La Princesse de Clèves Cap. 1/2 · 0%

La Princesse de ClèvesParte 13 de 18

Madame de La Fayette

Original em francês · tradução para inglês

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Le gentilhomme, qui étoit très-capable d'une telle commission, s'en acquitta avec toute l'exactitude imaginable. Il suivit Monsieur de Nemours jusqu'à un village à une demie lieue de Colomiers, où ce prince s'arrêta, et le gentilhomme devina aisément que c'étoit pour y attendre la nuit. Il ne crut pas à propos de l'y attendre aussi; il passa le village et alla dans la forêt, à l'endroit par où il jugeoit que Monsieur de Nemours pouvoit passer. Il ne se trompa point dans tout ce qu'il avoit pensé: sitôt que la nuit fut venue, il entendit marcher, et, quoiqu'il fît obscur, il reconnut aisément Monsieur de Nemours; il le vit faire le tour du jardin, comme pour écouter s'il n'y entendroit personne, et pour choisir le lieu par où il pourroit passer le plus aisément. Les palissades étoient fort hautes, et il y en avoit encore derrière, pour empêcher qu'on ne pût entrer; en sorte qu'il étoit assez difficile de se faire passage.

Monsieur de Nemours en vint à bout néanmoins. Sitôt qu'il fut dans ce jardin, il n'eut pas de peine à démêler où étoit Madame de Clèves: il vit beaucoup de lumières dans le cabinet; toutes les fenêtres en étoient ouvertes; et, en se glissant le long des palissades, il s'en approcha avec un trouble et une émotion qu'il est aisé de se représenter. Il se rangea derrière une des fenêtres qui servoient de porte, pour voir ce que faisoit Madame de Clèves. Il vit qu'elle étoit seule; mais il la vit d'une si admirable beauté, qu'à peine fut-il maître du transport que lui donna cette vue. Il faisoit chaud, et elle n'avoit rien sur sa tête et sur sa gorge, que ses cheveux confusément rattachés. Elle étoit sur un lit de repos, avec une table devant elle, où il y avoit plusieurs corbeilles pleines de rubans; elle en choisit quelques-uns, et Monsieur de Nemours remarqua que c'étoit des mêmes couleurs qu'il avoit portées au tournoi. Il vit qu'elle en faisoit des nœuds à une canne des Indes fort extraordinaire qu'il avoit portée quelque temps, et qu'il avoit donnée à sa sœur, à qui Madame de Clèves l'avoit prise sans faire semblant de la reconnoître pour avoir été à Monsieur de Nemours. Après qu'elle eut achevé son ouvrage avec une grâce et une douceur que répandoient sur son visage les sentiments qu'elle avoit dans le cœur, elle prit un flambeau et s'en alla proche d'une grande table vis-à-vis du tableau du siége de Metz, où étoit le portrait de Monsieur de Nemours; elle s'assit et se mit à regarder ce portrait avec une attention et une rêverie que la passion seule peut donner.

On ne peut exprimer ce que sentit Monsieur de Nemours dans ce moment. Voir, au milieu de la nuit, dans le plus beau lieu du monde, une personne qu'il adoroit; la voir sans qu'elle sût qu'il la voyoit, et la voir toute occupée de choses qui avoient du rapport à lui et à la passion qu'elle lui cachoit, c'est ce qui n'a jamais été goûté ni imaginé par nul autre amant.

Ce prince étoit aussi tellement hors de lui-même, qu'il demeuroit immobile à regarder Madame de Clèves, sans songer que les moments lui étoient précieux. Quand il fut un peu remis, il pensa qu'il devoit attendre à lui parler qu'elle allât dans le jardin; il crut qu'il le pourroit faire avec plus de sûreté, parce qu'elle seroit plus éloignée de ses femmes; mais, voyant qu'elle demeuroit dans le cabinet, il prit la résolution d'y entrer. Quand il voulut l'exécuter, quel trouble n'eut-il point! Quelle crainte de lui déplaire! Quelle peur de faire changer ce visage où il y avoit tant de douceur, et de le voir devenir plein de sévérité et de colère!

Il trouva qu'il y avoit eu de la folie, non pas à venir voir Madame de Clèves sans être vu, mais à penser de s'en faire voir; il vit tout ce qu'il n'avoit point encore envisagé. Il lui parut de l'extravagance dans sa hardiesse de venir surprendre, au milieu de la nuit, une personne à qui il n'avoit encore jamais parlé de son amour. Il pensa qu'il ne devoit pas prétendre qu'elle le voulût écouter, et qu'elle auroit une juste colère du péril où il l'exposoit par les accidents qui pouvoient arriver. Tout son courage l'abandonna, et il fut prêt plusieurs fois à prendre la résolution de s'en retourner sans se faire voir. Poussé néanmoins par le désir de lui parler, et rassuré par les espérances que lui donnoit tout ce qu'il avoit vu, il avança quelques pas, mais avec tant de trouble qu'une écharpe qu'il avoit s'embarrassa dans la fenêtre, en sorte qu'il fit du bruit. Madame de Clèves tourna la tête, et, soit qu'elle eût l'esprit rempli de ce prince, ou qu'il fût dans un lieu où la lumière donnoit assez pour qu'elle le pût distinguer, elle crut le reconnoître; et, sans balancer ni se retourner du côté où il étoit, elle entra dans le lieu où étoient ses femmes.

Elle y entra avec tant de trouble, qu'elle fut contrainte, pour le cacher, de dire qu'elle se trouvoit mal, et elle le dit aussi pour occuper tous ses gens, et pour donner le temps à Monsieur de Nemours de se retirer. Quand elle eut fait quelque réflexion, elle pensa qu'elle s'étoit trompée, et que c'étoit un effet de son imagination d'avoir cru voir Monsieur de Nemours. Elle savoit qu'il étoit à Chambort; elle ne trouvoit nulle apparence qu'il eût entrepris une chose si hasardeuse: elle eut envie plusieurs fois de rentrer dans le cabinet, et d'aller voir dans le jardin s'il y avoit quelqu'un. Peut-être souhaitoit-elle autant qu'elle le craignoit d'y trouver Monsieur de Nemours; mais enfin la raison et la prudence l'emportèrent sur tous ses autres sentiments, et elle trouva qu'il valoit mieux demeurer dans le doute où elle étoit, que de prendre le hasard de s'en éclaircir. Elle fut longtemps à se résoudre à sortir d'un lieu dont elle pensoit que ce prince étoit peut-être si proche, et il étoit quasi jour quand elle revint au château.

Monsieur de Nemours étoit demeuré dans le jardin tant qu'il avoit vu de la lumière: il n'avoit pu perdre l'espérance de revoir Madame de Clèves, quoiqu'il fût persuadé qu'elle l'avoit reconnu, et qu'elle n'étoit sortie que pour l'éviter; mais, voyant qu'on fermoit les portes, il jugea bien qu'il n'avoit plus rien à espérer. Il vint reprendre son chemin tout proche du lieu où attendoit le gentilhomme de Monsieur de Clèves. Ce gentilhomme le suivit jusqu'au même village d'où il étoit parti le soir. Monsieur de Nemours se résolut d'y passer tout le jour, afin de retourner la nuit à Colomiers, pour voir si Madame de Clèves auroit encore la cruauté de le fuir, ou celle de ne se pas exposer à être vue.

Il attendit la nuit avec impatience; et quand elle fut venue, il reprit le chemin de Colomiers. Le gentilhomme de Monsieur de Clèves, qui s'étoit déguisé afin d'être moins remarqué, le suivit jusqu'au lieu où il l'avoit suivi le soir d'auparavant, et le vit entrer dans le même jardin. Ce prince connut bientôt que Madame de Clèves n'avoit pas voulu hasarder qu'il essayât encore de la voir: toutes les portes étoient fermées. Il tourna de tous les côtés pour découvrir s'il ne verroit point de lumières; mais ce fut inutilement.

Madame de Clèves, s'étant doutée que Monsieur de Nemours pourroit revenir, étoit demeurée dans sa chambre; elle avoit appréhendé de n'avoir pas toujours la force de le fuir, et elle n'avoit pas voulu se mettre au hasard de lui parler d'une manière si peu conforme à la conduite qu'elle avoit eue jusqu'alors.

Quoique Monsieur de Nemours n'eût aucune espérance de la voir, il ne put se résoudre à sortir sitôt d'un lieu où elle étoit si souvent. Il passa la nuit entière dans le jardin, et trouva quelque consolation à voir du moins les mêmes objets qu'elle voyoit tous les jours. Le soleil étoit levé devant qu'il pensât à se retirer; mais enfin la crainte d'être découvert l'obligea à s'en aller.

Il lui fut impossible de s'éloigner sans voir Madame de Clèves; et il alla chez Madame de Mercœur, qui étoit alors dans cette maison qu'elle avoit proche de Colomiers. Elle fut extrêmement surprise de l'arrivée de son frère. Il inventa une cause de son voyage assez vraisemblable pour la tromper, et enfin il conduisit si habilement son dessein, qu'il l'obligea à lui proposer d'elle-même d'aller chez Madame de Clèves. Cette proposition fut exécutée dès le même jour, et Monsieur de Nemours dit à sa sœur qu'il la quitteroit à Colomiers, pour s'en retourner en diligence trouver le Roi. Il fit ce dessein de la quitter à Colomiers, dans la pensée de l'en laisser partir la première; et il crut avoir trouvé un moyen infaillible de parler à Madame de Clèves.

Comme ils arrivèrent, elle se promenoit dans une grande allée qui borde le parterre. La vue de Monsieur de Nemours ne lui causa pas un médiocre trouble, et ne lui laissa plus douter que ce ne fût lui qu'elle avoit vu la nuit précédente. Cette certitude lui donna quelque mouvement de colère, par la hardiesse et l'imprudence qu'elle trouvoit dans ce qu'il avoit entrepris. Ce prince remarqua une impression de froideur sur son visage qui lui donna une sensible douleur. La conversation fut de choses indifférentes, et néanmoins il trouva l'art d'y faire paroître tant d'esprit, tant de complaisance, et tant d'admiration pour Madame de Clèves, qu'il dissipa malgré elle une partie de la froideur qu'elle avoit eue d'abord.

Lorsqu'il se sentit rassuré de sa première crainte, il témoigna une extrême curiosité d'aller voir le pavillon de la forêt; il en parla comme du plus agréable lieu du monde, et en fit même une description si particulière, que Madame de Mercœur lui dit qu'il falloit qu'il y eût été plusieurs fois pour en connoître si bien toutes les beautés. "Je ne crois pourtant pas, reprit Madame de Clèves, que Monsieur de Nemours y ait jamais entré; c'est un lieu qui n'est achevé que depuis peu."

"Il n'y a pas longtemps aussi que j'y ai été, reprit Monsieur de Nemours en la regardant, et je ne sais si je ne dois point être bien aise que vous ayez oublié de m'y avoir vu."

Madame de Mercœur, qui regardoit la beauté des jardins, n'avoit point d'attention à ce que disoit son frère. Madame de Clèves rougit, et, baissant les yeux sans regarder Monsieur de Nemours: "Je ne me souviens point, lui dit-elle, de vous y avoir vu; et, si vous y avez été, c'est sans que je l'aie su."

"Il est vrai, Madame, répliqua Monsieur de Nemours, que j'y ai été sans vos ordres, et j'y ai passé les plus doux et les plus cruels moments de ma vie."

Madame de Clèves entendoit trop bien tout ce que disoit ce prince; mais elle n'y répondit point: elle songea à empêcher Madame de Mercœur d'aller dans ce cabinet, parce que le portrait de Monsieur de Nemours y étoit, et qu'elle ne vouloit pas qu'elle l'y vît. Elle fit si bien que le temps se passa insensiblement, et Madame de Mercœur parla de s'en retourner; mais quand Madame de Clèves vit que Monsieur de Nemours et sa sœur ne s'en alloient pas ensemble, elle jugea bien à quoi elle alloit être exposée: elle se trouva dans le même embarras où elle s'étoit trouvée à Paris, et elle prit aussi le même parti. La crainte que cette visite ne fût encore une confirmation des soupçons qu'avoit son mari ne contribua pas peu à la déterminer; et, pour éviter que Monsieur de Nemours ne demeurât seul avec elle, elle dit à Madame de Mercœur qu'elle l'alloit conduire jusques au bord de la forêt, et elle ordonna que son carrosse la suivît. La douleur qu'eut ce prince de trouver toujours cette même continuation des rigueurs en Madame de Clèves fut si violente qu'il en pâlit dans le même moment. Madame de Mercœur lui demanda s'il se trouvoit mal; mais il regarda Madame de Clèves, sans que personne s'en aperçût, et il lui fit juger, par ses regards, qu'il n'avoit d'autre mal que son désespoir. Cependant il fallut qu'il les laissât partir sans oser les suivre; et, après ce qu'il avoit dit, il ne pouvoit plus retourner avec sa sœur. Ainsi il revint à Paris, et en partit le lendemain.

Le gentilhomme de Monsieur de Clèves l'avoit toujours observé; il revint aussi à Paris; et, comme il vit Monsieur de Nemours parti pour Chambort, il prit la poste, afin d'y arriver devant lui, et de rendre compte de son voyage. Son maître attendoit son retour comme ce qui alloit décider du malheur de toute sa vie.

Sitôt qu'il le vit, il jugea, par son visage et par son silence, qu'il n'avoit que des choses fâcheuses à lui apprendre. Il demeura quelque temps saisi d'affliction, la tête baissée, sans pouvoir parler; enfin, il lui fit signe de la main de se retirer. "Allez, lui dit-il, je vois ce que vous avez à me dire; mais je n'ai pas la force de l'écouter."

"Je n'ai rien à vous apprendre, lui répondit le gentilhomme, sur quoi on puisse faire de jugement assuré. Il est vrai que Monsieur de Nemours a entré deux nuits de suite dans le jardin de la forêt, et qu'il a été le jour d'après à Colomiers, avec Madame de Mercœur."

"C'est assez, répliqua Monsieur de Clèves, c'est assez, en lui faisant encore signe de se retirer, et je n'ai pas besoin d'un plus grand éclaircissement."

Le gentilhomme fut contraint de laisser son maître abandonné à son désespoir. Il n'y en a peut-être jamais eu un plus violent, et peu d'hommes d'un aussi grand courage et d'un cœur aussi passionné que Monsieur de Clèves ont ressenti en même temps la douleur que cause l'infidélité d'une maîtresse et la honte d'être trompé par une femme.

Monsieur de Clèves ne put résister à l'accablement où il se trouva. La fièvre lui prit dès la nuit même, et avec de si grands accidents que dès ce moment sa maladie parut très-dangereuse. On en donna avis à Madame de Clèves: elle vint en diligence. Quand elle arriva, il étoit encore plus mal; elle lui trouva quelque chose de si froid et de si glacé pour elle, qu'elle en fut extrêmement surprise et affligée. Il lui parut même qu'il recevoit avec peine les services qu'elle lui rendoit; mais enfin elle pensa que c'étoit peut-être un effet de sa maladie.

D'abord qu'elle fut à Blois, où la Cour étoit alors, Monsieur de Nemours ne put s'empêcher d'avoir de la joie de savoir qu'elle étoit dans le même lieu que lui. Il essaya de la voir, et alla tous les jours chez Monsieur de Clèves, sur le prétexte de savoir de ses nouvelles; mais ce fut inutilement. Elle ne sortoit point de la chambre de son mari, et avoit une douleur violente de l'état où elle le voyoit. Monsieur de Nemours étoit désespéré qu'elle fût si affligée; il jugeoit aisément combien cette affliction renouveloit l'amitié qu'elle avoit pour Monsieur de Clèves, et combien cette amitié faisoit une diversion dangereuse à la passion qu'elle avoit dans le cœur. Ce sentiment lui donna un chagrin mortel pendant quelque temps; mais l'extrémité du mal de Monsieur de Clèves lui ouvrit de nouvelles espérances. Il vit que Madame de Clèves seroit peut-être en liberté de suivre son inclination, et qu'il pourrait trouver dans l'avenir une suite de bonheur et de plaisirs durables. Il ne pouvoit soutenir cette pensée tant elle lui donnoit de trouble et de transports, et il en éloignoit son esprit par la crainte de se trouver trop malheureux s'il venoit à perdre ses espérances.

Cependant Monsieur de Clèves étoit presque abandonné des médecins. Un des derniers jours de son mal, après avoir passé une nuit très-fâcheuse, il dit, sur le matin, qu'il vouloit reposer. Madame de Clèves demeura seule dans sa chambre. Il lui parut qu'au lieu de reposer, il avoit beaucoup d'inquiétude; elle s'approcha, et se vint mettre à genoux devant son lit, le visage tout couvert de larmes. Monsieur de Clèves avoit résolu de ne lui point témoigner le violent chagrin qu'il avoit contre elle; mais les soins qu'elle lui rendoit, et son affliction, qui lui paroissoit quelquefois véritable, et qu'il regardoit aussi quelquefois comme des marques de dissimulation et de perfidie, lui causoient des sentiments si opposés et si douloureux, qu'il ne les put renfermer en lui-même.

"Vous versez bien des pleurs, Madame, lui dit-il, pour une mort que vous causez et qui ne vous peut donner la douleur que vous faites paroître. Je ne suis plus en état de vous faire des reproches, continua-t-il avec une voix affoiblie par la maladie et par la douleur; mais je meurs du cruel déplaisir que vous m'avez donné. Falloit-il qu'une action aussi extraordinaire que celle que vous aviez faite de me parler à Colomiers eût si peu de suite? Pourquoi m'éclairer sur la passion que vous aviez pour Monsieur de Nemours, si votre vertu n'avoit pas plus d'étendue pour y résister? Je vous aimois jusqu'à être bien aise d'être trompé, je l'avoue à ma honte; j'ai regretté ce faux repos dont vous m'avez tiré. Que ne me laissiez-vous dans cet aveuglement tranquille dont jouissent tant de maris? J'eusse peut-être ignoré toute ma vie que vous aimiez Monsieur de Nemours. Je mourrai, ajouta-t-il; mais sachez que vous me rendez la mort agréable, et qu'après m'avoir ôté l'estime et la tendresse que j'avois pour vous, la vie me feroit horreur. Adieu, Madame. Vous regretterez quelque jour un homme qui vous aimoit d'une passion véritable et légitime. Vous sentirez le chagrin que trouvent les personnes raisonnables dans ces engagements, et vous connoîtrez la différence d'être aimée comme je vous aimois, à l'être par des gens qui, en vous témoignant de l'amour, ne cherchent que l'honneur de vous séduire; mais ma mort vous laissera en liberté, ajouta-t-il, et vous pourrez rendre Monsieur de Nemours heureux sans qu'il vous en coûte des crimes. Qu'importe, reprit-il, ce qui arrivera quand je ne serai plus, et faut-il que j'aie la foiblesse d'y jeter les yeux!"