon dut s'en apercevoir, car, d'un geste rapide, il congédia César qui s'enfuit dans les ténèbres de la galerie et dont j'entendis les quatre fers battre les marches sonores d'un escalier, puis l'homme se jeta dans la barque qu'il délivra de son lien de fer; il s'empara des rames et rama avec force et promptitude. Ses yeux, sous le masque, ne me quittaient pas; je sentais sur moi le poids de leurs prunelles immobiles. L'eau, autour de nous, ne faisait aucun bruit. Nous glissions dans cette lueur bleuâtre que je vous ai dite et puis nous fûmes à nouveau tout à fait dans la nuit, et nous abordâmes. La barque heurta un corps dur. Et je fus encore emportée dans des bras. J'avais recouvré la force de crier. Je hurlai. Et puis, tout à coup, je me tus, assommée par la lumière. Oui, une lumière éclatante, au milieu de laquelle on m'avait déposée. Je me relevai, d'un bond. J'avais toutes mes forces. Au centre d'un salon qui ne me semblait paré, orné, meublé que de fleurs, de fleurs magnifiques et stupides à cause de rubans de soie qui les liaient à des corbeilles, comme on en vend dans les boutiques des boulevards, de fleurs trop civilisées comme celles que j'avais coutume de trouver dans ma loge après chaque «première»; au centre de cet embaumement très parisien, la forme noire d'homme au masque se tenait debout, les bras croisés... et elle parla:
—Rassurez-vous, Christine, dit-elle; vous ne courez aucun danger.
C'était la Voix!
Ma fureur égala ma stupéfaction. Je sautai sur ce masque et voulus l'arracher, pour connaître le visage de la Voix. La forme d'homme me dit:
—Vous ne courez aucun danger, si vous ne touchez pas au masque!
Et m'emprisonnant doucement les poignets, elle me fit asseoir.
Et puis, elle se mit à genoux devant moi, et ne dit plus rien!
L'humilité de ce geste me redonna quelque courage; la lumière, en précisant toute chose autour de moi, me rendit à la réalité de la vie. Si extraordinaire qu'elle apparaissait, l'aventure s'entourait maintenant de choses mortelles que je pouvais voir et toucher. Les tapisseries de ces murs, ces meubles, ces flambeaux, ces vases et jusqu'à ces fleurs dont j'eus pu dire presque d'où elles venaient, dans leurs bannettes dorées, et combien elles avaient coûté, enfermaient fatalement mon imagination dans les limites d'un salon aussi banal que bien d'autres qui avaient au moins cette excuse de n'être point situés dans les dessous de l'Opéra. J'avais sans doute affaire à quelque effroyable original qui, mystérieusement, s'était logé dans les caves, comme d'autres, par besoin, et avec la muette complicité de l'administration, avaient trouvé un définitif abri dans les combles de cette tour de Babel moderne, où l'on intriguait, où l'on chantait dans toutes les langues, où l'on aimait dans tous les patois.
Et alors la Voix, la Voix que j'avais reconnue sous le masque, lequel n'avait pas pu me la cacher, c'était cela qui était à genoux devant moi: un homme!
Je ne songeai même plus à l'horrible situation où je me trouvais, je ne demandai même pas ce qu'il allait advenir de moi et quel était le dessein obscur et froidement tyrannique qui m'avait conduit dans ce salon comme on enferme un prisonnier dans une geôle, une esclave au harem. Non! non! non! je médisais: La Voix, c'est cela: un homme! et je me mis à pleurer.
L'homme, toujours à genoux, comprit sans doute le sens de mes larmes, car il dit:
—«C'est vrai, Christine!... Je ne suis ni ange, ni génie, ni fantôme... Je suis Erik!»
Ici encore, le récit de Christine fut interrompu. Il sembla aux jeunes gens que l'écho avait répété, derrière eux: Erik!... Quel écho?... Ils se retournèrent, et ils s'aperçurent que la nuit était venue. Raoul fit un mouvement comme pour se lever, mais Christine le retint près d'elle: «Restez! Il faut que vous sachiez tout ici!
—Pourquoi ici, Christine? Je crains pour vous la fraîcheur de la nuit.
—Nous ne devons craindre que les trappes, mon ami, et, ici, nous sommes au bout du monde des trappes... et je n'ai point le droit de vous voir hors du théâtre... Ce n'est pas le moment de le contrarier... N'éveillons pas ses soupçons...
—Christine! Christine! quelque chose me dit que nous avons tort d'attendre à demain soir et que nous devrions fuir tout de suite!
—Je vous dis que, s'il ne m'entend pas chanter demain soir, il en aura une peine infinie.
—Il est difficile de ne point causer de peine à Erik et de le fuir pour toujours...
—Vous avez raison, Raoul, en cela... car, certainement, de ma fuite il mourra...
La jeune fille ajouta d'une voix sourde;
—Mais aussi la partie est égale... car nous risquons qu'il nous tue.
—Il vous aime donc bien?
—Jusqu'au crime!
—Mais sa demeure n'est pas introuvable... On peut l'y aller chercher. Du moment qu'Erik n'est pas un fantôme, on peut lui parler et même le forcer à répondre!
Christine secoua la tête:
—Non! non! On ne peut rien contre Erik!... On ne peut que fuir!
—Et comment, pouvant fuir, êtes-vous retournée près de lui?
—Parce qu'il le fallait... Et vous comprendrez cela quand vous saurez comment je suis sortie de chez lui?...
—Ah! je le hais bien!... s'écria Raoul... et vous, Christine, dites-moi... j'ai besoin que vous me disiez cela pour écouter avec plus de calme la suite de cette extraordinaire histoire d'amour... et vous, le haïssez-vous?
—Non! fit Christine, simplement.
—Eh! pourquoi tant de paroles!... Vous l'aimez certainement! Votre peur, vos terreurs, tout cela c'est encore de l'amour et du plus délicieux! Celui que l'on ne s'avoue pas, expliqua Raoul avec amertume. Celui qui vous donne, quand on y songe, le frisson... Pensez donc, un homme qui habite un palais sous la terre!
Et il ricana...
—Vous voulez donc que j'y retourne! interrompit brutalement la jeune fille... Prenez garde, Raoul, je vous l'ai dit: je n'en reviendrais plus!
Il y eut un silence effrayant entre eux trois... les deux qui parlaient et l'ombre qui écoutait, derrière...
—Avant de vous répondre, fit enfin Raoul d'une voix lente, je désirerais savoir quel sentiment il vous inspire, puisque vous ne le haïssez pas...
—De l'horreur! dit-elle... Et elle jeta ces mots avec une telle force, qu'ils couvrirent les soupirs de la nuit.
—C'est ce qu'il y a de terrible, reprit-elle, dans une fièvre croissante... Je l'ai en horreur et je ne le déteste pas. Comment le haïr, Raoul? Voyez Erik à mes pieds, dans la demeure du lac, sous la terre. Il s'accuse, il se maudit, il implore mon pardon!...
Il avoue son imposture. Il m'aime! Il met à mes pieds un immense et tragique amour!... Il m'a volée par amour!... Il m'a enfermée avec lui, dans la terre, par amour... mais il me respecte, mais il rampe, mais il gémit, mais il pleure!... Et quand je me lève, Raoul, quand je lui dis que je ne puis que le mépriser s'il ne me rend pas sur-le-champ cette liberté, qu'il m'a prise, chose incroyable... il me l'offre... je n'ai qu'à partir... Il est prêt à me montrer le mystérieux chemin;... seulement... seulement il s'est levé, lui aussi, et je suis bien obligée de me souvenir que, s'il n'est ni fantôme, ni ange, ni génie, il est toujours la Voix, car il chante!...
Et je l'écoute.., et je reste!...
Ce soir-là, nous n'échangeâmes plus une parole... Il avait saisi une harpe et il commença de me chanter, lui, voix d'homme, voix d'ange, la romance de Desdémone. Le souvenir que j'en avais de l'avoir chantée moi-même me rendait honteuse. Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui vous viennent frapper le cœur. Mon extravagante aventure fut oubliée. Seule revivait la voix et je la suivais enivrée dans son voyage harmonieux; je faisais partie du troupeau d'Orphée! Elle me promena dans la douleur, et dans la joie, dans le martyre, dans le désespoir, dans l'allégresse, dans la mort et dans les triomphantes hyménées... J'écoutais... Elle chantait... Elle me chanta des morceaux inconnus... et me fit entendre une musique nouvelle qui me causa une étrange impression de douceur, de langueur, de repos... une musique qui, après avoir soulevé mon âme, l'apaisa peu à peu, et la conduisit jusqu'au seuil du rêve. Je m'endormis.
Quand je me réveillai, j'étais seule, sur une chaise-longue, dans une petite chambre toute simple, garnie d'un lit banal en acajou, aux murs tendus de toile de Jouy, et éclairée par une lampe posée sur le marbre d'une vieille commode «Louis-Philippe». Quel était ce décor nouveau?... Je me passai la main sur le front, comme pour chasser un mauvais songe... Hélas! je ne fus pas longtemps à m'apercevoir que je n'avais pas rêvé! J'étais prisonnière et je ne pouvais sortir de ma chambre que pour entrer dans une salle de bains des plus confortables; eau chaude et eau froide à volonté. En revenant dans ma chambre, j'aperçus sur ma commode un billet à l'encre rouge qui me renseigna tout à fait sur ma triste situation et qui, si cela avait été encore nécessaire, eût enlevé tous mes doutes sur la réalité des événements: «Ma chère Christine, disait le papier, soyez tout à fait rassurée sur votre sort. Vous n'avez point au monde de meilleur, ni de plus respectueux ami que moi. Vous êtes seule, en ce moment, dans cette demeure qui vous appartient. Je sors pour courir les magasins et vous rapporter tout le linge dont vous pouvez avoir besoin.»
—Décidément! m'écriai-je, je suis tombée entre les mains d'un fou! Que vais-je devenir? Et combien de temps ce misérable pense-t-il donc me tenir enfermée dans sa prison souterraine?
Je courus dans mon petit appartement comme une insensée, cherchant toujours une issue que je ne trouvai point. Je m'accusais amèrement de ma stupide superstition et je pris un plaisir affreux à railler la parfaite innocence avec laquelle j'avais accueilli, à travers les murs, la Voix du génie de la musique... Quand on était aussi sotte, il fallait s'attendre aux plus inouïes catastrophes et on les avait méritées toutes! J'avais envie de me frapper et je me mis à rire de moi et à pleurer sur moi, en même temps. C'est dans cet état qu'Erik me trouva.
Après avoir frappé trois petits coups secs dans le mur, il entra tranquillement par une porte que je n'avais pas su découvrir et qu'il laissa ouverte. Il était chargé de cartons et de paquets et il les déposa sans hâte sur mon lit, pendant que je l'abreuvais d'outrages et que je le sommais d'enlever ce masque, s'il avait la prétention d'y dissimuler un visage d'honnête homme.
Il me répondit avec une grande sérénité:
—Vous ne verrez jamais le visage d'Erik.
Et il me fit reproche que je n'avais encore point fait ma toilette à cette heure du jour;—il daigna m'instruire qu'il était deux heures de l'après-midi. Il me laissait une demi-heure pour y procéder,—disant cela, il prenait soin de remonter ma montre et de la mettre à l'heure.—Après quoi, il m'invitait à passer dans la salle à manger, où un excellent déjeuner, m'annonça-t-il, nous attendait. J'avais grand faim, je lui jetai la porte au nez et entrai dans le cabinet de toilette. Je pris un bain après avoir placé près de moi une magnifique paire de ciseaux avec laquelle j'étais bien décidée à me donner la mort, si Erik, après s'être conduit comme un fou, cessait de se conduire comme un honnête homme. La fraîcheur de l'eau me fit le plus grand bien et, quand je réapparus devant Erik, j'avais pris la sage résolution de ne le point heurter ni froisser en quoi que ce fût, de le flatter au besoin pour en obtenir une prompte liberté. Ce fut lui, le premier, qui me parla de ses projets sur moi, et me les précisa, pour me rassurer, disait-il. Il se plaisait trop en ma compagnie pour s'en priver sur-le-champ comme il y avait un moment consenti la veille, devant l'expression indignée de mon effroi. Je devais comprendre maintenant, que je n'avais point lieu d'être épouvantée de le voir, à mes côtés. Il m'aimait, mais il ne me le dirait qu'autant que je le lui permettrais et le reste du temps se passerait en musique.
—Qu'entendez-vous par le reste du temps? lui demandai-je.
Il me répondit avec fermeté:
—Cinq jours.
—Et après, je serai libre?
—Vous serez libre, Christine, car, ces cinq jours-là écoulés, vous aurez appris à ne plus me craindre, et alors vous reviendrez voir, de temps en temps, le pauvre Erik!...
Le ton dont il prononça ces derniers mots me remua profondément. Il me sembla y découvrir un si réel, un si pitoyable désespoir que je levai sur le masque un visage attendri. Je ne pouvais voir les yeux derrière le masque et ceci n'était point pour diminuer l'étrange sentiment de malaise que l'on avait à interroger ce mystérieux carré de soie noire; mais sous l'étoffe, à l'extrémité de la barbe du masque, apparurent une, deux, trois, quatre larmes.
Silencieusement, il me désigna une place en face de lui, à un petit guéridon qui occupait le centre de la pièce où, la veille, il m'avait joué de la harpe, et je m'assis, très troublée. Je mangeai cependant de bon appétit quelques écrevisses, une aile de poulet arrosée d'un peu de vin de Tokay qu'il avait apporté lui-même, me disait-il, des caves de Kœnisgberg, fréquentées autrefois par Falstaff. Quant à lui, il ne mangeait pas, il ne buvait pas. Je lui demandai quelle était sa nationalité, et si ce nom d'Erik ne décelait pas une origine Scandinave. Il me répondit qu'il n'avait ni nom, ni patrie, et qu'il avait pris le nom d'Erik par hasard. Je lui demandai pourquoi, puisqu'il m'aimait, il n'avait point trouvé d'autre moyen de me le faire savoir que de m'entraîner avec lui et de m'enfermer dans la terre!
—C'est bien difficile, dis-je, de se faire aimer dans un tombeau.
—On a, répondit-il, sur un ton singulier, les «rendez-vous» qu'on peut.
Puis il se leva et me tendit les doigts, car il voulait, disait-il, me faire les honneurs de son appartement, mais je retirai vivement ma main de la sienne en poussant un cri. Ce que j'avais touché là était à la fois moite et osseux, et je me rappelai que ses mains sentaient la mort.
—Oh! pardon, gémit-il.
Et il ouvrit devant moi une porte.
—Voici ma chambre, fit-il. Elle est assez curieuse à visiter... si vous voulez la voir?
Je n'hésitai pas. Ses manières, ses paroles, tout son air me disaient d'avoir confiance... et puis, je sentais qu'il ne fallait pas avoir peur.
J'entrai. Il me sembla que je pénétrais dans une chambre mortuaire. Les murs en étaient tout tendus de noir, mais à la place des larmes blanches qui complètent à l'ordinaire ce funèbre ornement, on voyait sur une énorme portée de musique, les notes répétées du Dies iræ. Au milieu de cette chambre, il y avait un dais où pendaient des rideaux de brocatelle rouge et, sous ce dais, un cercueil ouvert.