L'Île des PingouinsParte 4 de 28
Original em francês · tradução para inglês
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—Non, répondit le Seigneur. Le remède serait pire que le mal. Si dans les règles du salut le fond l'emportait sur la forme, ce serait la ruine du sacerdoce.
—Hélas! mon Dieu, soupira l'humble Probus, croyez-en ma triste expérience: tant que vous réduirez vos sacrements à des formules votre justice rencontrera de terribles obstacles.
—Je le sais mieux que vous, répliqua le Seigneur. Je vois d'un même regard les problèmes actuels, qui sont difficiles, et les problèmes futurs, qui ne le seront pas moins. Ainsi, je puis vous annoncer qu'après que le soleil aura tourné encore deux cent quarante fois autour de la terre….
—Sublime langage! s'écrièrent les anges.
—Et digne du créateur du monde, répondirent les pontifes.
—C'est, reprit le Seigneur, une façon de dire en rapport avec ma vieille cosmogonie et dont je ne me déferai pas sans qu'il en coûte à mon immutabilité….
Après donc que le soleil aura tourné encore deux cent quarante fois autour de la terre, il ne se trouvera plus à Rome un seul clerc sachant le latin. En chantant les litanies dans les églises, on invoquera les saints Orichel, Roguel et Totichel qui sont, vous le savez, des diables et non des anges. Beaucoup de voleurs, ayant dessein de communier, mais craignant d'être obligés, pour obtenir leur pardon, d'abandonner à l'Église les objets dérobés, se confesseront à des prêtres errants qui, n'entendant ni l'italien ni le latin et parlant seulement le patois de leur village, iront, par les cités et les bourgs, vendre à vil prix, souvent pour une bouteille de vin, la rémission des péchés. Vraisemblablement, nous n'aurons point à nous soucier de ces absolutions auxquelles manquera la contrition pour être valables; mais il pourra bien arriver que les baptêmes nous causent encore de l'embarras. Les prêtres deviendront à ce point ignares, qu'ils baptiseront les enfants in nomine patria et filia et spirita sancta, comme Louis de Potter se fera un plaisir de le relater au tome III de son Histoire philosophique, politique et critique du christianisme. Ce sera une question ardue que de décider sur la validité de tels baptêmes; car enfin, si je m'accommode pour mes textes sacrés d'un grec moins élégant que celui de Platon et d'un latin qui ne cicéronise guère, je ne saurais admettre comme formule liturgique un pur charabia. Et l'on frémit, quand on songe qu'il sera procédé avec cette inexactitude sur des millions de nouveau-nés. Mais revenons à nos pingouins.
—Vos divines paroles, Seigneur, nous y ont déjà ramenés, dit saint Gal. Dans les signes de la religion et les règles du salut, la forme l'emporte nécessairement sur le fond et la validité d'un sacrement dépend uniquement de sa forme. Toute la question est de savoir si oui ou non les pingouins ont été baptisés dans les formes. Or la réponse n'est pas douteuse. Les pères et les docteurs en tombèrent d'accord, et leur perplexité n'en devint que plus cruelle.
—L'état de chrétien, dit saint Corneille, ne va pas sans de graves inconvénients pour un pingouin. Voilà des oiseaux dans l'obligation de faire leur salut. Comment y pourront-ils réussir? Les moeurs des oiseaux sont, en bien des points, contraires aux commandements de l'Église. Et les pingouins n'ont pas de raison pour en changer. Je veux dire qu'ils ne sont pas assez raisonnables pour en prendre de meilleures.
—Ils ne le peuvent pas, dit le Seigneur; mes décrets les en empêchent.
—Toutefois, reprit saint Corneille, par la vertu du baptême, leurs actions cessent de demeurer indifférentes. Désormais elles seront bonnes ou mauvaises, susceptibles de mérite ou de démérite.
—C'est bien ainsi que la question se pose, dit le Seigneur.
—Je n'y vois qu'une solution, dit saint Augustin. Les pingouins iront en enfer.
—Mais ils n'ont point d'âme, fit observer saint Irénée.
—C'est fâcheux, soupira Tertullien.
—Sans doute, reprit saint Gal. Et je reconnais que le saint homme Maël, mon disciple, a, dans son zèle aveugle, créé au Saint-Esprit de grandes difficultés théologiques et porté le désordre dans l'économie des mystères.
—C'est un vieil étourdi, s'écria en haussant les épaules saint Adjutor d'Alsace.
Mais le Seigneur, tournant sur Adjutor un regard de reproche:
—Permettez, dit-il: le saint homme Maël n'a pas comme vous, mon bienheureux, la science infuse. Il ne me voit pas. C'est un vieillard accablé d'infirmités; il est à moitié sourd et aux trois quarts aveugle. Vous êtes trop sévère pour lui. Cependant je reconnais que la situation est embarrassante.
—Ce n'est heureusement qu'un désordre passager, dit saint Irénée. Les pingouins sont baptisés, leurs oeufs ne le seront pas et le mal s'arrêtera à la génération actuelle.
—Ne parlez pas ainsi, mon fils Irénée, dit le Seigneur. Les règles que les physiciens établissent sur la terre souffrent des exceptions, parce qu'elles sont imparfaites et ne s'appliquent pas exactement à la nature. Mais les règles que j'établis sont parfaites et ne souffrent aucune exception. Il faut décider du sort des pingouins baptisés, sans enfreindre aucune loi divine et conformément au décalogue ainsi qu'aux commandements de mon Église.
—Seigneur, dit saint Grégoire de Nazianze, donnez-leur une âme immortelle.
—Hélas! Seigneur, qu'en feraient-ils? soupira Lactance. Ils n'ont pas une voix harmonieuse pour chanter vos louanges. Ils ne sauraient célébrer vos mystères.
—Sans doute, dit saint Augustin, ils n'observeront pas la loi divine.
—Ils ne le pourront pas, dit le Seigneur.
—Ils ne le pourront pas, poursuivit saint Augustin. Et si, dans votre sagesse, Seigneur, vous leur infusez une âme immortelle, ils brûleront éternellement en enfer, en vertu de vos décrets adorables. Ainsi sera rétabli l'ordre auguste, troublé par ce vieux Cambrien.
—Vous me proposez, fils de Monique, une solution correcte, dit le Seigneur, et qui s'accorde avec ma sagesse. Mais elle ne contente point ma clémence. Et, bien qu'immuable par essence, à mesure que je dure, j'incline davantage à la douceur. Ce changement de caractère est sensible à qui lit mes deux testaments.
Comme la discussion se prolongeait sans apporter beaucoup de lumières et que les bienheureux montraient de la propension à répéter toujours la même chose, on décida de consulter sainte Catherine d'Alexandrie. C'est ce qu'on faisait ordinairement dans les cas difficiles. Sainte Catherine avait, sur la terre, confondu cinquante docteurs très savants. Elle connaissait la philosophie de Platon aussi bien que l'Écriture sainte et possédait la rhétorique.
CHAPITRE VII
UNE ASSEMBLÉE AU PARADIS (suite et fin)
Sainte Catherine se rendit dans l'assemblée, la tête ceinte d'une couronne d'émeraudes, de saphirs et de perles, et vêtue d'une robe de drap d'or. Elle portait au côté une roue flamboyante, image de celle dont les éclats avaient frappé ses persécuteurs.
Le Seigneur l'ayant invitée à parler, elle s'exprima en ces termes:
—Seigneur, pour résoudre le problème que vous daignez me soumettre, je n'étudierai pas les moeurs des animaux en général, ni celles des oiseaux en particulier. Je ferai seulement remarquer aux docteurs, confesseurs et pontifes, réunis dans cette assemblée, que la séparation entre l'homme et l'animal n'est pas complète, puisqu'il se trouve des monstres qui procèdent à la fois de l'un et de l'autre. Tels sont les chimères, moitié nymphes et moitié serpents; les trois gorgones, les capripèdes; telles sont les scylles et les sirènes qui chantent dans la mer. Elles ont un buste de femme et une queue de poisson. Tels sont aussi les centaures, hommes jusqu'à la ceinture et chevaux pour le reste. Noble race de monstres. L'un d'eux, vous ne l'ignorez point, a su, guidé par les seules lumières de la raison, s'acheminer vers la béatitude éternelle, et vous voyez parfois sur les nuées d'or se cabrer sa poitrine héroïque. Le centaure Chiron mérita par ses travaux terrestres de partager le séjour des bienheureux: il fit l'éducation d'Achille; et ce jeune héros, au sortir des mains du centaure, vécut deux ans, habillé à la manière d'une jeune vierge, parmi les filles du roi Lycomède. Il partagea leurs jeux et leur couche sans leur laisser soupçonner un moment qu'il n'était point une jeune vierge comme elles. Chiron, qui l'avait nourri dans de si bonnes moeurs, est, avec l'empereur Trajan, le seul juste qui ait obtenu la gloire céleste en observant la loi naturelle. Et pourtant ce n'était qu'un demi-homme.
«Je crois avoir prouvé par cet exemple qu'il suffit de posséder quelques parties d'homme, à la condition toutefois qu'elles soient nobles, pour parvenir à la béatitude éternelle. Et ce que le centaure Chiron a pu obtenir sans être régénéré par le baptême, comment des pingouins ne le mériteraient-ils pas, après avoir été baptisés, s'ils devenaient demi- pingouins et demi-hommes? C'est pourquoi je vous supplie, Seigneur, de donner aux pingouins du vieillard Maël une tête et un buste humains, afin qu'ils puissent vous louer dignement, et de leur accorder une âme immortelle, mais petite.
Ainsi parla Catherine, et les pères, les docteurs, les confesseurs, les pontifes firent entendre un murmure d'approbation.
Mais saint Antoine, ermite, se leva et, tendant vers le Très-Haut deux bras noueux et rouges:
—N'en faites rien, Seigneur mon Dieu, s'écria-t-il, au nom de votre saint Paraclet, n'en faites rien!
Il parlait avec une telle véhémence que sa longue barbe blanche s'agitait à son menton comme une musette vide à la bouche d'un cheval affamé.
—Seigneur, n'en faites rien. Des oiseaux à tête humaine, cela existe déjà. Sainte Catherine n'a rien imaginé de nouveau.
—L'imagination assemble et compare; elle ne crée jamais, répliqua sèchement sainte Catherine.
—… Cela existe déjà, poursuivit saint Antoine, qui ne voulait rien entendre. Cela s'appelle les harpies, et ce sont les plus incongrus animaux de la création. Un jour que, dans le désert, je reçus à souper saint Paul, abbé, je mis la table au seuil de ma cabane, sous un vieux sycomore. Les harpies vinrent s'asseoir dans les branches; elles nous assourdirent de leurs cris aigus et fiantèrent sur tous les mets. L'importunité de ces monstres m'empêcha d'entendre les enseignements de saint Paul, abbé, et nous mangeâmes de la fiente d'oiseau avec notre pain et nos laitues. Comment peut-on croire que les harpies vous loueront dignement, Seigneur?
»Certes, dans mes tentations, j'ai vu beaucoup d'êtres hybrides, non seulement des femmes serpents et des femmes poissons, mais des êtres composés avec plus d'incohérence encore, comme des hommes dont le corps était fait d'une marmite, d'une cloche, d'une horloge, d'un buffet rempli de nourriture et de vaisselle, ou même d'une maison avec des portes et des fenêtres, par lesquelles on apercevait des personnes occupées à des travaux domestiques. L'éternité ne suffirait pas s'il me fallait décrire tous les monstres qui m'ont assailli dans ma solitude, depuis les baleines gréées comme des navires jusqu'à la pluie de bestioles rouges qui changeait en sang l'eau de ma fontaine. Mais aucun n'était aussi dégoûtant que ces harpies qui brûlèrent de leurs excréments les feuilles de mon beau sycomore.
—Les harpies, fit observer Lactance, sont des monstres femelles au corps d'oiseau. Elles ont d'une femme la tête et la poitrine. Leur indiscrétion, leur impudence et leur obscénité procèdent de leur nature féminine, ainsi que l'a démontré le poète Virgile en son Énéide. Elles participent de la malédiction d'Ève.
—Ne parlons plus de la malédiction d'Ève, dit le Seigneur. La seconde Ève a racheté la première.
Paul Orose, auteur d'une histoire universelle que Bossuet devait plus tard imiter, se leva et supplia le Seigneur:
—Seigneur, entendez ma prière et celle d'Antoine. Ne fabriquez plus de monstres à la façon des centaures, des sirènes et des faunes, chers aux Grecs assembleurs de fables. Vous n'en aurez aucune satisfaction. Ces sortes de monstres ont des inclinations païennes et leur double nature ne les dispose pas à la pureté des moeurs.
Le suave Lactance répliqua en ces termes:
—Celui qui vient de parler est assurément le meilleur historien qui soit dans le Paradis, puisqu'Hérodote, Thucydide, Polybe Tite-Live, Velleius Paterculus, Cornélius Népos, Suétone, Manéthon, Diodore de Sicile, Dion Cassius, Lampride, sont privés de la vue de Dieu et que Tacite souffre en enfer les tourments dus aux blasphémateurs. Mais il s'en faut que Paul Orose connaisse aussi bien les cieux que la terre. Car il ne songe point que les anges, qui procèdent de l'homme et de l'oiseau, sont la pureté même.
—Nous nous égarons, dit l'Éternel. Que viennent faire ici ces centaures, ces harpies et ces anges? Il s'agit de pingouins.
—Vous l'avez dit, Seigneur; il s'agit de pingouins, déclara le doyen des cinquante docteurs confondus en leur vie mortelle par la vierge d'Alexandrie, et j'ose exprimer cet avis que, pour faire cesser le scandale dont les cieux s'émeuvent, il faut, comme le propose sainte Catherine qui nous a confondus, donner aux pingouins du vieillard Maël la moitié d'un corps humain, avec une âme éternelle, proportionnée à cette moitié.
Sur cette parole, il s'éleva dans l'assemblée un grand bruit de conversations particulières et de disputes doctorales. Les pères grecs contestaient avec les latins véhémentement sur la substance, la nature et les dimensions de l'âme qu'il convenait de donner aux pingouins.
—Confesseurs et pontifes, s'écria le Seigneur, n'imitez point les conclaves et les synodes de la terre. Et ne portez point dans l'Église triomphante ces violences qui troublent l'Église militante. Car, il n'est que trop vrai: dans tous les conciles, tenus sous l'inspiration de mon Esprit, en Europe, en Asie, en Afrique, les pères ont arraché la barbe et les yeux aux pères. Toutefois ils furent infaillibles, car j'étais avec eux.
L'ordre étant rétabli, le vieillard Hermas se leva et prononça ces lentes paroles:
—Je vous louerai, Seigneur, de ce que vous fîtes naître Saphira, ma mère, parmi votre peuple, aux jours où la rosée du ciel rafraîchissait la terre en travail de son Sauveur. Et je vous louerai, Seigneur, de m'avoir donné de voir de mes yeux mortels les apôtres de votre divin fils. Et je parlerai dans cette illustre assemblée parce que vous avez voulu que la vérité sortît de la bouche des humbles, et je dirai: Changez ces pingouins en hommes. C'est la seule détermination convenable à votre justice et à votre miséricorde.
Plusieurs docteurs demandaient la parole; d'autres la prenaient. Personne n'écoutait et tous les confesseurs agitaient tumultueusement leurs palmes et leurs couronnes.
Le Seigneur, d'un geste de sa droite, apaisa les querelles de ses élus:
—N'en délibérons plus, dit-il. L'avis ouvert par le doux vieillard Hermas est le seul conforme à mes desseins éternels. Ces oiseaux seront changés en hommes. Je prévois à cela plusieurs inconvénients. Beaucoup entre ces hommes se donneront des torts qu'ils n'auraient pas eus comme pingouins. Certes, leur sort, par l'effet de ce changement, sera bien moins enviable qu'il n'eût été sans ce baptême et cette incorporation à la famille d'Abraham. Mais il convient que ma prescience n'entreprenne pas sur leur libre arbitre. Afin de ne point porter atteinte à la liberté humaine, j'ignore ce que je sais, j'épaissis sur mes yeux les voiles que j'ai percés et, dans mon aveugle clairvoyance, je me laisse surprendre par ce que j'ai prévu.
Et aussitôt, appelant l'archange Raphaël:
—Va trouver, lui dit-il, le saint homme Maël; avertis-le de sa méprise et dis-lui que, armé de mon Nom, il change ces pingouins en hommes.
CHAPITRE VIII
MÉTAMORPHOSE DES PINGOUINS
L'archange, descendu dans l'île des Pingouins, trouva le saint homme endormi au creux d'un rocher, parmi ses nouveaux disciples. Il lui posa la main sur l'épaule et, l'ayant éveillé, dit d'une voix douce:
—Maël, ne crains point!
Et le saint homme, ébloui par une vive lumière, enivré d'une odeur délicieuse, reconnut l'ange du Seigneur et se prosterna le front contre terre.
Et l'ange dit encore:
—Maël, connais ton erreur: croyant baptiser des enfants d'Adam, tu as baptisé des oiseaux; et voici que par toi des pingouins sont entrés dans l'Église de Dieu.
À ces mots, le vieillard demeura stupide.
Et l'ange reprit:
—Lève-toi, Maël, arme-toi du Nom puissant du Seigneur et dis à ces oiseaux: «Soyez des hommes!»
Et le saint homme Maël, ayant pleuré et prié, s'arma du Nom puissant du Seigneur et dit aux oiseaux:
—Soyez des hommes!
Aussitôt les pingouins se transformèrent. Leur front s'élargit et leur tête s'arrondit en dôme, comme Sainte-Marie Rotonde dans la ville de Rome. Leurs yeux ovales s'ouvrirent plus grands sur l'univers; un nez charnu habilla les deux fentes de leurs narines; leur bec se changea en bouche et de cette bouche sortit la parole; leur cou s'accourcit et grossit; leurs ailes devinrent des bras et leurs pattes des jambes; une âme inquiète habita leur poitrine.
Pourtant il leur restait quelques traces de leur première nature. Ils étaient enclins à regarder de côté; ils se balançaient sur leurs cuisses trop courtes; leur corps restait couvert d'un fin duvet.
Et Maël rendit grâces au Seigneur de ce qu'il avait incorporé ces pingouins à la famille d'Abraham.
Mais il s'affligea à la pensée que, bientôt, il quitterait cette île pour n'y plus revenir et que, loin de lui, peut-être, la foi des pingouins périrait, faute de soins, comme une plante trop jeune et trop tendre. Et il conçut l'idée de transporter leur île sur les côtes d'Armorique.
—J'ignore les desseins de la Sagesse éternelle, se dit-il. Mais si Dieu veut que l'île soit transportée, qui pourrait empêcher qu'elle le fût?
Et le saint homme du lin de son étole fila une corde très mince, d'une longueur de quarante pieds. Il noua un bout de cette corde autour d'une pointe de rocher qui perçait le sable de la grève et, tenant à la main l'autre bout de la corde, il entra dans l'auge de pierre.