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L'Île mystérieuseParte 60 de 66

Jules Verne

Original em francês · tradução para inglês

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— Ami Pencroff, répondit l'ingénieur en riant, juste ou non, il faut bien subir la situation, et voici d'où vient cette particularité. La terre ne décrit pas un cercle autour du soleil, mais bien une ellipse, ainsi que le veulent les lois de la mécanique rationnelle. La terre occupe un des foyers de l'ellipse, et, par conséquent, à une certaine époque de son parcours, elle est à son apogée, c'est-à-dire à son plus grand éloignement du soleil, et à une autre époque, à son périgée, c'est-à-dire à sa plus courte distance. Or, il se trouve que c'est précisément pendant l'hiver des contrées australes qu'elle est à son point le plus éloigné du soleil, et, par conséquent, dans les conditions voulues pour que ces régions éprouvent de plus grands froids. À cela, rien à faire, et les hommes, Pencroff, si savants qu'ils puissent être, ne pourront jamais changer quoi que ce soit à l'ordre cosmographique établi par Dieu même.

— Et pourtant, ajouta Pencroff, qui montra une certaine difficulté à se résigner, le monde est bien savant! Quel gros livre, Monsieur Cyrus, on ferait avec tout ce qu'on sait!

— Et quel plus gros livre encore avec tout ce qu'on ne sait pas», répondit Cyrus Smith.

Enfin, pour une raison ou pour une autre, le mois de juin ramena les froids avec leur violence accoutumée, et les colons furent le plus souvent consignés dans Granite-House.

Ah! Cette séquestration leur semblait dure à tous, et peut-être plus particulièrement à Gédéon Spilett.

«Vois-tu, dit-il un jour à Nab, je te donnerais bien par acte notarié tous les héritages qui doivent me revenir un jour, si tu étais assez bon garçon pour aller, n'importe où, m'abonner à un journal quelconque! Décidément, ce qui manque le plus à mon bonheur, c'est de savoir tous les matins ce qui s'est passé la veille, ailleurs qu'ici!»

Nab s'était mis à rire.

«Ma foi, avait-il répondu, ce qui m'occupe, moi, c'est la besogne quotidienne!»

La vérité est que, au dedans comme au dehors, le travail ne manqua pas.

La colonie de l'île Lincoln se trouvait alors à son plus haut point de prospérité, et trois ans de travaux soutenus l'avaient faite telle. L'incident du brick détruit avait été une nouvelle source de richesses. Sans parler du gréement complet, qui servirait au navire en chantier, ustensiles et outils de toutes sortes, armes et munitions, vêtements et instruments, encombraient maintenant les magasins de Granite-House. Il n'avait même plus été nécessaire de recourir à la confection de grosses étoffes de feutre. Si les colons avaient souffert du froid pendant leur premier hivernage, à présent, la mauvaise saison pouvait venir sans qu'ils eussent à en redouter les rigueurs. Le linge était abondant aussi, et on l'entretenait, d'ailleurs, avec un soin extrême. De ce chlorure de sodium, qui n'est autre chose que le sel marin, Cyrus Smith avait facilement extrait la soude et le chlore. La soude, qu'il fut facile de transformer en carbonate de soude, et le chlore, dont il fit des chlorures de chaux et autres, furent employés à divers usages domestiques et précisément au blanchiment du linge. D'ailleurs, on ne faisait plus que quatre lessives par année, ainsi que cela se pratiquait jadis dans les familles du vieux temps, et qu'il soit permis d'ajouter que Pencroff et Gédéon Spilett, en attendant que le facteur lui apportât son journal, se montrèrent des blanchisseurs distingués.

Ainsi se passèrent les mois d'hiver, juin, juillet et août. Ils furent très rigoureux, et la moyenne des observations thermométriques ne donna pas plus de huit degrés fahrenheit (13, 33 degrés centigrade au-dessous de zéro). Elle fut donc inférieure à la température du précédent hivernage. Aussi, quel bon feu flambait incessamment dans les cheminées de Granite-House, dont les fumées tachaient de longues zébrures noires la muraille de granit! On n'épargnait pas le combustible, qui poussait tout naturellement à quelques pas de là. En outre, le superflu des bois destinés à la construction du navire permit d'économiser la houille, qui exigeait un transport plus pénible.

Hommes et animaux se portaient tous bien. Maître Jup se montrait un peu frileux, il faut en convenir.

C'était peut-être son seul défaut, et il fallut lui faire une bonne robe de chambre, bien ouatée. Mais quel domestique, adroit, zélé, infatigable, pas indiscret, pas bavard, et on eût pu avec raison le proposer pour modèle à tous ses confrères bipèdes de l'ancien et du nouveau monde!

«Après ça, disait Pencroff, quand on a quatre mains à son service, c'est bien le moins que l'on fasse convenablement sa besogne!»

Et, de fait, l'intelligent quadrumane le faisait bien!

Pendant les sept mois qui s'écoulèrent depuis les dernières recherches opérées autour de la montagne et pendant le mois de septembre, qui ramena les beaux jours, il ne fut aucunement question du génie de l'île. Son action ne se manifesta en aucune circonstance. Il est vrai qu'elle eût été inutile, car nul incident ne se produisit qui put mettre les colons à quelque pénible épreuve.

Cyrus Smith observa même que si, par hasard, les communications entre l'inconnu et les hôtes de Granite-House s'étaient jamais établies à travers le massif de granit, et si l'instinct de Top les avait pour ainsi dire pressenties, il n'en fut plus rien pendant cette période. Les grondements du chien avaient complètement cessé, aussi bien que les inquiétudes de l'orang. Les deux amis — car ils l'étaient — ne rôdaient plus à l'orifice du puits intérieur, ils n'aboyaient pas et ne gémissaient plus de cette singulière façon qui avait donné, dès le début, l'éveil à l'ingénieur. Mais celui-ci pouvait-il assurer que tout était dit sur cette énigme, et qu'il n'en aurait jamais le mot? Pouvait-il affirmer que quelque conjoncture ne se reproduirait pas, qui ramènerait en scène le mystérieux personnage? Qui sait ce que réservait l'avenir? Enfin, l'hiver s'acheva; mais un fait dont les conséquences pouvaient être graves, en somme, se produisit précisément dans les premiers jours qui marquèrent le retour du printemps.

Le 7 septembre, Cyrus Smith, ayant observé le sommet du mont Franklin, vit une fumée qui se contournait au-dessus du cratère, dont les premières vapeurs se projetaient dans l'air.

CHAPITRE XV

Les colons, avertis par l'ingénieur, avaient suspendu leurs travaux et considéraient en silence la cime du mont Franklin.

Le volcan s'était donc réveillé, et les vapeurs avaient percé la couche minérale entassée au fond du cratère. Mais les feux souterrains provoqueraient-ils quelque éruption violente? C'était là une éventualité qu'on ne pouvait prévenir.

Cependant, même en admettant l'hypothèse d'une éruption, il était probable que l'île Lincoln n'en souffrirait pas dans son ensemble. Les épanchements de matières volcaniques ne sont pas toujours désastreux. Déjà l'île avait été soumise à cette épreuve, ainsi qu'en témoignaient les coulées de lave qui zébraient les pentes septentrionales de la montagne. En outre, la forme du cratère, l'égueulement creusé à son bord supérieur devaient projeter les matières vomies à l'opposé des portions fertiles de l'île.

Toutefois, le passé n'engageait pas nécessairement l'avenir. Souvent, à la cime des volcans, d'anciens cratères se ferment et de nouveaux s'ouvrent. Le fait s'est produit dans les deux mondes, à l'Etna, au Popocatepelt, à l'Orizaba, et, la veille d'une éruption, on peut tout craindre. Il suffisait, en somme, d'un tremblement de terre, — phénomène qui accompagne quelquefois les épanchements volcaniques, — pour que la disposition intérieure de la montagne fût modifiée et que de nouvelles voies se frayassent aux laves incandescentes.

Cyrus Smith expliqua ces choses à ses compagnons, et, sans exagérer la situation, il leur en fit connaître le pour et le contre.

Après tout, on n'y pouvait rien. Granite-House, à moins d'un tremblement de terre qui ébranlerait le sol, ne semblait pas devoir être menacée. Mais le corral aurait tout à craindre, si quelque nouveau cratère s'ouvrait dans les parois sud du mont Franklin. Depuis ce jour, les vapeurs ne cessèrent d'empanacher la cime de la montagne, et l'on put même reconnaître qu'elles gagnaient en hauteur et en épaisseur, sans qu'aucune flamme se mêlât à leurs épaisses volutes. Le phénomène se concentrait encore dans la partie inférieure de la cheminée centrale.

Cependant, avec les beaux jours, les travaux avaient été repris. On pressait le plus possible la construction du navire, et, au moyen de la chute de la grève, Cyrus Smith parvint à établir une scierie hydraulique qui débita plus rapidement les troncs d'arbres en planches et en madriers. Le mécanisme de cet appareil fut aussi simple que ceux qui fonctionnent dans les rustiques scieries de la Norvège. Un premier mouvement horizontal à imprimer à la pièce de bois, un second mouvement vertical à donner à la scie, c'était là tout ce qu'il s'agissait d'obtenir, et l'ingénieur y réussit au moyen d'une roue, de deux cylindres et de poulies, convenablement disposés.

Vers la fin du mois de septembre, la carcasse du navire, qui devait être gréé en goélette, se dressait sur le chantier de construction. La membrure était presque entièrement terminée, et tous ces couples ayant été maintenus par un cintre provisoire, on pouvait déjà apprécier les formes de l'embarcation.

Cette goélette, fine de l'avant, très dégagée dans ses façons d'arrière, serait évidemment propre à une assez longue traversée, le cas échéant; mais la pose du bordage, du vaigrage intérieur et du pont devait exiger encore un laps considérable de temps. Fort heureusement, les ferrures de l'ancien brick avaient pu être sauvées après l'explosion sous-marine. Des bordages et des courbes mutilés, Pencroff et Ayrton avaient arraché les chevilles et une grande quantité de clous de cuivre. C'était autant d'économisé pour les forgerons, mais les charpentiers eurent beaucoup à faire.

Les travaux de construction durent être interrompus pendant une semaine pour ceux de la moisson, de la fenaison et la rentrée des diverses récoltes qui abondaient au plateau de Grande-vue. Cette besogne terminée, tous les instants furent désormais consacrés à l'achèvement de la goélette.

Lorsque la nuit arrivait, les travailleurs étaient véritablement exténués. Afin de ne point perdre de temps, ils avaient modifié les heures de repas: ils dînaient à midi et ne soupaient que lorsque la lumière du jour venait à leur manquer. Ils remontaient alors à Granite-House, et ils se hâtaient de se coucher. Quelquefois, cependant, la conversation, lorsqu'elle portait sur quelque sujet intéressant, retardait quelque peu l'heure du sommeil. Les colons se laissaient aller à parler de l'avenir, et ils causaient volontiers des changements qu'apporterait à leur situation un voyage de la goélette aux terres les plus rapprochées. Mais au milieu de ces projets dominait toujours la pensée d'un retour ultérieur à l'île Lincoln. Jamais ils n'abandonneraient cette colonie, fondée avec tant de peines et de succès, et à laquelle les communications avec l'Amérique donneraient un développement nouveau.

Pencroff et Nab surtout espéraient bien y finir leurs jours.

«Harbert, disait le marin, vous n'abandonnerez jamais l'île Lincoln?

— Jamais, Pencroff, et surtout si tu prends le parti d'y rester!

— Il est tout pris, mon garçon, répondait Pencroff, je vous attendrai! Vous me ramènerez votre femme et vos enfants, et je ferai de vos petits de fameux lurons!

— C'est entendu, répliquait Harbert, riant et rougissant à la fois.

— Et vous, Monsieur Cyrus, reprenait Pencroff enthousiasmé, vous serez toujours le gouverneur de l'île! Ah ça! Combien pourra-t-elle nourrir d'habitants? Dix mille, au moins!»

On causait de la sorte, on laissait aller Pencroff, et, de propos en propos, le reporter finissait par fonder un journal, le new-Lincoln Herald! ainsi est-il du cœur de l'homme. Le besoin de faire œuvre qui dure, qui lui survive, est le signe de sa supériorité sur tout ce qui vit ici-bas. C'est ce qui a fondé sa domination, et c'est ce qui la justifie dans le monde entier.

Après cela, qui sait si Jup et Top n'avaient pas, eux aussi, leur petit rêve d'avenir?

Ayrton, silencieux, se disait qu'il voudrait revoir lord Glenarvan et se montrer à tous, réhabilité. Un soir, le 15 octobre, la conversation, lancée à travers ces hypothèses, s'était prolongée plus que de coutume. Il était neuf heures du soir. Déjà de longs bâillements, mal dissimulés, sonnaient l'heure du repos, et Pencroff venait de se diriger vers son lit, quand le timbre électrique, placé dans la salle, résonna soudain.

Tous étaient là, Cyrus Smith, Gédéon Spilett, Harbert, Ayrton, Pencroff, Nab. Il n'y avait donc aucun des colons au corral.

Cyrus Smith s'était levé. Ses compagnons se regardaient, croyant avoir mal entendu.

«Qu'est-ce que cela veut dire? s'écria Nab. Est-ce le diable qui sonne?»

Personne ne répondit.

«Le temps est orageux, fit observer Harbert. L'influence de l'électricité ne peut-elle pas...»

Harbert n'acheva pas sa phrase. L'ingénieur, vers lequel tous les regards étaient tournés, secouait la tête négativement.

«Attendons, dit alors Gédéon Spilett. Si c'est un signal, quel que soit celui qui le fasse, il le renouvellera.

— Mais qui voulez-vous que ce soit? s'écria Nab.

— Mais, répondit Pencroff, celui qui...»

La phrase du marin fut coupée par un nouveau frémissement du trembleur sur le timbre.

Cyrus Smith se dirigea vers l'appareil et, lançant le courant à travers le fil, il envoya cette demande au corral:

«Que voulez-vous?» quelques instants plus tard, l'aiguille, se mouvant sur le cadran alphabétique, donnait cette réponse aux hôtes de Granite-House:

«Venez au corral en toute hâte.»

«Enfin!» s'écria Cyrus Smith.

Oui! Enfin! Le mystère allait se dévoiler! devant cet immense intérêt qui allait les pousser au corral, toute fatigue des colons avait disparu, tout besoin de repos avait cessé. Sans avoir prononcé une parole, en quelques instants, ils avaient quitté Granite-House et se trouvaient sur la grève. Seuls, Jup et Top étaient restés. On pouvait se passer d'eux.

La nuit était noire. La lune, nouvelle ce jour-là même, avait disparu en même temps que le soleil.

Ainsi que l'avait fait observer Harbert, de gros nuages orageux formaient une voûte basse et lourde, qui empêchait tout rayonnement d'étoiles. Quelques éclairs de chaleur, reflets d'un orage lointain, illuminaient l'horizon.

Il était possible que, quelques heures plus tard, la foudre tonnât sur l'île même. C'était une nuit menaçante.

Mais l'obscurité, si profonde qu'elle fût, ne pouvait arrêter des gens habitués à cette route du corral.

Ils remontèrent la rive gauche de la Mercy, atteignirent le plateau, passèrent le pont du creek glycérine et s'avancèrent à travers la forêt.

Ils marchaient d'un bon pas, en proie à une émotion très vive. Pour eux, cela ne faisait pas doute, ils allaient apprendre enfin le mot tant cherché de l'énigme, le nom de cet être mystérieux, si profondément entré dans leur vie, si généreux dans son influence, si puissant dans son action! Ne fallait-il pas, en effet, que cet inconnu eût été mêlé à leur existence, qu'il en connût les moindres détails, qu'il entendît tout ce qui se disait à Granite-House, pour avoir pu toujours agir à point nommé?

Chacun, abîmé dans ses réflexions, pressait le pas.

Sous cette voûte d'arbres, l'obscurité était telle que la lisière de la route ne se voyait même pas. Aucun bruit, d'ailleurs, dans la forêt. Quadrupèdes et oiseaux, influencés par la lourdeur de l'atmosphère, étaient immobiles et silencieux. Nul souffle n'agitait les feuilles. Seul, le pas des colons résonnait, dans l'ombre, sur le sol durci.

Le silence, pendant le premier quart d'heure de marche, ne fut interrompu que par cette observation de Pencroff:

«Nous aurions dû prendre un fanal.»

Et par cette réponse de l'ingénieur:

«Nous en trouverons un au corral.»

Cyrus Smith et ses compagnons avaient quitté Granite-House à neuf heures douze minutes. À neuf heures quarante-sept, ils avaient franchi une distance de trois milles sur les cinq qui séparaient l'embouchure de la Mercy du corral. En ce moment, de grands éclairs blanchâtres s'épanouissaient au-dessus de l'île et dessinaient en noir les découpures du feuillage. Ces éclats intenses éblouissaient et aveuglaient. L'orage, évidemment, ne pouvait tarder à se déchaîner. Les éclairs devinrent peu à peu plus rapides et plus lumineux. Des grondements lointains roulaient dans les profondeurs du ciel. L'atmosphère était étouffante.

Les colons allaient, comme s'ils eussent été poussés en avant par quelque irrésistible force.

À neuf heures un quart, un vif éclair leur montrait l'enceinte palissadée, et ils n'avaient pas franchi la porte, que le tonnerre éclatait avec une formidable violence.

En un instant, le corral était traversé, et Cyrus Smith se trouvait devant l'habitation.

Il était possible que la maison fût occupée par l'inconnu, puisque c'était de la maison même que le télégramme avait dû partir. Toutefois, aucune lumière n'en éclairait la fenêtre.

L'ingénieur frappa à la porte.

Pas de réponse.

Cyrus Smith ouvrit la porte, et les colons entrèrent dans la chambre, qui était profondément obscure. Un coup de briquet fut donné par Nab, et, un instant après, le fanal était allumé et promené à tous les coins de la chambre...

Il n'y avait personne. Les choses étaient dans l'état où on les avait laissées.

«Avons-nous été dupes d'une illusion?» murmura Cyrus Smith.

Non! Ce n'était pas possible! Le télégramme avait bien dit: «Venez au corral en toute hâte.»

On s'approcha de la table qui était spécialement affectée au service du fil. Tout y était en place, la pile et la boîte qui la contenait, ainsi que l'appareil récepteur et transmetteur.

«Qui est venu pour la dernière fois ici? demanda l'ingénieur.

— Moi, Monsieur Smith, répondit Ayrton.

— Et c'était?...

— Il y a quatre jours.

— Ah! Une notice!» s'écria Harbert, qui montra un papier déposé sur la table.

Sur ce papier étaient écrits ces mots, en anglais: «Suivez le nouveau fil.»

«En route!» s'écria Cyrus Smith, qui comprit que la dépêche n'était pas partie du corral, mais bien de la retraite mystérieuse qu'un fil supplémentaire, raccordé à l'ancien, réunissait directement à Granite-House.

Nab prit le fanal allumé, et tous quittèrent le corral.

L'orage se déchaînait alors avec une extrême violence. L'intervalle qui séparait chaque éclair de chaque coup de tonnerre diminuait sensiblement.