Jacques le fatalistePart 18 of 29
French original · English translation
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Et tout en balbutiant, Jacques, en chemise et pieds nus, avait sablé deux ou trois rasades sans ponctuation, comme il s'exprimait, c'est-à-dire de la bouteille au verre, du verre à la bouche. Il y a deux versions sur ce qui suivit après qu'il eut éteint les lumières. Les uns prétendent qu'il se mit à tâtonner le long des murs sans pouvoir retrouver son lit, et qu'il disait: «Ma foi, il n'y est plus, ou, s'il y est, il est écrit là-haut que je ne le retrouverai pas; dans l'un et l'autre cas, il faut s'en passer;» et qu'il prit le parti de s'étendre sur des chaises. D'autres, qu'il était écrit là-haut qu'il s'embarrasserait les pieds dans les chaises, qu'il tomberait sur le carreau et qu'il y resterait. De ces deux versions, demain, après-demain, vous choisirez, à tête reposée, celle qui vous conviendra le mieux.
Nos deux voyageurs, qui s'étaient couchés tard et la tête un peu chaude de vin, dormirent la grasse matinée; Jacques à terre ou sur des chaises, selon la version que vous aurez préférée; son maître plus à son aise dans son lit. L'hôtesse monta et leur annonça que la journée ne serait pas belle; mais que, quand le temps leur permettrait de continuer leur route, ils risqueraient leur vie ou seraient arrêtés par le gonflement des eaux du ruisseau qu'ils auraient à traverser; et que plusieurs hommes de cheval, qui n'avaient pas voulu l'en croire, avaient été forcés de rebrousser chemin. Le maître dit à Jacques: «Jacques, que ferons-nous?» Jacques répondit: «Nous déjeunerons d'abord avec notre hôtesse: ce qui nous avisera.» L'hôtesse jura que c'était sagement pensé. On servit à déjeuner. L'hôtesse ne demandait pas mieux que d'être gaie; le maître de Jacques s'y serait prêté; mais Jacques commençait à souffrir; il mangea de mauvaise grâce, il but peu, il se tut. Ce dernier symptôme était surtout fâcheux: c'était la suite de la mauvaise nuit qu'il avait passée et du mauvais lit qu'il avait eu. Il se plaignait de douleurs dans les membres; sa voix rauque annonçait un mal de gorge. Son maître lui conseilla de se coucher: il n'en voulut rien faire. L'hôtesse lui proposait une soupe à l'oignon. Il demanda qu'on fît du feu dans la chambre, car il ressentait du frisson; qu'on lui préparât de la tisane et qu'on lui apportât une bouteille de vin blanc: ce qui fut exécuté sur-le-champ. Voilà l'hôtesse partie et Jacques en tête-à-tête avec son maître. Celui-ci allait à la fenêtre, disait: «Quel diable de temps!» regardait à sa montre (car c'était la seule en qui il eût confiance) quelle heure il était, prenait sa prise de tabac, recommençait la même chose d'heure en heure, s'écriant à chaque fois: «Quel diable de temps!» se tournant vers Jacques et ajoutant: «La belle occasion pour reprendre et achever l'histoire de tes amours! mais on parle mal d'amour et d'autre chose quand on souffre. Vois, tâte-toi, si tu peux continuer, continue; sinon, bois ta tisane et dors.»
Jacques prétendit que le silence lui était malsain; qu'il était un animal jaseur; et que le principal avantage de sa condition, celui qui le touchait le plus, c'était la liberté de se dédommager des douze années de bâillon qu'il avait passées chez son grand-père, à qui Dieu fasse miséricorde.
LE MAÎTRE.
Parle donc, puisque cela nous fait plaisir à tous deux. Tu en étais à je ne sais quelle proposition malhonnête de la femme du chirurgien; il s'agissait, je crois, d'expulser celui qui servait au château et d'y installer son mari.
JACQUES.
M'y voilà; mais un moment, s'il vous plaît. Humectons.
Jacques remplit un grand gobelet de tisane, y versa un peu de vin blanc et l'avala. C'était une recette qu'il tenait de son capitaine et que M. Tissot, qui la tenait de Jacques, recommande dans son traité des maladies populaires. Le vin blanc, disaient Jacques et M. Tissot, fait pisser, est diurétique, corrige la fadeur de la tisane et soutient le ton de l'estomac et des intestins. Son verre de tisane bu, Jacques continua:
Me voilà sorti de la maison du chirurgien, monté dans la voiture, arrivé au château et entouré de tous ceux qui l'habitaient.
LE MAÎTRE.
Est-ce que tu y étais connu?
JACQUES.
Assurément! Vous rappelleriez-vous une certaine femme à la cruche d'huile?
LE MAÎTRE.
Fort bien!
JACQUES.
Cette femme était la commissionnaire de l'intendant et des domestiques. Jeanne avait prôné dans le château l'acte de commisération que j'avais exercé envers elle; ma bonne œuvre était parvenue aux oreilles du maître: on ne lui avait pas laissé ignorer les coups de pied et de poing dont elle avait été récompensée la nuit sur le grand chemin. Il avait ordonné qu'on me découvrît et qu'on me transportât chez lui. M'y voilà. On me regarde; on m'interroge, on m'admire. Jeanne m'embrassait et me remerciait. «Qu'on le loge commodément, disait le maître à ses gens, et qu'on ne le laisse manquer de rien;» au chirurgien de la maison: «Vous le visiterez assidûment...» Tout fut exécuté de point en point. Eh bien! mon maître, qui sait ce qui est écrit là-haut? Qu'on dise à présent que c'est bien ou mal fait de donner son argent; que c'est un malheur d'être assommé... Sans ces deux événements, M. Desglands n'aurait jamais entendu parler de Jacques.
LE MAÎTRE.
M. Desglands, seigneur de Miremont! C'est au château de Miremont que tu es? chez mon vieil ami, le père de M. Desforges, l'intendant de la province?
JACQUES.
Tout juste. Et la jeune brune à la taille légère, aux yeux noirs...
LE MAÎTRE.
Est Denise, la fille de Jeanne?
JACQUES.
Elle-même.
LE MAÎTRE.
Tu as raison, c'est une des plus belles et des plus honnêtes créatures qu'il y ait à vingt lieues à la ronde. Moi et la plupart de ceux qui fréquentaient le château de Desglands avaient tout mis en œuvre inutilement pour la séduire; et il n'y en avait pas un de nous qui n'eût fait de grandes sottises pour elle, à condition d'en faire une petite pour lui.
Jacques cessant ici de parler, son maître lui dit: À quoi penses-tu? Que fais-tu?
JACQUES.
Je fais ma prière.
LE MAÎTRE.
Est-ce que tu pries?
JACQUES.
Quelquefois.
LE MAÎTRE.
Et que dis-tu?
JACQUES.
Je dis: «Toi qui as fait le grand rouleau, quel que tu sois, et dont le doigt a tracé toute l'écriture qui est là-haut, tu as su de tous les temps ce qu'il me fallait; que ta volonté soit faite. Amen.»
LE MAÎTRE.
Est-ce que tu ne ferais pas aussi bien de te taire?
JACQUES.
Peut-être que oui, peut-être que non. Je prie à tout hasard; et quoi qu'il m'advînt, je ne m'en réjouirais ni m'en plaindrais, si je me possédais; mais c'est que je suis inconséquent et violent, que j'oublie mes principes ou les leçons de mon capitaine et que je ris et pleure comme un sot.
LE MAÎTRE.
Est-ce que ton capitaine ne pleurait point, ne riait jamais?
JACQUES.
Rarement... Jeanne m'amena sa fille un matin; et s'adressant d'abord à moi, elle me dit: «Monsieur, vous voilà dans un beau château, où vous serez un peu mieux que chez votre chirurgien. Dans les commencements surtout, oh! vous serez soigné à ravir; mais je connais les domestiques, il y a assez longtemps que je le suis; peu à peu leur beau zèle se ralentira. Les maîtres ne penseront plus à vous; et si votre maladie dure, vous serez oublié, mais si parfaitement oublié, que s'il vous prenait fantaisie de mourir de faim, cela vous réussirait...» Puis se tournant vers sa fille: «Écoute, Denise, lui dit-elle, je veux que tu visites cet honnête homme-là quatre fois par jour: le matin, à l'heure du dîner, sur les cinq heures et à l'heure du souper. Je veux que tu lui obéisses comme à moi. Voilà qui est dit, et n'y manque pas.»
LE MAÎTRE.
Sais-tu ce qui lui est arrivé à ce pauvre Desglands?
JACQUES.
Non, monsieur; mais si les souhaits que j'ai faits pour sa prospérité n'ont pas été remplis, ce n'est pas faute d'avoir été sincères. C'est lui qui me donna au commandeur de La Boulaye, qui périt en passant à Malte; c'est le commandeur de La Boulaye qui me donna à son frère aîné le capitaine, qui est peut-être mort à présent de la fistule; c'est ce capitaine qui me donna à son frère le plus jeune, l'avocat général de Toulouse, qui devint fou, et que la famille fit enfermer. C'est M. Pascal, avocat général de Toulouse, qui me donna au comte de Tourville, qui aima mieux laisser croître sa barbe sous un habit de capucin que d'exposer sa vie; c'est le comte de Tourville qui me donna à la marquise du Belloy, qui s'est sauvée à Londres avec un étranger; c'est la marquise du Belloy qui me donna à un de ses cousins, qui s'est ruiné avec les femmes et qui a passé aux îles; c'est ce cousin-là qui me recommanda à un M. Hérissant, usurier de profession, qui faisait valoir l'argent de M. de Rusai, docteur de Sorbonne, qui me fit entrer chez Mlle Isselin, que vous entreteniez, et qui me plaça chez vous, à qui je devrai un morceau de pain sur mes vieux jours, car vous me l'avez promis si je vous restais attaché: et il n'y a pas d'apparence que nous nous séparions. Jacques a été fait pour vous, et vous fûtes fait pour Jacques.
LE MAÎTRE.
Mais, Jacques, tu as parcouru bien des maisons en assez peu de temps.
JACQUES.
Il est vrai; on m'a renvoyé quelquefois.
LE MAÎTRE.
Pourquoi?
JACQUES.
C'est que je suis né bavard, et que tous ces gens-là voulaient qu'on se tût. Ce n'était pas comme vous, qui me remercieriez demain si je me taisais. J'avais tout juste le vice qui vous convenait. Mais qu'est-ce donc qui est arrivé à M. Desglands? dites-moi cela, tandis que je m'apprêterai un coup de tisane.
LE MAÎTRE.
Tu as demeuré dans son château et tu n'as jamais entendu parler de son emplâtre?
JACQUES.
Non.
LE MAÎTRE.
Cette aventure-là sera pour la route; l'autre est courte. Il avait fait sa fortune au jeu. Il s'attacha à une femme que tu auras pu voir dans son château, femme d'esprit, mais sérieuse, taciturne, originale et dure. Cette femme lui dit un jour: «Ou vous m'aimez mieux que le jeu, et en ce cas donnez-moi votre parole d'honneur que vous ne jouerez jamais; ou vous aimez mieux le jeu que moi, et en ce cas ne me parlez plus de votre passion, et jouez tant qu'il vous plaira...» Desglands donna sa parole d'honneur qu'il ne jouerait plus.—Ni gros ni petit jeu?—Ni gros ni petit jeu. Il y avait environ dix ans qu'ils vivaient ensemble dans le château que tu connais, lorsque Desglands, appelé à la ville par une affaire d'intérêt, eut le malheur de rencontrer chez son notaire une de ses anciennes connaissances de brelan, qui l'entraîna à dîner dans un tripot, où il perdit en une seule séance tout ce qu'il possédait. Sa maîtresse fut inflexible; elle était riche; elle fit à Desglands une pension modique et se sépara de lui pour toujours.
JACQUES.
J'en suis fâché, c'était un galant homme.
LE MAÎTRE.
[Comment va la gorge?
JACQUES.
Mal.
LE MAÎTRE.
C'est que tu parles trop, et que tu ne bois pas assez.
JACQUES.
C'est que je n'aime pas la tisane, et que j'aime à parler.]
LE MAÎTRE.
Eh bien! Jacques, te voilà chez Desglands, près de Denise, et Denise autorisée par sa mère à te faire au moins quatre visites par jour. La coquine! préférer un Jacques!
JACQUES.
Un Jacques! un Jacques, monsieur, est un homme comme un autre.
LE MAÎTRE.
Jacques, tu te trompes, un Jacques n'est point un homme comme un autre.
JACQUES.
C'est quelquefois mieux qu'un autre.
LE MAÎTRE.
Jacques, vous vous oubliez. Reprenez l'histoire de vos amours, et souvenez-vous que vous n'êtes et que vous ne serez jamais qu'un Jacques.
JACQUES.
Si, dans la chaumière où nous trouvâmes les coquins, Jacques n'avait pas valu un peu mieux que son maître...
LE MAÎTRE.
Jacques, vous êtes un insolent: vous abusez de ma bonté. Si j'ai fait la sottise de vous tirer de votre place, je saurai bien vous y remettre. Jacques, prenez votre bouteille et votre coquemar, et descendez là-bas.
JACQUES.
Cela vous plaît à dire, monsieur; je me trouve bien ici, et je ne descendrai pas là-bas.
LE MAÎTRE.
Je te dis que tu descendras.
JACQUES.
Je suis sûr que vous ne dites pas vrai. Comment, monsieur, après m'avoir accoutumé pendant dix ans à vivre de pair à compagnon...
LE MAÎTRE.
Il me plaît que cela cesse.
JACQUES.
Après avoir souffert toutes mes impertinences...
LE MAÎTRE.
Je n'en veux plus souffrir.
JACQUES.
Après m'avoir fait asseoir à table à côté de vous, m'avoir appelé votre ami...
LE MAÎTRE.
Vous ne savez pas ce que c'est que le nom d'ami donné par un supérieur à son subalterne.
JACQUES.
Quand on sait que tous vos ordres ne sont que des clous à soufflet, s'ils n'ont été ratifiés par Jacques; après avoir si bien accolé votre nom au mien, que l'un ne va jamais sans l'autre, et que tout le monde dit Jacques et son maître; tout à coup il vous plaira de les séparer! Non, monsieur, cela ne sera pas. Il est écrit là-haut que tant que Jacques vivra, que tant que son maître vivra, et même après qu'ils seront morts tous deux, on dira Jacques et son maître.
LE MAÎTRE.
Et je dis, Jacques, que vous descendrez, et que vous descendrez sur-le-champ, parce que je vous l'ordonne.
JACQUES.
Monsieur, commandez-moi toute autre chose, si vous voulez que je vous obéisse.
Ici le maître de Jacques se leva, le prit à la boutonnière, et lui dit gravement:
«Descendez.»
Jacques lui répondit froidement:
«Je ne descends pas.»
Le maître le secouant fortement, lui dit:
«Descendez, maroufle! obéissez-moi.»
Jacques lui répliqua froidement encore:
«Maroufle, tant qu'il vous plaira; mais le maroufle ne descendra pas. Tenez, monsieur, ce que j'ai à la tête, comme on dit, je ne l'ai pas au talon. Vous vous échauffez inutilement, Jacques restera où il est, et ne descendra pas.»
Et puis Jacques et son maître, après s'être modérés jusqu'à ce moment, s'échappent tous les deux à la fois, et se mettent à crier à tue-tête:
«Tu descendras.
—Je ne descendrai pas.
—Tu descendras.
—Je ne descendrai pas.»
À ce bruit, l'hôtesse monta, et s'informa de ce que c'était; mais ce ne fut pas dans le premier instant qu'on lui répondit; on continua à crier: «Tu descendras. Je ne descendrai pas.» Ensuite le maître, le cœur gros, se promenant dans la chambre, disait en grommelant: «A-t-on jamais rien vu de pareil?» L'hôtesse ébahie et debout: «Eh bien! messieurs, de quoi s'agit-il?»
Jacques, sans s'émouvoir, à l'hôtesse: C'est mon maître à qui la tête tourne; il est fou.
LE MAÎTRE.
C'est bête que tu veux dire.
JACQUES.
Tout comme il vous plaira.
LE MAÎTRE, à l'hôtesse.
L'avez-vous entendu?
L'HÔTESSE.
Il a tort; mais la paix, la paix; parlez l'un ou l'autre, et que je sache ce dont il s'agit.
LE MAÎTRE, à Jacques.
Parle, maroufle.
JACQUES, à son maître.
Parlez vous-même.
L'HÔTESSE, à Jacques.
Allons, monsieur Jacques, parlez, votre maître vous l'ordonne; après tout, un maître est un maître...
Jacques expliqua la chose à l'hôtesse. L'hôtesse, après avoir entendu, leur dit: Messieurs, voulez-vous m'accepter pour arbitre?
JACQUES ET SON MAÎTRE, tous les deux à la fois.
Très-volontiers, très-volontiers, notre hôtesse.
L'HÔTESSE.
Et vous vous engagez d'honneur à exécuter ma sentence?
JACQUES ET SON MAÎTRE.
D'honneur, d'honneur...
Alors l'hôtesse s'asseyant sur la table, et prenant le ton et le maintien d'un grave magistrat, dit:
«Ouï la déclaration de monsieur Jacques, et d'après des faits tendant à prouver que son maître est un bon, un très-bon, un trop bon maître; et que Jacques n'est point un mauvais serviteur, quoiqu'un peu sujet à confondre la possession absolue et inamovible avec la concession passagère et gratuite, j'annule l'égalité qui s'est établie entre eux par laps de temps, et la recrée sur-le-champ. Jacques descendra, et quand il aura descendu, il remontera: il rentrera dans toutes les prérogatives dont il a joui jusqu'à ce jour. Son maître lui tendra la main, et lui dira d'amitié: «Bonjour, Jacques, je suis bien aise de vous revoir...» Jacques lui répondra: «Et moi, monsieur, je suis enchanté de vous retrouver...» Et je défends qu'il soit jamais question entre eux de cette affaire, et que la prérogative de maître et de serviteur soit agitée à l'avenir. Voulons que l'un ordonne et que l'autre obéisse, chacun de son mieux; et qu'il soit laissé, entre ce que l'un peut et ce que l'autre doit, la même obscurité que ci-devant.»
En achevant ce prononcé, qu'elle avait pillé dans quelque ouvrage du temps, publié à l'occasion d'une querelle toute pareille, et où l'on avait entendu, de l'une des extrémités du royaume à l'autre, le maître crier à son serviteur: «Tu descendras!» et le serviteur crier de son côté: «Je ne descendrai pas!» allons, dit-elle à Jacques, vous, donnez-moi le bras sans parlementer davantage...
Jacques s'écria douloureusement: Il était donc écrit là-haut que je descendrais!...
L'HÔTESSE, à Jacques.