Poil de CarotteParte 9 de 11
Original em francês · tradução para inglês
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--D'abord, dit Poil de Carotte, je ne pique pas de soleil, et puis ricane, ricane ce n'est pas toi qui m'empêcheras de me marier avec Mathilde, si maman veut.
Mais voici que maman vient répondre elle-même qu'elle ne veut pas. Elle pousse le barrière du pré. Elle entre suivie d'Ernestine la rapporteuse. En passant près de la haie, elle casse une rouette dont elle ôte les feuilles et garde les épines. Elle arrive droit, inévitable comme l'orage.
--Gare les calottes, dit grand frère Félix.
Il s'enfuit au bout du pré. Il est à l'abri et peut voir.
Poil de Carotte ne se sauve jamais. D'ordinaire, quoique lâche, il préfère en finir vite, et aujourd'hui il se sent brave.
Mathilde, tremblante, pleure comme une veuve, avec des hoquets.
Poil de Carotte: Ne crains rien. Je connais maman; elle n'en a que pour moi. J'attraperai tout.
Mathilde: Oui, mais ta maman va le dire à ma maman, et ma maman va me battre.
Poil de Carotte: Corriger; on dit corriger, comme pour les devoirs de vacances. Est-ce qu'elle te corrige, ta maman?
Mathilde: Des fois; ça dépend.
Poil de Carotte: Pour moi, c'est toujours sûr.
Mathilde: Mais je n'ai rien fait.
Poil de Carotte: Ça ne fait rien. Attention!
Madame Lepic approche. Elle les tient. Elle a le temps. Elle ralentit son allure. Elle est si près que soeur Ernestine, par peur des chocs en retour, s'arrête au bord du cercle où l'action se concentrera. Poil de Carotte se campe devant "sa femme", qui sanglote plus fort. Les clématites sauvages mêlent leurs fleurs blanches. La rouette de madame Lepic se lève, prête à cingler. Poil de Carotte, pâle, croise ses bras, et la nuque raccourcie, les reins chauds déjà, les mollets lui cuisant d'avance, il a l'orgueil de s'écrier:
--Qu'est-ce que ça fait, pourvu qu'on rigole!
Le Coffre-Fort
Le lendemain, comme Poil de Carotte rencontre Mathilde, elle lui dit:
--Ta maman est venue tout rapporter à ma maman et j'ai reçu une bonne fessée. Et toi?
Poil de Carotte: Moi, je ne me rappelle plus. Mais tu ne méritais pas d'être battue, nous ne faisions rien de mal.
Mathilde: Non, pour sûr.
Poil de Carotte: Je t'affirme que je parlais sérieusement quand je te disais que je me marierais bien avec toi.
Mathilde: Moi, je me marierais bien avec toi aussi.
Poil de Carotte: Je pourrais te mépriser parce que tu es pauvre et que je suis riche, mais n'aie pas peur, je t'estime.
Mathilde: Tu es riche à combien, Poil de Carotte?
Poil de Carotte: Mes parents ont au moins un million.
Mathilde: Combien que ça fait un million?
Poil de Carotte: Ça fait beaucoup; les millionnaires ne peuvent jamais dépenser tout leur argent.
Mathilde: Souvent, mes parents se plaignent de n'en avoir guère.
Poil de Carotte: Oh! les miens aussi. Chacun se plaint pour qu'on le plaigne, et pour flatter les jaloux. Mais je sais que nous sommes riches. Le premier jour du mois, papa reste un instant seul dans sa chambre. J'entends grincer la serrure du coffre-fort. Elle grince comme les rainettes, le soir. Papa dit un mot que personne ne connaît, ni maman, ni mon frère, ni ma soeur, personne, excepté lui et moi, et la porte du coffre-fort s'ouvre. Papa y rend de l'argent et va le déposer sur la table de la cuisine. Il ne dit rien, il fait seulement sonner les pièces, afin que maman, occupée au fourneau, soit avertie. Papa sort. Maman se retourne et ramasse vite l'argent. Tous les mois ça se passe ainsi, et ça dure depuis longtemps, preuve qu'il y a plus d'un million dans le coffre-fort.
Mathilde:
Et pour l'ouvrir, il dit un mot. Quel mot?
Poil de Carotte: Ne cherche pas, tu perdrais ta peine. Je te le dirai quand nous serons mariés, à la condition que tu me promettras de ne jamais le répéter.
Mathilde: Dis-le-moi tout de suite. Je te promets tout de suite de ne jamais le répéter.
Poil de Carotte: Non, c'est notre secret à papa et à moi.
Mathilde: Tu ne le sais pas. Si tu le savais, tu me le dirais.
Poil de Carotte: Pardon, je le sais.
Mathilde: Tu ne le sais pas, tu ne le sais pas. C'est bien fait, c'est bien fait.
--Parions que je le sais, dit Poil de Carotte gravement.
--Parions quoi? dit Mathilde hésitante.
--Laisse-moi te toucher où je voudrais, dit Poil de Carotte, et tu sauras le mot.
Mathilde regarde Poil de Carotte. Elle ne comprend pas bien. Elle ferme presque ses yeux gris de sournoise, et elle a maintenant deux curiosités au lieu d'une.
--Dis le mot d'abord, Poil de Carotte.
Poil de Carotte: Tu me jures qu'après tu te laisseras toucher où je voudrai.
Mathilde: Maman me défend de jurer.
Poil de Carotte: Tu ne sauras pas le mot.
Mathilde: Je m'en fiche bien de ton mot. Je l'ai deviné, oui, je l'ai deviné.
Poil de Carotte, impatienté, brusque les choses.
--Écoute, Mathilde, tu n'as rien deviné du tout. Mais je me contente de ta parole d'honneur. Le mot que papa prononce avant d'ouvrir son coffre-fort, c'est "Lustucru". A présent, je peux toucher où je veux.
--Lustucru! Lustucru! dit Mathilde qui recule avec le plaisir de connaître un secret et la peur qu'il ne vaille rien. Vraiment, tu ne t'amuses pas de moi!
Puis, comme Poil de Carotte, sans répondre, s'avance, décidé, la main tendue, elle se sauve. Et Poil de Carotte entend qu'elle rie sec.
Et elle a disparu qu'il entend qu'on ricane derrière lui.
Il se retourne. Par la lucarne d'une écurie, un domestique du château sort la tête et montre les dents.
--Je t'ai vu, Poil de Carotte, s'écrie-t-il, je rapporterai tout à ta mère.
Poil de Carotte: Je jouais, mon vieux Pierre. Je voulais attraper la petite. Lustucru est un faux nom que j'ai inventé. D'abord, je ne connais point le vrai.
Pierre: Tranquillise-toi, Poil de Carotte, je me moque de Lustucru et je n'en parlerai pas à ta mère. Je lui parlerai du reste.
Poil de Carotte: Du reste?
Pierre: Oui, du reste. Je t'ai vu, je t'ai vu, Poil de Carotte; dis voir un peu que je ne t'ai pas vu. Ah! tu vas bien pour ton âge. Mais tes plats à barbe s'élargiront ce soir!
Poil de Carotte ne trouve rien à répliquer. Rouge de figure au point que la couleur naturelle de ses cheveux semble s'éteindre, il s'éloigne, les mains dans ses poches, à la crapaudine, en reniflant.
Les Têtards
Poil de Carotte joue seul dans la coure au milieu, afin que madame Lepic puisse le surveiller par la fenêtre, et il s'exerce à jouer comme il faut, quand le camarade Rémy paraît. C'est un garçon du même âge, qui boite et veut toujours courir, de sorte que sa jambe gauche infirme traîne derrière l'autre et ne la rattrape jamais. Il porte un panier et dit:
--Viens-tu, Poil de Carotte? Papa me le chanvre dans la rivière. Nous l'aiderons et nous pêcherons des têtards avec des paniers.
--Demande le à maman, dit Poil de Carotte.
Rémy: Pourquoi moi?
Poil de Carotte: Parce qu'à moi elle ne me donnera pas la permission. Juste, madame Lepic se montre à la fenêtre.
--Madame, dit Rémy, voulez-vous, s'il vous plaît, que j'emmène Poil de Carotte pêcher des têtards?
Madame Lepic colle son oreille au carreau. Rémy répète en criant. Madame Lepic a compris. On la voit qui remue la bouche. Les deux amis n'entendent rien et se regardent indécis. Mais madame Lepic agite la tête et fait clairement signe que non.
--Elle ne veut pas, dit Poil de Carotte. Sans doute, elle aura besoin de moi, tout à l'heure.
Rémy: Tant pis, on se serait rudement amusé. Elle ne veut pas, elle ne veut pas.
Poil de Carotte: Reste. Nous jouerons ici.
Rémy: Ah non, par exemple. J'aime mieux pêcher des têtards. Il fait doux. J'en ramasserai des pleins paniers.
Poil de Carotte: Attends un peu. Maman refuse toujours pour commencer. Puis, des fois, elle se ravise.
Rémy: J'attendrai un petit quart, mais pas plus.
Plantés là tous deux, les mains dans les poches, ils observent sournoisement l'escalier, et bientôt Poil de Carotte pousse Rémy du coude.
--Qu'est-ce que je te disais?
En effet, la porte s'ouvre et madame Lepic, tenant à la main un panier pour Poil de Carotte, descend une marche. Mais elle s'arrête, défiante.
--Tiens, te voilà encore, Rémy! Je te croyais parti. J'avertirai ton papa que tu musardes et il te grondera.
Rémy: Madame, c'est Poil de Carotte qui m'a dit d'attendre.
Madame Lepic: --Ah! vraiment, Poil de Carotte?
Poil de Carotte n'approuve pas et ne nie pas. Il ne sait plus. Il connaît madame Lepic sur le bout du doigt. Il l'avait devinée une fois encore. Mais puisque cet imbécile de Rémy brouille les choses, gâte tout, Poil de Carotte se désintéresse du dénouement. Il écrase de l'herbe sous son pied et regarde ailleurs.
--Il me semble pourtant, dit madame Lepic, que je n'ai pas l'habitude de me rétracter.
Elle n'ajoute rien.
Elle remonte l'escalier. Elle rentre avec le panier que devait emporter Poil de Carotte pour pêcher des têtards et qu'elle avait vidé de ses noix fraîches, exprès.
Rémy est déjà loin.
Madame Lepic ne badine guère et les enfants des autres s'approchent d'elle prudemment et la redoutent presque autant que le maître d'école.
Rémy sauve là-bas vers la rivière. Il galope si vite que son pied gauche, toujours en retard, raie la poussière de la route, danse et sonne comme une casserole.
Sa journée perdue. Poil de Carotte n'essaie plus de se divertir. Il a manqué une bonne partie. Les regrets sont en chemin. Il les attend.
Solitaire, sans défense, il laisse venir l'ennui et la punition s'appliquer d'elle-même.
Coup de Théâtre
Scène Première
Madame Lepic: Où vas-tu?
Poil de Carotte: Il a mis sa cravate neuve et craché sur ses souliers à les noyer
Je vais me promener avec papa.
Madame Lepic: Je te défends d'y aller, tu m'entends? Sans ça... Sa main droite recule comme pour prendre son élan.
Poil de Carotte, bas: Compris.
Scène II
Poil de Carotte: En méditation près de l'horloge.
Qu'est-ce que je veux, moi? Éviter les calottes. Papa m'en donne moins que maman. J'ai fait le calcul. Tant pis pour lui!
Scène III
Monsieur Lepic:
Il chérit Poil de Carotte, mais ne s'en occupe jamais, toujours courant la pretentaine pour affaires.
Allons! partons.
Poil de Carotte: Non, mon papa.
Monsieur Lepic: Comment, non? Tu ne veux pas venir?
Poil de Carotte: Oh si! mais je ne peux pas.
Monsieur Lepic: Explique-toi. Qu'est-ce qu'il y a?
Poil de Carotte: Y a rien, mais je reste. Monsieur Lepic: Ah, oui! encore une de tes lubies. Que petit animal tu fais! On ne sait par quelle oreille te prendre. Tu veux, tu ne veux plus. Reste, mon ami, et pleurniche à ton aise.
Scène IV
Madame Lepic:
Elle a toujours la précaution d'écouter aux portes, pour mieux entendre.
Pauvre chéri! Cajoleuse, elle lui passe la main dans les cheveux et les tire. Le voilà tout en larmes, parce que son père... Elle regarde en dessous M. Lepic... voudrait l'emmener malgré lui. Ce n'est pas ta mère qui te tourmenterait avec cette cruauté. Les Lepic père et mère se tournent le dos.
Scène V
Poil de Carotte:
Au fond d'un placard. Dans sa bouche, deux doigts; dans son nez, un seul.
Tout le monde ne peut pas être orphelin.
En Chasse
M. Lepic emmène ses fils à la chasse alternativement. Ils marchent derrière lui, un peu sur sa droite, à cause de la direction du fusil, et portent le carnier. M. Lepic est un marcheur infatigable. Poil de Carotte met un entêtement passionné à le suivre, sans se plaindre. Ses souliers se blessent, il n'en dit mot, et ses doigts se cordellent; le bout de ses orteils enfle, ce qui leur donne la forme de petits marteaux.
Si M. Lepic tue un lièvre au début de la chasse, il dit:
--Veux-tu le laisser à la première ferme ou le cacher dans une haie, et nous le reprendrons ce soir?
--Non, papa, dit Poil de Carotte, j'aime mieux le garder.
Il lui arrive de porter une journée entière deux lièvres et cinq perdrix.
Il glisse sa main ou son mouchoir sous la courroie du carnier, pour reposer son épaule endolorie. S'il rencontre quelqu'un, il montre son dos avec affection et oublie un moment sa charge.
Mais il est las, surtout quand on ne tue rien et que la vanité cesse de le soutenir.
--Attends-moi ici, dit parfois M. Lepic. Je vais battre ce labouré.
Poil de Carotte, irrité, s'arrête debout au soleil. Il regarde son père piétiner le champ, sillon par sillon, motte à motte, le fouler, l'égaliser comme avec une herse, frapper de son fusil les haies, les buissons, les chardons, tandis que Pyrame même, n'en pouvant plus, cherche l'ombre, se couche un peu et halète, toute sa langue dehors.
--Mais il n'y a rien là, pense Poil de Carotte. Oui, tape, casse des orties, fourrage. Si j'étais lièvre gîté au creux d'un fossé, sous les feuilles, c'est moi qui me retiendrais de bouger, par cette chaleur!
Et en sourdine il maudit M. Lepic; il lui adresse de menues injures.
Et M. Lepic saute un autre échalier, pour battre une luzerne d'à côté, où, cette fois, ils serait bien étonné de ne pas trouver quelque gars de lièvre.
--Il me dit de l'attendre, murmure Poil de Carotte, et il faut que je coure après lui, maintenant. Une journée qui commence mal finit mal. Trotte et sue, papa, éreinte le chien, courbature-moi, c'est comme si on s'asseyait. Nous rentrerons bredouilles, ce soir.
Car Poil de Carotte est naïvement superstitieux.
Chaque fois qu'il touche le bord de sa casquette,voilà Pyrame en arrêt, le poil hérissé, la queue raide. Sur la pointe du pied, M. Lepic s'approche le plus près possible, la crosse au défaut de l'épaule. Poil de Carotte s'immobilise, et un premier jet d'émotion le fait suffoquer.
Il soulève sa casquette Des perdrix partent, ou un lièvre déboule. Et selon que Poil de Carotte laisse retomber la casquette ou qu'il simule un grand salut, M. Lepic manque ou tue.
Poil de Carotte l'avoue, ce système n'est pas infaillible. Le geste trop souvent répété ne produit plus d'effet, comme si la fortune se fatiguait de répondre aux mêmes signes. Poil de Carotte les espace discrètement, et à cette condition, ça réussit presque toujours.
--As-tu vu le coup? demande M. Lepic qui soupèse un lièvre chaud encore dont il presse le ventre blond, pour lui faire faire ses suprêmes besoins. Pourquoi ris-tu?
--Parce que tu l'as tué, grâce à moi, dit Poil de Carotte.
Et fier de ce nouveau succès, il expose avec aplomb sa méthode.
--Tu parles sérieusement? dit M. Lepic.
Poil de Carotte: Mon Dieu! je n'irai pas jusqu'à prétendre que je ne me trompe jamais.
Monsieur Lepic: Veux-tu bien te taire tout de suite, nigaud. Je ne te conseille guère, si tu tiens à ta réputation de garçon d'esprit, de débiter ces bourdes devant des étrangers. On t'éclaterait au nez. A moins que, par hasard, tu ne te moques de ton père.
Poil de Carotte: Je te jure que non, papa. Mais tu as raison, pardonne-moi, je ne suis qu'un serin.
La Mouche
La chasse continue, et Poil de Carotte qui hausse les épaules de remords, tant il se trouve bête, emboîte le pas de son père avec une nouvelle ardeur, s'applique à poser exactement le pied gauche là ou M. Lepic a posé son pied gauche, et il écarte les jambes comme s'il fuyait un ogre. Il ne se repose que pour attraper une mûre, une poire sauvage et des prunelles qui resserrent la bouche, blanchissent les lèvres et calment la soif. D'ailleurs, il a dans une des poches du carnier le flacon d'eau-de- vie. Gorgée par gorgée, il boit presque tout à lui seul, car M. Lepic, que la chasse grise, oublie d'en demander.
--Une goutte, papa?
Le vent n'apporte qu'un bruit de refus. Poil de Carotte avale la goutte qu'il offrait, vide le flacon, et la tête tournante, repart à la poursuite de son père. Soudain, il s'arrête, enfonce un doigt au creux de son oreille, l'agite vivement, le retire, puis feint d'écouter, et il crie à M. Lepic:
--Tu sais, papa, je crois que j'ai une mouche dans l'oreille.
Monsieur Lepic: Ote-la, mon garçon.
Poil de Carotte: Elle y est trop avant, je ne peux pas la toucher. Je l'entends qu'elle bourdonne.
Monsieur Lepic: Laisse-la mourir toute seule.
Poil de Carotte: Mais si elle pondait, papa, si elle faisait son nid? Monsieur Lepic: Tâche de la tuer avec une corne de mouchoir.
Poil de Carotte: Si je versais un peu d'eau-de-vie pour la noyer? Me donnes-tu la permission?
--Verse ce que tu voudras, lui crie M. Lepic. Mais dépêche-toi.
Poil de Carotte applique sur son oreille le goulot de la bouteille, et il la vide une deuxième fois, pour le cas où M. Lepic imaginerait de réclamer sa part.
Et bientôt, Poil de Carotte s'écrie allègre, en courant:
--Tu sais, papa, je n'entends plus la mouche. Elle doit être morte. Seulement, elle a tout bu.