Le Parfum de la dame en noirPart 7 of 35
French original · English translation
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V Panique
Dijon… Mâcon… Lyon… Certainement, là-haut, au-dessus de ma tête, il ne dort pas… Je l’ai appelé tout doucement et il ne m’a pas répondu… Mais je mettrais ma main au feu qu’il ne dort pas! … À quoi songe-t-il? … Comme il est calme! Qu’est-ce donc qui peut bien lui donner un calme pareil? … Je le vois encore, dans le parloir, se levant soudain, en disant: «Allons-nous-en!» et cela d’une voix si posée, si tranquille, si résolue… Allons-nous-en vers qui? Vers quoi avait-il résolu d’aller? Vers elle, évidemment, qui était en danger et qui ne pouvait être sauvée que par lui; vers elle, qui était sa mère et qui ne le saurait pas!
C’est un secret qui doit rester entre vous et moi; l’enfant est mort pour tous, excepté pour vous et pour moi!»
C’était cela sa résolution, cette volonté subitement arrêtée de ne rien lui dire. Et lui, le pauvre enfant, qui n’était venu chercher cette certitude que pour avoir le droit de lui parler! Dans le moment même qu’il savait, il s’astreignait à oublier; il se condamnait au silence. Petite grande âme héroïque, qui avait compris que la Dame en noir qui avait besoin de son secours ne voudrait pas d’un salut acheté au prix de la lutte du fils contre le père! Jusqu’où pouvait aller cette lutte? Jusqu’à quel sanglant conflit? Il fallait tout prévoir et il fallait avoir les mains libres, n’est-ce pas, Rouletabille, pour défendre la Dame en noir?…
Si calme est Rouletabille que je n’entends pas sa respiration. Je me penche sur lui… il a les yeux ouverts.
«Savez-vous à quoi je réfléchis? me dit-il… À cette dépêche qui nous vient de Bourg et qui est signée Darzac, et à cette autre dépêche qui nous vient de Valence et qui est signée Stangerson.
— J’y ai pensé, et cela me semble, en effet, assez bizarre. À Bourg, M. et Mme Darzac ne sont plus avec M. Stangerson, qui les a quittés à Dijon. Du reste, la dépêche le dit bien: «Nous allons rejoindre M. Stangerson.» Or, la dépêche Stangerson prouve que M. Stangerson, qui avait continué directement son chemin vers Marseille, se trouve à nouveau avec les Darzac. Les Darzac auraient donc rejoint M. Stangerson sur la ligne de Marseille; mais alors il faudrait supposer que le professeur se serait arrêté en route. À quelle occasion? Il n’en prévoyait aucune. À la gare, il disait: «Moi, je serai à Menton demain matin à dix heures.» Voyez l’heure à laquelle la dépêche a été mise à Valence et constatons sur l’indicateur l’heure à laquelle M. Stangerson devait normalement passer à Valence à moins qu’il ne se soit arrêté en route.»
Nous avons consulté l’indicateur. M. Stangerson devait passer à Valence à minuit quarante-quatre et la dépêche portait «minuit quarante-sept», elle avait donc été jetée par les soins de M. Stangerson à Valence, au cours de son voyage normal. À ce moment, il devait donc avoir été rejoint par M. et par Mme Darzac. Toujours l’indicateur en main, nous parvînmes à comprendre le mystère de cette rencontre. M. Stangerson avait quitté les Darzac à Dijon, où ils étaient tous arrivés à six heures vingt-sept du soir. Le professeur avait alors pris le train qui partait de Dijon à sept heures huit et arrivait à Lyon à dix heures quatre et à Valence à minuit quarante-sept. Pendant ce temps les Darzac, quittant Dijon à sept heures, continuaient leur route sur Modane et, par Saint-Amour, arrivaient à Bourg à neuf heures trois du soir, train qui doit repartir normalement de Bourg à neuf heures huit. La dépêche de M. Darzac était partie de Bourg et portait l’indication de dépôt neuf heures vingt-huit. Les Darzac étaient donc restés à Bourg, ayant laissé leur train. On pouvait prévoir aussi le cas où le train aurait eu du retard. En tout cas, nous devions chercher la raison d’être de la dépêche de M. Darzac entre Dijon et Bourg, après le départ de M. Stangerson. On pouvait même préciser entre Louhans et Bourg; le train s’arrête en effet à Louhans, et si le drame avait eu lieu avant Louhans (où ils étaient arrivés à huit heures), il est probable que M. Darzac eût télégraphié de cette station.
Cherchant ensuite la correspondance Bourg-Lyon, nous constatâmes que M. Darzac avait mis sa dépêche à Bourg une minute avant le départ pour Lyon du train de neuf heures vingt-neuf. Or, ce train arrive à Lyon à dix heures trente-trois, alors que le train de M. Stangerson arrivait à Lyon à dix heures trente-quatre. Après le détour par Bourg et leur stationnement à Bourg, M. et Mme Darzac avaient pu, avaient dû rejoindre M. Stangerson à Lyon, où ils étaient une minute avant lui! Maintenant, quel drame les avait ainsi rejetés de leur route? Nous ne pouvions que nous livrer aux plus tristes hypothèses qui avaient toutes pour base, hélas! la réapparition de Larsan. Ce qui nous apparaissait avec une netteté suffisante, c’était la volonté de chacun de nos amis de n’effrayer personne. M. Darzac, de son côté, Mme Darzac, du sien, avaient dû tout faire pour se dissimuler la gravité de la situation. Quant à M. Stangerson, nous pouvions nous demander s’il avait été mis au courant du fait nouveau.
Ayant ainsi approximativement démêlé les choses à distance, Rouletabille m’invita à profiter de la luxueuse installation que la compagnie internationale des wagons-lits met à la disposition des voyageurs amis du repos autant que des voyages, et il me montra l’exemple en se livrant à une toilette de nuit aussi méticuleuse que s’il avait pu y procéder dans une chambre d’hôtel. Un quart d’heure après, il ronflait; mais je ne crus guère à son ronflement. En tout cas, moi, je ne dormis point. À Avignon, Rouletabille sauta de son lit, passa un pantalon, un veston, et courut sur le quai avaler un chocolat bouillant. Moi, je n’avais pas faim. D’Avignon à Marseille, dans notre anxiété, le voyage se passa assez silencieusement; puis, à la vue de cette ville où il avait mené tout d’abord une existence si bizarre, Rouletabille, sans doute pour réagir contre l’angoisse qui grandissait en nous au fur et à mesure que nous approchions de l’heure à laquelle nous allions «savoir», se remémora quelques anciennes anecdotes qu’il me conta sans paraître du reste y prendre le moindre plaisir. Je n’étais guère à ce qu’il me disait. Ainsi arrivâmes-nous à Toulon.
Quel voyage! Il eût pu être si beau! À l’ordinaire, c’était avec un enthousiasme toujours nouveau que je revoyais ce pays merveilleux, cette côte d’azur aperçue au réveil comme un coin de paradis après l’horrible départ de Paris, dans la neige, dans la pluie ou dans la boue, dans l’humidité, dans le noir, dans le sale! Avec quelle joie, le soir, je posais le pied sur les quais du prestigieux P.-L.-M, sûr de retrouver le glorieux ami qui m’attendrait, le lendemain matin, au bout de ces deux rails de fer: le soleil!
À partir de Toulon, notre impatience devint extrême. À Cannes, nous ne fûmes point surpris du tout en apercevant sur le quai de la gare M. Darzac qui nous cherchait. Il avait été certainement touché par la dépêche que Rouletabille lui avait envoyée de Dijon, annonçant l’heure de notre arrivée à Menton. Arrivé lui-même avec Mme Darzac et M. Stangerson, la veille à dix heures du matin, à Menton, il avait dû repartir ce matin même de Menton et venir au- devant de nous jusqu’à Cannes, car nous pensions bien que, d’après sa dépêche, il avait des choses confidentielles à nous dire. Il avait la figure sombre et défaite. En le voyant, nous eûmes peur.
«Un malheur? … interrogea Rouletabille.
— Non, pas encore! … répondit-il.
— Dieu soit loué! fit Rouletabille en soupirant, nous arrivons à temps…»
M. Darzac dit simplement:
«Merci d’être venus!»
Et il nous serra la main en silence, nous entraînant dans notre compartiment, dans lequel il nous enferma, prenant soin de tirer les rideaux, ce qui nous isola complètement. Quand nous fûmes tout à fait chez nous et que le train se fût remis en marche, il parla enfin. Son émotion était telle que sa voix en tremblait.
«Eh bien, fit-il, il n’est pas mort!
— Nous nous en sommes bien doutés, interrompit Rouletabille. Mais, en êtes-vous sûr?
— Je l’ai vu comme je vous vois.
— Et Mme Darzac aussi l’a vu?
— Hélas! Mais il faut tout tenter pour qu’elle arrive à croire à quelque illusion! Je ne tiens pas à ce qu’elle redevienne folle, la malheureuse! … Ah! mes amis, quelle fatalité nous poursuit! … Qu’est-ce que cet homme est revenu faire autour de nous? … Que nous veut-il encore?…»
Je regardai Rouletabille. Il était alors encore plus sombre que M. Darzac. Le coup qu’il craignait l’avait frappé. Il en restait affalé dans son coin. Il y eut un silence entre nous trois, puis M. Darzac reprit:
«Écoutez! Il faut que cet homme disparaisse! … Il le faut! … On le joindra, on lui demandera ce qu’il veut… et tout l’argent qu’il voudra, on le lui donnera… ou alors, je le tue! C’est simple! … Je crois que c’est ce qu’il y a de plus simple! … N’est-ce pas votre avis?…»
Nous ne lui répondîmes point… Il paraissait trop à plaindre. Rouletabille, dominant son émotion par un effort visible, engagea M. Darzac à essayer de se calmer et à nous raconter par le menu tout ce qui s’était passé depuis son départ de Paris.
Alors, il nous apprit que l’événement s’était produit à Bourg même, ainsi que nous l’avions pensé. Il faut que l’on sache que deux compartiments du wagon-lit avaient été loués par M. Darzac. Ces deux compartiments étaient reliés entre eux par un cabinet de toilette. Dans l’un on avait mis le sac de voyage et le nécessaire de toilette de Mme Darzac, dans l’autre, les petits bagages. C’est dans ce dernier compartiment que M. et Mme Darzac et le professeur Stangerson firent le voyage de Paris à Dijon. Là, tous trois étaient descendus et avaient dîné au buffet. Ils avaient le temps puisque, arrivés à six heures vingt-sept, M. Stangerson ne quittait Dijon qu’à sept heures huit et les Darzac à sept heures exactement.
Le professeur avait fait ses adieux à sa fille et à son gendre sur le quai même de la gare, après le dîner. M. et Mme Darzac étaient montés dans leur compartiment (le compartiment aux petits bagages) et étaient restés à la fenêtre, s’entretenant avec le professeur, jusqu’au départ du train. Celui-ci était déjà en marche, quand le professeur Stangerson, sur le quai, faisait encore des signes amicaux à M. et Mme Darzac. De Dijon à Bourg, ni M. et Mme Darzac ne pénétrèrent dans le compartiment adjacent à celui dans lequel ils se tenaient et dans lequel se trouvait le sac de voyage de Mme Darzac. La portière de ce compartiment, donnant sur le couloir, avait été fermée à Paris, aussitôt le bagage de Mme Darzac déposé. Mais cette portière n’avait été fermée ni extérieurement à clef par l’employé, ni intérieurement au verrou par les Darzac. Le rideau de cette portière avait été tiré intérieurement sur la vitre, par les soins de Mme Darzac, de telle sorte que du corridor on ne pouvait rien voir de ce qui se passait dans le compartiment. Le rideau de la portière de l’autre compartiment où se tenaient les voyageurs n’avait pas été tiré. Tout ceci fut établi par Rouletabille grâce à un questionnaire très serré dans le détail duquel je n’entre point, mais dont je donne le résultat pour établir nettement les conditions extérieures du voyage des Darzac jusqu’à Bourg et de M. Stangerson jusqu’à Dijon.
Arrivés à Bourg, les voyageurs apprenaient que, par suite d’un accident survenu sur la ligne de Culoz, le train se trouvait immobilisé pour une heure et demie en gare de Bourg. M. et Mme Darzac étaient alors descendus, s’étaient promenés un instant. M. Darzac, au cours de la conversation qu’il eut alors avec sa femme, s’était rappelé qu’il avait omis d’écrire quelques lettres pressantes avant leur départ. Tous deux étaient entrés au buffet. M. Darzac avait demandé qu’on lui remît ce qu’il fallait pour écrire. Mathilde s’était assise à ses côtés, puis elle s’était levée et avait dit à son mari qu’elle allait se promener devant la gare, faire un petit tour pendant qu’il finirait sa correspondance.
«C’est cela, avait répondu M. Darzac. Aussitôt que j’aurai terminé, j’irai vous rejoindre.»
Et, maintenant, je laisse la parole à M. Darzac:
«J’avais fini d’écrire, nous dit-il, et je me levai pour aller rejoindre Mathilde quand je la vis arriver, affolée, dans le buffet. Aussitôt qu’elle m’aperçut, elle poussa un cri et se jeta dans mes bras. «Oh! mon Dieu! disait-elle. Oh! mon Dieu!» et elle ne pouvait pas dire autre chose. Elle tremblait horriblement. Je la rassurai, je lui dis qu’elle n’avait rien à craindre puisque j’étais là, et je lui demandai doucement, patiemment, quel avait été l’objet d’une aussi subite terreur. Je la fis asseoir, car elle ne se tenait plus sur ses jambes, et la suppliai de prendre quelque chose, mais elle me dit qu’il lui serait impossible d’absorber pour le moment même une goutte d’eau, et elle claquait des dents. Enfin, elle put parler et elle me raconta, en s’interrompant presque à chaque phrase et en regardant autour d’elle avec épouvante, qu’elle était allée se promener, comme elle me l’avait dit, devant la gare, mais qu’elle n’avait pas osé s’en éloigner, pensant que j’aurais bientôt fini d’écrire. Puis elle était rentrée dans la gare et était revenue sur le quai. Elle se dirigeait vers le buffet quand elle aperçut à travers les vitres éclairées du train, les employés des wagons-lits qui dressaient les couchettes dans un wagon à côté du nôtre. Elle songea tout à coup que son sac de nuit, dans lequel elle avait mis des bijoux, était resté ouvert et elle voulut immédiatement aller le fermer, non point qu’elle mît en doute la probité parfaite de ces honnêtes gens, mais par un geste de prudence tout naturel en voyage. Elle monta donc dans le wagon, se glissa dans le couloir et arriva à la portière du compartiment qu’elle s’était réservé, et dans lequel nous n’étions point entrés depuis notre départ de Paris. Elle ouvrit cette portière, et, aussitôt, elle poussa un horrible cri. Or ce cri ne fut pas entendu, car il n’était resté personne dans le wagon et un train passait dans ce moment, remplissant la gare de la clameur de sa locomotive. Qu’était-il donc arrivé? Cette chose inouïe, affolante, monstrueuse. Dans le compartiment, la petite porte ouvrant sur le cabinet de toilette était à demi tirée à l’intérieur de ce compartiment, s’offrant de biais au regard de la personne qui entrait dans le compartiment. Cette petite porte était ornée d’une glace. Or, dans la glace, Mathilde venait d’apercevoir la figure de Larsan! Elle se rejeta en arrière, appelant à son secours, et fuyant si précipitamment qu’en bondissant hors du wagon elle tomba à deux genoux sur le quai. Se relevant, elle arrivait enfin au buffet, dans l’état que je vous ai dit. Quand elle m’eut dit ces choses, mon premier soin fut de ne pas y croire, d’abord parce que je ne le voulais pas, l’événement étant trop horrible, ensuite parce que j’avais le devoir, sous peine de voir Mathilde redevenir folle, de faire celui qui n’y croyait pas! Est-ce que Larsan n’était pas mort, et bien mort? … En vérité, je le croyais comme je le lui disais, et il ne faisait point de doute pour moi qu’il n’y avait eu dans tout ceci qu’un effet de glace et d’imagination. Je voulus naturellement m’en assurer et je lui offris d’aller immédiatement avec elle dans son compartiment pour lui prouver qu’elle avait été victime d’une sorte d’hallucination. Elle s’y opposa, me criant que ni elle, ni moi, ne retournerions jamais dans ce compartiment et que, du reste, elle se refusait à voyager cette nuit! Elle disait tout cela par petites phrases hachées… Elle ne retrouvait pas sa respiration… Elle me faisait une peine infinie… Plus je lui disais qu’une telle apparition était impossible, plus elle insistait sur sa réalité! Je lui dis encore qu’elle avait bien peu vu Larsan lors du drame du Glandier, ce qui était vrai, et qu’elle ne connaissait pas assez cette figure-là pour être sûre de ne s’être point trouvée en face de l’image de quelqu’un qui lui ressemblait! Elle me répondit qu’elle se rappelait parfaitement la figure de Larsan, que celle-ci lui était apparue dans deux circonstances telles qu’elle ne l’oublierait jamais, dût-elle vivre cent ans! Une première fois, lors de l’affaire de la galerie inexplicable, et la seconde dans la minute même où, dans sa chambre, on était venu m’arrêter! Et puis, maintenant qu’elle avait appris qui était Larsan, ce n’étaient point seulement les traits du policier qu’elle avait reconnus; mais, derrière ceux-là, le type redoutable de l’homme qui n’avait cessé de la poursuivre depuis tant d’années! … Ah! elle jurait sur sa tête et sur la mienne, qu’elle venait de voir Ballmeyer! … Que Ballmeyer était vivant! … vivant dans la glace, avec sa figure rase de Larsan, toute rase, toute rase… et son grand front dénudé! … Elle s’accrochait à moi comme si elle eût redouté une séparation plus terrible encore que les autres! … Elle m’avait entraîné sur le quai… Et puis, tout à coup, elle me quitta, en se mettant la main sur les yeux et elle se jeta dans le bureau du chef de gare… Celui-ci fut aussi effrayé que moi de voir l’état de la malheureuse. Je me disais: «Elle va redevenir folle!» J’expliquai au chef de gare que ma femme avait eu peur, toute seule, dans son compartiment, que je le priais de veiller sur elle pendant que je me rendrais dans le compartiment moi-même pour tâcher de m’expliquer ce qui l’avait effrayée ainsi… Alors, mes amis, alors… continua Robert Darzac, je suis sorti du bureau du chef de gare, mais je n’en étais pas plutôt sorti que j’y rentrais, refermant sur nous la porte précipitamment. Je devais avoir une mine singulière, car le chef de gare me considéra avec une grande curiosité. C’est que, moi aussi, je venais de voir Larsan! Non! non! ma femme n’avait pas rêvé tout éveillée… Larsan était là, dans la gare… sur le quai, derrière cette porte.»