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L'Île des PingouinsPart 9 of 28

Anatole France

French original · English translation

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—Roi Brian, connaissez par cet exemple la différence d'une femme chrétienne et d'une femme païenne. Lucrèce romaine fut la plus vertueuse des princesses idolâtres; pourtant elle n'eut pas la force de se défendre contre les attaques d'un jeune efféminé, et, confuse de sa faiblesse, elle tomba dans le désespoir, tandis que Glamorgane a résisté victorieusement aux assauts d'un criminel plein de rage et possédé du plus redoutable des démons.

Cependant Oddoul, dans la prison du palais, attendait le moment d'être brûlé vif. Mais Dieu ne souffrit pas que l'innocent pérît. Il lui envoya un ange qui, ayant pris la forme d'une servante de la reine, nommée Gudrune, le tira de sa prison et le conduisit dans la chambre même qu'habitait cette femme dont il avait l'apparence.

Et l'ange dit au jeune Oddoul:

—Je t'aime parce que tu oses.

Et le jeune Oddoul, croyant entendre Gudrune elle-même, répondit, les yeux baissés:

—C'est par la grâce du Seigneur que j'ai résisté aux violences de la reine et bravé le courroux de cette femme puissante.

Et l'ange demanda:

—Comment? tu n'as pas fait ce dont la reine t'accuse?

—En vérité! non, je ne l'ai pas fait, répondit Oddoul, la main sur son coeur.

—Tu ne l'as pas fait?

—Non! je ne l'ai pas fait. La seule pensée d'une pareille action me remplit d'horreur.

—Alors, s'écria l'ange, qu'est-ce que tu fiches ici, espèce d'andouille?

[Note: Le chroniqueur pingouin qui rapporte le fait emploie cette expression: Species inductilis. J'ai traduit littéralement.]

Et il ouvrit la porte pour favoriser la fuite du jeune religieux.

Oddoul se sentit violemment poussé dehors. À peine était-il descendu dans la rue qu'une main lui versa un pot de chambre sur la tête; et il songea:

—Tes desseins sont mystérieux, Seigneur, et tes voies impénétrables.

CHAPITRE II

DRACO LE GRAND—TRANSLATION DES RELIQUES DE SAINTE ORBEROSE

La postérité directe de Brian le Pieux s'éteignit vers l'an 900, en la personne de Collic au Court-Nez. Un cousin de ce prince, Bosco le Magnanime, lui succéda et prit soin, pour s'assurer le trône, d'assassiner tous ses parents. Il sortit de lui une longue lignée de rois puissants.

L'un d'eux, Draco le Grand, atteignit à une haute renommée d'homme de guerre. Il fut plus souvent battu que les autres. C'est à cette constance dans la défaite qu'on reconnaît les grands capitaines. En vingt ans, il incendia plus de cent mille hameaux, bourgs, faubourgs, villages, villes, cités et universités. Il portait la flamme indifféremment sur les terres ennemies et sur son propre domaine. Et il avait coutume de dire, pour expliquer sa conduite:

—Guerre sans incendie est comme tripes sans moutarde: c'est chose insipide.

Sa justice était rigoureuse. Quand les paysans qu'il faisait prisonniers ne pouvaient acquitter leur rançon, il les faisait pendre à un arbre, et si quelque malheureuse femme venait l'implorer en faveur de son mari insolvable, il la traînait par les cheveux à la queue de son cheval. Il vécut en soldat, sans mollesse. On se plaît à reconnaître que ses moeurs étaient pures. Non seulement il ne laissa pas déchoir son royaume de sa gloire héréditaire, mais encore il soutint vaillamment jusque dans ses revers l'honneur du peuple pingouin.

Draco le Grand fit transférer à Alca les reliques de sainte Orberose.

Le corps de la bienheureuse avait été enseveli dans une grotte du rivage des Ombres, au fond d'une landes parfumée. Les premiers pélerins qui l'allèrent visiter furent les jeunes garçons et les jeunes filles des villages voisins. Ils s'y rendaient, de préférence, par couples, le soir, comme si les pieux désirs cherchaient naturellement, pour se satisfaire, l'ombre et la solitude. Il vouaient à la sainte un culte fervent et discret, dont ils semblaient jaloux de garder le mystère; ils n'aimaient point à publier trop haut les impressions qu'ils y éprouvaient; mais on les surprenait se murmurant les uns aux autres les mots d'amour, de délices et de ravissement, qu'ils mêlaient au saint nom d'Orberose; les uns soupiraient qu'on y oubliait le monde; d'autres disaient qu'on sortait de la grotte dans le calme et l'apaisement; les jeunes filles entre elles rappelaient les délices dont elles y avaient été pénétrées.

Telles furent les merveilles qu'accomplit la vierge d'Alca à l'aurore de sa glorieuse éternité: elles avaient la douceur et le vague de l'aube. Bientôt le mystère de la grotte, tel qu'un parfum subtil, se répandit dans la contrée; ce fut pour les âmes pures un sujet d'allégresse et d'édification, et les hommes corrompus essayèrent en vain d'écarter, par le mensonge et la calomnie, les fidèles des sources de grâce qui coulaient du tombeau de la sainte. L'Église pourvut à ce que ces grâces ne demeurassent point réservées à quelques enfants, mais se répandissent sur toute la chrétienté pingouine. Des religieux s'établirent dans la grotte, bâtirent un monastère, une chapelle, une hôtellerie, sur le rivage, et les pèlerins commencèrent à affluer.

Comme fortifiée par un plus long séjour dans le ciel, la bienheureuse Orberose accomplissait maintenant des miracles plus grands en faveur de ceux qui venaient déposer leur offrande sur sa tombe; elle faisait concevoir des espérances aux femmes jusque-là stériles, envoyait des songes aux vieillards jaloux pour les rassurer sur la fidélité de leurs jeunes épouses injustement soupçonnées, tenait éloignés de la contrée les pestes, les épizooties, les famines, les tempêtes et les dragons de Cappadoce.

Mais durant les troubles qui désolèrent le royaume au temps du roi Collic et de ses successeurs, le tombeau de sainte Orberose fut dépouillé de ses richesses, le monastère incendié, les religieux dispersés; le chemin, si longtemps foulé par tant de dévots pèlerins, disparut sous l'ajonc, la bruyère et le chardon bleu des sables. Depuis cent ans, la tombe miraculeuse n'était plus visitée que par les vipères, les belettes et les chauves-souris, quand la sainte apparut à un paysan du voisinage nommé Momordic.

—Je suis la vierge Orberose, lui dit-elle; je t'ai choisi pour rétablir mon sanctuaire. Avertis les habitants de ces contrées que, s'ils laissent ma mémoire abolie et mon tombeau sans honneurs ni richesses, un nouveau dragon viendra désoler la Pingouinie.

Des clercs très savants firent une enquête sur cette apparition qu'ils reconnurent véritable, non diabolique, mais toute céleste, et l'on remarqua plus tard qu'en France, dans des circonstances analogues, sainte Foy et sainte Catherine avaient agi de même et tenu un semblable langage.

Le moustier fut relevé et les pèlerins affluèrent de nouveau. La vierge Orberose opérait des miracles de plus en plus grands. Elle guérissait diverses maladies très pernicieuses, notamment le pied bot, l'hydropisie, la paralysie et le mal de saint Guy. Les religieux, gardiens du tombeau, jouissaient d'une enviable opulence quand la sainte, apparue au roi Draco le Grand, lui ordonna de la reconnaître pour la patronne céleste du royaume et de transférer ses restes précieux dans la cathédrale d'Alca.

En conséquence, les reliques bien odorantes de cette vierge furent portées en grande pompe à l'église métropolitaine et déposées au milieu du choeur, dans une châsse d'or et d'émail, ornée de pierres précieuses.

Le chapitre tint registre des miracles opérés par l'intervention de la bienheureuse Orberose.

Draco le Grand, qui n'avait jamais cessé de défendre et d'exalter la foi chrétienne, mourut dans les sentiments de la plus vive piété, laissant de grands biens à l'Eglise.

CHAPITRE III

LA REINE CRUCHA

D'effroyables désordres suivirent la mort de Draco le Grand. On a souvent accusé de faiblesse les successeurs de ce prince. Et il est vrai qu'aucun d'eux ne suivit, même de loin, l'exemple de ce vaillant ancêtre.

Son fils Chum, qui était boiteux, négligea d'accroître le territoire des Pingouins. Bolo, fils de Chum, périt assassiné par les gardes du palais, à l'âge de neuf ans, au moment où il montait sur le trône. Son frère Gun lui succéda. Il n'était âgé que de sept ans et se laissa gouverner par sa mère, la reine Crucha.

Crucha était belle, instruite, intelligente; mais elle ne savait pas résister à ses passions.

Voici en quels termes le vénérable Talpa s'exprime, dans sa chronique, au sujet de cette reine illustre:

«La reine Crucha, pour la beauté du visage et les avantages de la taille, ne le cède ni à Sémiramis de Babylone, ni à Pentésilée, reine des Amazones, ni à Salomé, fille d'Hérodiade. Mais elle présente dans sa personne certaines singularités qu'on peut trouver belles ou disgracieuses, selon les opinions contradictoires des hommes et les jugements du monde. Elle a deux petites cornes au front, qu'elle dissimule sous les bandeaux abondants de sa chevelure d'or; elle a un oeil bleu et un noir, le cou penché à gauche, comme Alexandre de Macédoine, six doigts à la main droite et une petite tête de singe au- dessous du nombril.

»Sa démarche est majestueuse et son abord affable. Elle est magnifique dans ses dépenses, mais elle ne sait pas toujours soumettre sa raison au désir.

»Un jour, ayant remarqué dans les écuries du palais un jeune palefrenier d'une grande beauté, elle se sentit incontinent transportée d'amour pour lui et lui confia le commandement des armées. Ce qu'on doit louer sans réserve dans cette grande reine, c'est l'abondance des dons qu'elle fait aux églises, monastères et chapelles du royaume, et spécialement à la sainte maison de Beargarden, où, par la grâce du Seigneur, j'ai fait profession en ma quatorzième année. Elle a fondé des messes pour le repos de son âme en si grand nombre que tout prêtre, dans l'Eglise pingouine, est, pour ainsi dire, transformé en un cierge allumé au regard du ciel, afin d'attirer la miséricorde divine sur l'auguste Crucha.»

On peut, par ces lignes et par quelques autres dont j'ai enrichi mon texte, juger de la valeur historique et littéraire des Gesta Pinguinorum. Malheureusement, cette chronique s'arrête brusquement à la troisième année du règne de Draco le Simple, successeur de Gun le Faible. Parvenu à ce point de mon histoire, je déplore la perte d'un guide aimable et sûr.

Durant les deux siècles qui suivirent, les Pingouins demeurèrent plongés dans une anarchie sanglante. Tous les arts périrent. Au milieu de l'ignorance générale, les moines, à l'ombre du cloître, se livraient à l'étude et copiaient avec un zèle infatigable les saintes Écritures. Comme le parchemin était rare, ils grattaient les vieux manuscrits pour y transcrire la parole divine. Aussi vit-on fleurir, ainsi qu'un buisson de roses, les Bibles sur la terre pingouine.

Un religieux de l'ordre de saint Benoît, Ermold le Pingouin, effaça à lui seul quatre mille manuscrits grecs et latins, pour copier quatre mille fois l'évangile de saint Jean. Ainsi furent détruits en grand nombre les chefs d'oeuvre de la poésie et de l'éloquence antiques. Les historiens sont unanimes à reconnaître que les couvents pingouins furent le refuge des lettres au moyen âge.

Les guerres séculaires des Pingouins et des Marsouins remplissent la fin de cette période. Il est extrêmement difficile de connaître la vérité sur ces guerres, non parce que les récits manquent, mais parce qu'il y on a plusieurs. Les chroniqueurs marsouins contredisent sur tous les points les chroniqueurs pingouins. Et, de plus, les Pingouins se contredisent entre eux, aussi bien que les Marsouins. J'ai trouvé deux chroniqueurs qui s'accordent; mais l'un a copié l'autre. Un fait seul est certain, c'est que les massacres, les viols, les incendies et les pillages se succédèrent sans interruption.

Sous le malheureux prince Bosco IX, le royaume fut à deux doigts de sa ruine. À la nouvelle que la flotte marsouine, composée de six cents grandes nefs, était en vue d'Alca, l'évêque ordonna une procession solennelle. Le chapitre, les magistrats élus, les membres du parlement et les clercs de l'université vinrent prendre dans la cathédrale la châsse de sainte Orberose et la promenèrent tout autour de la ville, suivis du peuple entier qui chantait des hymnes. La sainte patronne de la Pingouinie ne fut point invoquée en vain; cependant les Marsouins assiégèrent la ville en même temps par terre et par mer, la prirent d'assaut et, durant trois jours et trois nuits, y tuèrent, pillèrent, violèrent et incendièrent avec l'indifférence qu'engendre l'habitude.

On ne saurait trop admirer que, durant ces longs âges de fer, la foi ait été conservée intacte parmi les Pingouins. La splendeur de la vérité éblouissait alors les âmes qui n'étaient point corrompues par des sophismes. C'est ce qui explique l'unité des croyances. Une pratique constante de l'Église contribua sans doute à maintenir cette heureuse communion des fidèles: on brûlait immédiatement tout Pingouin qui pensait autrement que les autres.

CHAPITRE IV

LES LETTRES: JOHANNÈS TALPA

C'est sous la minorité du roi Gun que Johannès Talpa, religieux de Beargarden, composa, dans le monastère où il avait fait profession dès l'âge d'onze ans et dont il ne sortit jamais un seul jour de sa vie, ses célèbres chroniques latines en douze livres De Gestis Pinguinorum.

Le monastère de Beargarden dresse ses hautes murailles sur le sommet d'un pic inaccessible. On n'y découvre alentour que les cimes bleues des monts, coupées par les nuées.

Quand il entreprit de rédiger les Gesta Pinguinorum, Johannès Talpa était déjà vieux. Le bon moine a pris soin de nous en avertir dans son livre. «Ma tête a perdu depuis longtemps, dit-il, la parure de ses boucles blondes et mon crâne est devenu semblable à ces miroirs de métal convexes, que consultent avec tant d'étude et de soins les dames pingouines. Ma taille, naturellement courte, s'est, avec les ans, abrégée et recourbée. Ma barbe blanche réchauffe ma poitrine.»

Avec une naïveté charmante, Talpa nous instruit de certaines circonstances de sa vie et de quelques traits de son caractère. «Issu, nous dit-il, d'une famille noble et destiné dès l'enfance à l'état ecclésiastique, on m'enseigna la grammaire et la musique. J'appris à lire sous la discipline d'un maître qui s'appelait Amicus et qui eût été mieux nommé Inimicus. Comme je ne parvenais pas facilement à connaître mes lettres, il me fouettait de verges avec violence, en sorte que je puis dire qu'il m'imprima l'alphabet en traits cuisants sur les fesses.»

Ailleurs Talpa confesse son inclination naturelle à la volupté. Voici en quels termes expressifs: «Dans ma jeunesse, l'ardeur de mes sens était telle que, sous l'ombre des bois, j'éprouvais le sentiment de bouillir dans une marmite plutôt que de respirer l'air frais. Je fuyais les femmes. En vain! puisqu'il suffisait d'une sonnette ou d'une bouteille pour me les représenter.»

Tandis qu'il rédigeait sa chronique, une guerre effroyable, à la fois étrangère et civile, désolait la terre pingouine. Les soldats de Crucha, venus pour défendre le monastère de Beargarden contre les barbares marsouins, s'y établirent fortement. Afin de le rendre inexpugnable, ils percèrent des meurtrières dans les murs et enlevèrent de l'église la toiture de plomb pour en faire des balles de fronde. Ils allumaient, à la nuit, dans les cours et les cloîtres, de grands feux auxquels ils rôtissaient des boeufs entiers, embrochés aux sapins antiques de la montagne; et, réunis autour des flammes, dans la fumée chargée d'une odeur de résine et de graisse, ils défonçaient les tonneaux de vin et de cervoise. Leurs chants, leurs blasphèmes et le bruit de leurs querelles couvraient le son des cloches matinales.

Enfin, les Marsouins, ayant franchi les défilés, mirent le siège autour du monastère. C'étaient des guerriers du Nord, vêtus et armés de cuivre. Ils appuyaient aux parois de la roche des échelles de cent cinquante toises qui, dans l'ombre et l'orage, se rompaient sous le poids des corps et des armes et répandaient des grappes d'hommes dans les ravins et les précipices; on entendait, au milieu des ténèbres, descendre un long hurlement, et l'assaut recommençait. Les Pingouins versaient des ruisseaux de poix ardente sur les assaillants qui flambaient comme des torches. Soixante fois, les Marsouins furieux tentèrent l'escalade; ils furent soixante fois repoussés.

Depuis déjà dix mois, ils tenaient le monastère étroitement investi, quand, le saint jour de l'Épiphanie, un pâtre de la vallée leur enseigna un sentier caché par lequel ils gravirent la montagne, pénétrèrent dans les souterrains de l'abbaye, se répandirent dans les cloîtres, dans les cuisines, dans l'église, dans les salles capitulaires, dans la librairie, dans la buanderie, dans les cellules, dans les réfectoires, dans les dortoirs, incendièrent les bâtiments, tuèrent et violèrent sans égard à l'âge ni au sexe. Les Pingouins, brusquement réveillés, couraient aux armes; les yeux voilés d'ombre et d'épouvante, ils se frappaient les uns les autres, tandis que les Marsouins se disputaient entre eux, à coups de hache, les vases sacrés, les encensoirs, les chandeliers, les dalmatiques, les châsses, les croix d'or et de pierreries.

L'air était chargé d'une âcre odeur de chair grillée; les cris de mort et les gémissements s'élevaient du milieu des flammes, et, sur le bord des toits croulants, des moines par milliers couraient comme des fourmis et tombaient dans la vallée. Cependant, Johannès Talpa écrivait sa chronique. Les soldats de Crucha, s'étant retirés à la hâte, bouchèrent avec des quartiers de roches toutes les issues du monastère, afin d'enfermer les Marsouins dans les bâtiments incendiés. Et, pour écraser l'ennemi sous l'éboulement des pierres de taille et des pans de murs, ils se servirent comme de béliers des troncs des plus vieux chênes. Les charpentes embrasées s'effondraient avec un bruit de tonnerre et les arceaux sublimes des nefs s'écroulaient sous le choc des arbres géants, balancés par six cents hommes ensemble. Bientôt, il ne resta plus de la riche et vaste abbaye que la cellule de Johannès Talpa, suspendue, par un merveilleux hasard, aux débris d'un pignon fumant. Le vieux chroniqueur écrivait encore.